11.12.2011
Des rencontres en Sarthe... partager, explorer...
18:50 Publié dans Livre, Loisirs/Culture, philosophie/société, Sciences et technologie, Spiritualité/Société, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.08.2011
Il n'y a que le désir... (4)
Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti
"il n'y a que le désir" - 4/4
Le mot est souvenir, et lorsque le mot n'a plus d'importance, la relation entre le sujet et l'objet de l'expérience est radicalement différente;
alors cette relation est directe et ne passe plus par le mot, par le souvenir;
alors celui qui fait l'expérience est l'expérience, qui seule libère de la peur.
11:43 Publié dans Livre, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, philosophie/société, Spiritualité/Société, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2011
Il n'y a que le désir... (3)
Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti
"il n'y a que le désir" - 3/4
La peur n'existe que par rapport à une idée, et l'idée est la réponse de la mémoire en tant que pensée.
La pensée est le résultat de l'exéprience; et bien qu'elle puisse méditer sur le vide, avoir des sensations à son propos, elle ne peut avoir la connaissance dirfecte de ce vide.
Le mot "solitude", lourd de ses souvenirs de souffrance et de peur, empêche qu'on ait de la solitude une expérience fraîche et neuve.
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06:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.07.2011
Il n'y a que le désir... (2)
Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti
"il n'y a que le désir" - 2/4
...elle est ce vide, cette incomplétude, cette solitude.
Elle ne peut pas se fuir elle-même; tout ce qu'elle peut faire, c'est se comprendre elle-même.
Elle est sa solitude, sa vacuité, et tant qu'elle les considère comme étant séparées d'elle-même, elle sera dans l'illusion et les conflits sans fin.
Lorsque cette entité fera l'expérience directe du fait qu'elle et sa solitude ne font qu'un, alors seulement pourra disparaître la peur.
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13:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Il n'y a que le désir... (1)
Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti
"Il n'y a que le désir" - 1/4
Il n'y a pas d'identité distincte du désir : il n'y a que le désir, il n'y a pas de sujet qui désire.
Le désir prend des masques différents à différentes époques, selon ses intérêts.
Le souvenir de ces intérêts changeants affronte l'inédit, ce qui provoque le conflit, et c'est ainsi que naît celui qui choisit, qui se fonde en entité séparée et distincte du désir;
Mais l'entité n'est pas différente de ses qualités.
L'entité qui essaie de combler ou de fuir le vide, l'incomplétude, la solitude, n'est pas différente de ce à quoi elle cherche à échapper : elle est ce vide, cette incomplétude, cette solitude.
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12:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.07.2011
KRISHNAMURTI - Ce désordre que crée le temps
Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti
"Ce désordre que crée le temps"
... Alors m'est-il possible de me débarrasser de la peur d'une manière totale, radicale et instantanée ?
Si je laisse persister la peur, je vais susciter un désordre perpétuel;
on voit donc que le temps est un élément de désordre, et non un moyen de se délivrer définitivement de la peur.
Il n'existe donc pas de processus graduel permettant de se débarasser de la peur, pas plus qu'il n'existe de processus graduel pour se débarrasser du poison du nationalisme.
Si l'on est nationaliste, tout en annonçant l'avènement final de la fraternité universelle, dans l'intervalle, il y a des guerres, il y a des haines, il y a de la détresse,
ily a cette abominable division entre les hommes;
en conclusion, le temps crée le désordre.
10:38 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.07.2011
KRISHNAMURTI - "Libérez l'intelligence" (2)
photo : suna
J.K - extraits d'une causerie - 2/2
Tant que persisteront en vous un "je dois" et un "je ne dois pas", ces contraintes vous empêcheront de découvrir les méandres fugaces de la pensée et de l'émotion.
Et je suis sûr qu'on vous a élevés à l'école des "il faut", "il ne faut pas";
c'est ainsi que vous avez détruit pensée et sentiment.
Vous avez été ligotés et mutilés par des systèmes, par des méthodes, par vos maîtres.
Abandonnez donc ces "il faut" et "il ne faut pas".
Il ne s'agit pas de prôner la licence, mais de prendre conscience de cet esprit qui ne cesse de dire :
"je dois", "je ne dois pas".
Alors, telle une fleur qui s'épanouit par un beau matin, l'intelligence éclôt : elle est là, active, créatrice -
et la compréhension naît.
09:00 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2011
KRISHNAMURTI - "Libérez l'intelligence" (1)
photo : suna
J.K - extraits de causerie - 1/2
La première chose à faire, si je puis me permettre de la suggérer, est de découvrir pourquoi vous avez certains critères de pensée, et pourquoi vous avez une certaine manière de ressentir les choses.
N'essayez pas d'y changer quoi que ce soit ni d'analyser vos pensées et vos émotions,
mais prenez conscience des tendances spécifiques que suit votre pensée, ainsi que des motivations de vos actes.
Bien que l'analyse permette de découvrir les motivations, de déceler certaines choses, cela ne peut être vrai :
la vérité n'apparaîtra que lorsque vous serez intensément conscients de ce qui se passe à l'instant même où se déclenchent votre pensée, votre émotion;
vous en verrez alors la subtilité extraordinaire, la finesse, la délicatesse.
11:02 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.07.2011
J.K - (2) Le désir ardent de l’expérience engendre l’illusion.
Voir le vrai dans le faux libère l’esprit du faux.
La libération de ce qui est faux ne survient pas du seul désir que cela ait lieu,
mais survient lorsque l’esprit n’est plus tourné vers la réussite,
vers la réalisation d’un but.
Toute quête doit cesser,
et ce n’est qu’alors qu’apparaît la possibilité de l’état d’être de l’innommé.
J.Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 3, Chapitre 2 :
" Se connaître soi-même ou s’hypnotiser ?"
13:05 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.07.2011
J.K - (1) Le désir ardent de l’expérience engendre l’illusion.
Comme vous le comprenez maintenant,
vos visions n’étaient rien d’autre que la projection de l’arrière-plan de votre passé,
de votre conditionnement,
et ce sont ces projections dont vous avez fait l’expérience.
Ce qui de toute évidence n’est pas méditer.
La méditation débute par la compréhension du passé,
du soi ;
et sans cette compréhension,
ce que l’on appelle méditation, si agréable ou douloureuse soit-elle,
n’est jamais qu’une forme d’hypnotisme.
Vous avez pratiqué la maîtrise de vous-même et de vos pensées
et vous vous êtes concentré sur l’aboutissement de l’expérience.
C’est une occupation égocentrique et non de la méditation,
et comprendre que ce n’est pas de la méditation,
c’est le début de la méditation.
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14:26 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2011
J. K - (4) Lart de vivre
Question : Qu’entendez-vous par dualité dans ce cas ?
Krishnamurti : Je veux dire qu’il n’y a ni opposition ni contradiction dans ce qui est entrain de se passer.
La dualité n’apparaît que lorsque qu’il y a fuite devant ce qui est.
Cette fuite suscite l’opposé et alors surgit le conflit.
Seul le réel existe,
et rien d’autre.
22:22 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2011
J. K - (3) Lart de vivre
Y a-t-il une façon de vivre sans aucune contrainte, sans aucun conflit, sans la discipline du conformisme ?
Comment vais-je le découvrir ?
Je ne pourrai le découvrir que si mon esprit tout entier voit exactement ce qui se passe à l’instant présent.
En d’autres termes,
je ne peux découvrir ce que signifie vivre sans conflit
que si je peux observer ce qui se passe en ce moment.
Cette observation n’a rien d’intellectuel ou d’émotionnel
C’est une perception aigüe,
claire et exacte
dans laquelle il n’y a pas de dualité.
Il n’y a que le réel et rien d’autre.
.../...
11:49 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2011
J. K - (2) L'art de vivre
22:39 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J. K- (1) Lart de vivre
14:24 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.07.2011
J. K - (4) La continuité
Il se trouve certainement, sûrement, un domaine dans lequel le passé ne projette pas son ombre,
où le temps, le passé, le futur ou le présent ne signifient rien.
Nous avons toujours essayé de mesurer par des mots ce que nous ne connaissons pas.
Nous essayons de comprendre ce que nous ignorons en l’affublant de mots,
le transformant ainsi en un bruit continu.
Et ainsi encombrons-nous notre cerveau,
déjà plein d’événements passés,
d’expériences et de savoir.
Nous pensons que le savoir est d’une grande importance psychologique,
mais cela est faux.
Il est impossible de croître par le savoir ;
il faut que le savoir cesse pour que le neuf puisse exister.
Neuf est un mot qui qualifie ce qui n’a jamais été auparavant.
Et ce domaine ne peut être compris ou saisi par des mots ou des symboles :
il est au-delà de tous les souvenirs.
16:16 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.06.2011
J. K- (3) La continuité
Les collines et les arbres,
les prairies et les bois
dureront aussi longtemps que la terre,
à moins que l’homme ne les détruise par cruauté et désespoir.
Le ruisseau, la source d’où il vient, ont une continuité,
mais nous ne nous demandons jamais si les collines et l’au-delà des collines ont leur propre continuité.
S’il n’y a pas de continuité,
qu’y a-t-il ?
Il n’y a rien.
Nous avons peur de n’être rien.
Rien signifie qu’aucun objet n’existe.
Aucun objet assemblé par la pensée,
rien qui puisse être reconstitué par la mémoire, les souvenirs,
rien qui puisse se décrire par les mots puis se mesurer.
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14:38 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2011
J. K- (2) La continuité
Et quand on a examiné tout cela avec soin, sainement,
la question inévitable est celle-ci : existe-t-il une zone dans le cerveau,
dans la profondeur de ses replis,
ou dans la nature et la structure intérieure de l’homme
et non dans ses activités extérieures,
qui ne soit pas le résultat de la mémoire et du mouvement de la continuité ?
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16:05 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2011
J. K- (1) La continuité

Alors que la continuité n’existe nulle part,
sauf dans la mémoire,
existe-t-il dans l’être humain, dans son cerveau,
un endroit, une zone, petite ou grande, d’où la mémoire soit absente,
qu’elle n’ait jamais effleurée ?
Il vaut la peine d’observer tout cela,
d’avancer sainement, rationnellement, de voir la complexité
et les replis de la mémoire ainsi que sa continuité
qui est, somme toute, le savoir.
Le savoir est toujours dans le passé, il est le passé.
Le passé est une immense mémoire accumulée, la tradition.
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10:39 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.06.2011
J. K - La continuité
18:06 Publié dans philosophie/société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La crise, elle est dans notre conscience, c’est-à-dire dans notre esprit, dans la manière que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité.
Il ne s’agit pas ici d’une propagande idéologique, ni d’une forme de croyance, ni de conclusions d’ordre philosophique, ni d’une religion dans
l’acception communément admise du terme. Nous observons ce qui se passe dans le monde. Il ne s’agit pas d’un point de vue personnel mis
en avant par l’orateur ; c’est ensemble que nous observons lucidement — sans aucun préjugé, sans nous identifier à une portion spécifique de
l’univers, ni à aucune croyance, à aucun dogme religieux — nous observons donc l’extrême violence à l’oeuvre dans le monde : les guerres, la
menace de la bombe atomique, les dissensions religieuses, les divisions nationalistes avec leur panoplie d’armements. L’univers dans lequel
nous vivons est un univers dangereux, et la plupart des gens ne se rendent pas compte, je le crains, de l’immense dégradation, de l’immense
dégénérescence en marche dans le monde entier. Et nous nous efforçons d’appliquer à ces problèmes des solutions politiques, économiques,
sociales ou évangéliques — ce qui, bien entendu, ne fait qu’accroître encore la confusion, la séparation, la division et donc le confit.
Ce ne sont ni la politique, ni les religions en place, ni l’accumulation de connaissances scientifiques qui vont résoudre nos problèmes — pas
plus que les psychologues, les prêtres, les spécialistes. La crise, elle est dans notre conscience, c’est-à-dire dans notre esprit, dans la manière
que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité. C’est là qu’est la crise. L’esprit humain a évolué sur des millions et des
millions d’années, il est conditionné par le temps et l’évolution. Un esprit conditionné de la sorte, avec la conscience étroite, limitée, exclusive
qui est la sienne — considérant la crise qu’il traverse dans le monde actuel — peut-il jamais être changé ? Peut-il amener un changement
radical au sein de ce conditionnement ?
Identifier cette conscience comme étant la mienne et la vôtre, est une erreur totale, car notre conscience est la conscience de l’humanité.
L’homme, la femme, où qu’ils se trouvent dans l’univers, sont en perpétuel effort, en perpétuel conflit, sans jamais résoudre aucun des
problèmes tels que la peur, la souffrance, la solitude, mais toujours en quête de plaisir. Cette solitude, ce chagrin, cette douleur,cette
souffrance, ponctués d’éclairs occasionnels de joie et d’amour, sont le lot commun de l’humanité. C’est une réalité psychologique patente, mais
la plupart d’entre nous répugnent à la voir, tant nous nous identifions à notre conscience spécifique, à notre chagrin spécifique, à notre félicité
spécifique. Mais la réalité psychologique — pour peu que l’on observe attentivement, avec toute la finesse d’une conscience aiguisée — le fait,
donc c’est que partout dans l’univers, aux quatre points cardinaux, les êtres humains passent par des épreuves, des expériences
rigoureusement identiques aux vôtres.
Cette conscience est donc commune à l’humanité toute entière. Ceci doit être clairement compris. Il n’y a là nulle contradiction ; il ne s’agit
pas d’un point de vue, de quelque invention de l’auteur. Si nous examinons les choses très à fond, d’une manière objective et non personnelle,
nous constatons que, psychologiquement, tel est bien le fond commun de l’humanité toute entière. Cette nouvelle ne nous réjouit pas
forcément, car nous croyons tous êtres des individus, distincts de tous les autres, et nous nous efforçons de nous identifier à quelque chose,
de nous réaliser, de devenir. Nous sommes tous individualistes, étriqués, limités. Mais la réalité, sur le plan psychologique, c’est que nous ne
sommes pas des individus. Vous êtes le collectif. Nous sommes le résultat de ces millions et millions d’années. Notre conscience est la
conscience commune de toute l’humanité. Et si nous ne comprenons pas cela très clairement, nous ne serons pas en mesure de poursuivre
cette investigation de manière lucide.
Où que l’on vive dans le monde, ce sentiment d’individualité a toujours été mis en valeur. Les religions l’ont soutenu, l’éducation l’a maintenu.
Et cette liberté, censément individuelle, a suscité dans l’univers un formidable chaos. La constatation est claire. Nous nous croyons libres parce
que nous pouvons choisir ; mais le choix implique l’incertitude, le manque de clarté. La clarté ne peut apparaître qu’en l’absence de conflit, et
cette clarté-là ne relève pas du choix. Seul un esprit obscur, confus, incertain entreprend de choisir.
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