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14/06/2017

S'affranchir de la douleur. (5)

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...

Il peut arriver qu'on perde un bras, par exemple,

et que surgisse alors le problème total de la douleur ;  

on repense au passé, on se souvient de tout ce qu'on a fait et qu'on ne peut plus faire,

on compare, et ce faisant on engendre de la douleur.

Ce processus nous est familier.

Le fait est que j'ai perdu un bras et qu'aucune somme de théories,

d'explications, de comparaisons,

aucune pitié que je déverserais sur moi même ne me le rendraient,

mais on se complaît à se prendre en pitié, à se remémorer le passé,

et la réalité du présent étant en contradiction avec ce qui a été,

la comparaison engendre immanquablement un conflit douloureux.

Voilà comment naît un certain type de douleur.

.../...

08/06/2017

S'affranchir de la douleur. (4)

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... 

Je pense que la simplicité d'esprit et la douleur sont reliées entre elles.

Vivre dans la douleur tout au long de notre existence est assurément,

pour employer un euphémisme, une sottise.

Vivre en conflit, vivre en état de frustration,

être toujours pris par le désir de se réaliser,de parvenir à être un personnage,

vivre toute une existence dans cet état est futile et inutile.

Pour etre libre de la douleur,

je pense qu'il faut aborder ce problème complexe très simplement.

Il y a des douleurs de différentes sortes.

Il y a la douleur physique - une maladie, un mal de dents, l'amputation d'un membre, la perte de la vue

- et la douleur psychique -

la perte d'un être aimé,

se sentir médiocre et sans talent alors que tans de personnes sont douées ou ont de la fortune,

une situation, du prestige, du pouvoir, aspirer à une réalisation de soi,

et, à l'ombre de cette réalisation,

sentir toujours une frustration, accompagnée de douleur.

Voila deux types de douleur : la physique et la psychique.

.../...

07/06/2017

S'affranchir de la douleur. (3)

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Tout d'abord, je pense que, pour découvrir par soi même comment penser d'une façon simple et directe,

les définitions et les explications sont des obstacles.

Les mots, les définitions ne rendent pas l'esprit simple et les explications n'engendrent aucune clarté de perception.

Nous devons donc, il me semble, être très conscients de l'action des mots sur nous,

bien que conscients aussi de leur nécessité en tant qu'instruments de communication.

Mais ce qui est communiqué dépasse le mot :

on transmet une perception, une vision qui ne peut être mise en paroles.

Un esprit réellement simple n'est pas un esprit ignorant.

C'est un esprit qui est libre de suivre toutes les subtilités, les nuances, les mouvements d'un fait donné....

.../...

31/05/2017

S'affranchir de la douleur. (2)

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Il est très difficile de penser d'une façon directe,

de voir les choses clairement et de poursuivre jusqu'au bout,

logiquement, raisonnablement, sainement, ce qu'on observe.

Il est très difficile d'être clair et simple.

Je ne parle pas de la simplicité de nos vêtements,

ni de celle qui consiste à n'avoir que peu de possessions,

mais de la simplicité intérieure.

Je pense qu'un simplicité d'approche est essentielle

lorsqu'il s'agit d'un problème aussi complexe que celui de la douleur.

Il nous faut donc, avant d'aborder ce problème là,

savoir clairement ce que nous entendons par le mot "simple".

Notre esprit, tel que nous le connaissons, est si complexe,

si infiniment rusé, si subtil, il est passé par tant d'expériences !

Il contient toutes les influences du passé, de la race, le résidu de toute la durée.

Réduire cette vaste complexité à une simplicité est très difficile ;

mais je pense que cela doit être fait,

sans quoi nous ne pourrons pas aller au-delà de la douleur et de l'état de conflits.

La question est donc :

étant donné toute cette complexité faite de connaissances, d'expériences, de mémoire,

est-il possible de regarder la douleur face à face et d'en être libéré ?

.../...

27/05/2017

S'affranchir de la douleur. (1)

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(photo Alain Bordeau)

Extraits de conférences données à Saanen et Paris

1961 & 1962

Nous avons vu combien il est nécessaire de voir les faits tels qu'ils sont,

de les observer sans condamnations ni justifications, de les aborder sans opinions.

En ce qui concerne, en particulier, les faits psychologiques, nous sommes enclins à introduire dans notre observation.

nos préjugés, nos désirs, nos impulsions, qui déforment "ce qui est" et engendrent un certain sens de

culpabilité, une contradiction, un refus d'admettre ce qui est.

Nous avons dit combien est importante la complète destruction de tout ce que nous avons construit comme refuges,

comme systèmes de protection.

La vie nous paraît trop vaste, trop rapide pour nous.

Nos esprits indolents, la lenteur de notre pensée, nos habitudes coutumières créent invariablement des contradictions en nous.

Nous essayons de dicter à la vie nos conditions,

mais graduellement, au fur et à mesure que s'intensifient nos contradictions et nos conflits intérieurs,

nos esprits deviennent de plus en plus obtus.

Je voudrais donc, ce matin, si vous le permettez, parler de l'austérité,

de la simplicité d'esprit et de la douleur.

 .../...

 

Retrouvez l'intégralité des échanges dans le livre :

"Briller de sa propre Lumière"

Vers une mutation de l'esprit

Editions du Châtelet (2013)

18/05/2017

Les racines du Ciel - France Culture - 3 novembre 2013


12/05/2017

J.K - (8) méditation

 

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L’on peut alors suivre,

sans condamnation ou justification chaque mouvement de la pensée et de l’émotion ;

et en suivant chaque pensée et chaque sentiment à mesure qu’ils surgissent,

on donne lieu à une tranquillité qui n’est pas imposée,

qui n’est pas enrégimentée,

mais qui provient de ce que l’on n’a pas de problèmes,

pas de contradiction.

C’est comme l’étang qui devient paisible,

tranquille,

un soir où il n’y a pas de vent.

Et lorsque l’esprit est immobile,

ce qui est immesurable entre en être.

 

Ce texte est extrait du livre intitulé « De la connaissance de soi »- Editions Le Courrier du Livre.

05/05/2017

J.K - (7) méditation

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Ce qui engendre la compréhension est la connaissance de soi,

et il n’est pas très difficile d’être lucide si l’on en a réellement l’intention.

Si cela vous intéresse de découvrir le processus total de vous-même

- non simplement la partie superficielle,

mais le processus total de votre être entier -

c’est relativement facile.

Si vous voulez réellement vous connaître,

vous sonderez votre coeur et votre esprit afin de connaître tout leur contenu ;

et lorsqu’il y a l’intention de savoir,

on sait.

.../...

28/04/2017

J.K - (6) méditation

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Par la prière, par l’enrégimentement, par la répétition, par des japam et tout le reste,

vous pouvez amener une certaine tranquillité ;

mais ce n’est qu’un abrutissement qui réduit l’esprit et le coeur à un état de lassitude.

C’est droguer l’esprit ; et l’exclusion, que vous appelez concentration, ne mène pas à la réalité

- aucune exclusion ne peut jamais le faire.

 

.../...

21/04/2017

J.K - (5) méditation

 

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Donc, la méditation est la connaissance de soi, et sans connaissance de soi il n’y a pas de méditation.

Si vous n’êtes pas averti de toutes vos réactions tout le temps, si vous n’êtes pas pleinement conscient,

pleinement informé de vos activités quotidiennes,

vous enfermer dans une chambre et vous asseoir devant le portrait de votre gourou,

de votre maître, faire puja, méditer, est une évasion.

Sans connaissance de soi il n’y a pas de pensée correcte, et ce que vous faites n’a pas de sens,

quelle que soit la noblesse de vos intentions.

La prière n’a aucun sens sans connaissance de soi ;

mais lorsqu’il y a connaissance de soi, on pense juste, donc l’action est correcte.

Et lorsque l’action est correcte, il n’y a pas de confusion, donc pas de supplication pour que l’on vienne vous tirer d’affaire.

Un homme pleinement lucide est en état de méditation ;

il ne prie pas,

parce qu’il ne veut rien.

.../...

 

14/04/2017

J.K - (4) méditation

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Cet esprit superficiel doit comprendre la vraie signification de ses activités et, ce faisant, introduire une tranquillité en lui-même.
 
Il ne peut pas provoquer une tranquillité, une immobilité, par un enregistrement, par une contrainte, par une discipline.
 
Il ne peut engendrer la tranquillité, la paix, le calme, qu’en comprenant ses propres activités,
en les observant, en en étant conscient,
en voyant sa dureté, la façon dont il parle à son domestique, à sa femme, à sa fille, à sa mère, etc.
 
Lorsque l’esprit conscient superficiel est ainsi éclairé sur toutes ses activités,
par cette compréhension, il devient spontanément calme
(non drogué par des contraintes ou des désirs enrégimentés)
et alors, il est dans une situation où il peut recevoir les émissions,
les suggestions de l’inconscient,
de ces nombreuses couches de l’esprit que sont les instincts raciaux,
les souvenirs enterrés, les poursuites cachées, les blessures profondes et encore ouvertes.
 
Ce n’est que lorsque la conscience entière est déchargée, débarrassée de toute mémoire,
quelle qu’elle soit,
qu’elle est en état de recevoir l’éternel.
 
.../...

07/04/2017

J.K - (3) méditation

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Mais pour connaître les activités profondément cachées,

les mobiles secrets,

les réponses, les pensées et les sentiments,

il faut qu’il y ait de la tranquillité dans l’esprit conscient ;

c’est-à-dire que l’esprit conscient doit être immobile afin de recevoir les projections de l’inconscient.

L’esprit superficiel, conscient, est absorbé par ses activités quotidiennes :

gagner de l’argent, tromper les gens, exploiter, s’évader des problèmes -

toutes les activités quotidiennes de notre existence.

.../...

01/04/2017

J.K - (2) méditation

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Le commencement de la méditation est la connaissance de soi,

ce qui veut dire être conscient de chaque mouvement de la pensée et de l’émotion,

connaitre toutes les couches de ma conscience

- non seulement les couches superficielles,

mais les activités cachées, secrètes, profondes.

.../...

31/03/2017

J.K - (1) méditation

 

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(cliquez sur la photo)

 

Le commencement de la méditation est la connaissance de soi...

 

02/03/2017

(3) La plus formidable des révolutions c'est la Vie.

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Est-il possible que l'esprit n'ait pas de modèle,

qu'il soit libéré de ce mouvement pendulaire du désir entre passé et futur ?

C'est effectivement possible.

C'est l'action qui consiste à vivre dans le présent.

Vivre, c'est être sans espoir, faire fi du lendemain,

ce qu'il ne faut pas confondre avec le désespoir ou l'indifférence.

Mais nous ne vivons pas,

nous sommes toujours à la poursuite de la mort, du passé ou du futur.

La plus formidable des révolutions, c'est la vie.

La vie n'a pas de modèles, mais la mort en a : le passé ou le futur,

ce qui a été, ou l'utopie.

Vous vivez dans l'utopie, et ce faisant,

vous sollicitez la mort et non la vie.

 

J.K - Le livre de la méditation et de la vie 

11/02/2017

(2) La plus formidable des révolutions c'est la Vie.

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Vous voulez édifier un monde nouveau.

C'est impossible.

Vous pouvez vous mentir à vous-même et tromper les autres,

mais tant que l'ancien modèle ne sera pas totalement détruit,

il ne pourra y avoir de transformation.

Et même si vous pouvez trouver l'idée séduisante,

ce n'est pas vous qui représentez l'histoire du monde.

Briser les modèles, les anciens, comme les soi-disant nouveaux,

est de la plus extrême importance si on veut mettre de l'ordre dans ce chaos.

C'est pourquoi, il est tellement important de comprendre le mécanisme de l'esprit.

 

.../...

09/02/2017

(1) La plus formidable des révolutions c'est la Vie.

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L'esprit est maintenu dans un modèle.

Son existence même est le cadre à l'intérieur duquel il fonctionne et se meut.

Le modèle fait référence au passé ou au futur, c'est l'espoIr et le désespoir,

la confusion et l'utopie, c'est ce qui a été et ce qui devrait être.

Nous connaisSons tous parfaitement bien ces questions.

Vous dites vouloir briser l'ancien schéma et le remplacer par un "nouveau",

qui n'est autre qu'une version modifiée de l'ancien...

.../...

J.K - Le Livre de la méditation et de la vie.

 

 

04/02/2017

J. Krishnamurti - Citations

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J.K
: Il n’y a pas de différence essentielle entre les vieux et les jeunes.

Les uns, comme les autres, sont esclaves de leurs désirs et de leurs jouissances.

30/01/2017

J.K - (2) La douleur résulte d’un choc,

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Quelque chose survient
— une mort, la perte d’un travail, la remise en question d’une croyance privilégiée —

et l’esprit est perturbé.

Mais que fait l’esprit perturbé ?

Il essaie de retrouver une tranquillité,
il se réfugie dans une autre croyance, dans un travail plus sûr,
dans une nouvelle relation.

Les vagues de la vie reviennent bientôt briser ses protections
et l’esprit doit alors mettre en place de nouvelles défenses.

Et cela continue de la même façon.

Ce n’est pas une façon de faire très intelligente,
ne trouvez-vous pas ?


J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 3, Chapitre 36 : "Le voyage sur une mer inconnue"

29/01/2017

J.K - (1) La douleur résulte d’un choc,

...c’est l’ébranlement momentané d’un esprit installé,
ayant accepté la routine de la vie.

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27/01/2017

(5) - Quel est l'objet de notre recherche ?

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Ce que nous cherchons à travers toute cette confusion,

n'est-ce point quelque chose de permanent, de durable,

quelque chose que nous appelons le réel, Dieu, la vérité ou autrement ?

Le nom importe peu.

Il y a une recherche de quelque chose de permanent, n'est-ce pas, en chacun de nous,

de quelque chose à quoi nous accrocher,

qui nous donnera une assurance, un espoir, un enthousiasme durable,

une certitude permanente,

car, au plus profond de nous-même, nous sommes si incertains !

Nous ne nous connaissons pas.

Nous avons beaucoup de faits et ce que les livres ont dit,

mais nous n'avons pas de connaissance directe, d'expérience directe.

 

à suivre... en livre de poche :

KRISHNAMURTI

La Première et Dernière Liberté.

 

25/01/2017

(4) - Quel est l'objet de notre recherche ?

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Et peut-on aller à sa recherche en écoutant ce que disent les uns et les autres ?

Depuis le plus grand sage jusqu'au prédicateur du coin de la rue ?

Vous faut-il aller chez quelqu'un pour être éclairé quant à vos intentions ?

Et pourtant c'est ce que vous faites.

Vous lisez d'innombrables livres, vus assistez à des réunions, 

vous adhérez à toutes sortes d'organisations, en vue de trouver un remède à vos conflits,

à la misère de vos existences.

Ou encore, sans vous livrer à toutes ces activités, vous déclarez avoir trouvé la lumière,

que telle organisation, tel livre, tel sage vous satisfont,

que vous y avez trouvé tout ce que vous cherchiez

et vous demeurez la-dedans, cristallisés, enfermés.

...

à suivre... en livre de poche :

KRISHNAMURTI

La Première et Dernière Liberté.

 

23/01/2017

(3) - Quel est l'objet de notre recherche ?

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Après tout, si c'est la paix que l'on cherche, on peut la trouver.

L'on a qu'à se dévouer entièrement à une cause, à une idée et y prendre refUge.

Mais il est évident que cela ne résout pas le problème.

S'enfermer dans une idée ne libère pas du conflit.

Il nous faut donc savoir ce que nous voulons obtenir intérieurement et extérieurement.

Si nous avons une perception claire de nos intentions,

nous n'avons plus besoin d'aller consulter qui que ce soit à ce sujet.

Notre réelle difficulté est de clarifier notre intention.

Et la question se pose : la clarté est-elle possible ?

 

...

12/01/2017

(2) - Quel est l'objet de notre recherche ?

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Mais est-ce le bonheur que nous cherchons,

ou une sorte de satisfaction dont nous espérons tirer du bonheur ?

Le bonheur et la satisfaction sont deux choses différentes.

Peut-on chercher le bonheur ?

Peut-être est-il possible de trouver une satisfaction, mais peut-on "trouver" le bonheur ?

Le bonheur est un dérivé ; c'est le sous-produit de quelque chose.

et avant de consacrer nos esprits et nos coeurs à une recherche qui exige beaucoup de sincérité,

d'attention, de réflexion, de soins, nous devons savoir si c'est le bonheur

que nous voulons ou une satisfaction.

Je crains qu'il s'agisse en général de satisfaction.

Notre recherche a pour but de satisfaire notre désir de plénitude.

...

08/01/2017

(1) - Quel est l'objet de notre recherche ?

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Quel est le but que poursuivent la plupart d'entre nous ?

Quel est notre désir le plus profond ?

Dans ce monde agité, où tous s'efforcent, d'une façon ou d'une autre,

de trouver une paix, un bonheur, un refuge, il est important, n'est-ce pas,

que chacun de nous sache le but qu'il veut atteindre, l'objet de ses recherches.

Nous sommes probablement, presque tous, à la poursuite d'une sorte de bonheur,

d'une sorte de paix.

Dans un monde où règnent le désordre, les luttes, les conflits, les guerres,

nous voulons trouver un peu de paix dans un refuge.

Je crois que la plupart d'entre nous ont ce désir.

Et nous le poursuivons en passant d'une autorité à l'autre,

d'une organisation religieuse à une autre, d'un sage à un autre.

.../...

En 2016, notre site a reçu plus de 30.000 visites. Merci de votre fidélité.

20/12/2016

comprendre le fait réel (3/3)

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La vision est la projection de la tradition particulière qui se trouve constituer l'arrière-plan de l'esprit.

C'est ce conditionnement, et non la vision qu'il projette, qui est la réalité, le fait.

Il est simple de comprendre le fait réel,

mais cela est rendu difficile par nos préférences et nos aversions,

par notre condamnation du fait en question,

et par les opinions et les jugements que nous portons sur ce fait réel.

Se libérer de ces diverses formes d'évaluatation, c'est saisir la réalité,

comprendre ce qui est.

 

Le livre de la méditation et de la vie - poche - page 243

18/12/2016

Comprendre le fait réel. (2)

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Si vous êtes chrétien, vous aurez des visions d'un certain type ;

si vous êtes hindou, bouddhiste ou musulman, elles seront fonction d'un autre modèle.

Vous voyez le Christ, ou vous voyez Krishna,

selon votre conditionnement, et c'est votre éducation, 

la culture dans laquelle vous avez été élevé, qui détermine les visions en question.

Mais le réel, est-ce la vision, ou l'esprit qui a été façonné selon un modèle ?

à suivre...

 

Le livre de la méditation et de la vie, page 243

13/12/2016

Comprendre le fait réel. (1)

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Ce n'est pas vraiment complexe, bien que cela soit difficile.

C'est que, voyez-vous, nous ne commençons pas par le fait réel,

parce que nous pensons, faisons ou désirons.

Nous commençons par des suppositions, ou des idéaux, qui n'ont rien de réel,

et c'est pour cela que nous nous égarons.

Si l'on veut partir de la réalité et non des suppositions, il faut être extrêmement attentif,

et toute forme de pensée qui n'a pas le réel pour origine est une distraction.

C'est cela qu'il est essentiel de comprendre

ce qui se passe réellement en nous et autour de nous.

 

A suivre...

Le livre de la méditation et de la vie, page 243 (poche)

07/12/2016

Tant que l'animal est choyé, il réagit agréablement...

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On ne peut se rendre compte de la façon dont on est conditionné
que lorsque survient un conflit dans une continuité de plaisir
ou dans une protection contre la douleur.

Si tout est harmonieux autour de nous ;
notre femme nous aime, nous l’aimons,
nous avons une maison agréable, de bons enfants,
beaucoup d’argent :
dans ce cas nous ne sommes en aucune façon conscients de notre conditionnement.

Mais lorsque survient l’accident, la femme infidèle,
la perte d’une fortune,
une menace de guerre ou toute autre cause de douleur et d’angoisse,
alors nous savons que nous sommes conditionnés.

Lorsque nous luttons contre une chose, quelle qu’elle soit,
qui nous dérange,
ou lorsque nous nous défendons contre une quelconque menace,
extérieure ou intérieure,
alors nous savons que nous sommes conditionnés.

Et comme la plupart entre nous, la plupart du temps, sont perturbés,
soit en surface soit en profondeur,
ce trouble,
ce désordre indique que nous sommes conditionnés.

Tant que l’animal est choyé, il réagit agréablement,
mais dès qu’il rencontre un antagonisme,
la violence de sa nature éclate.


J. Krishnamurti Se libérer du connu Chapitre 2 (p. 24-25)