08.02.2010

J.K - (6) méditation

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Par la prière, par l’enrégimentement, par la répétition, par des japam et tout le reste,

vous pouvez amener une certaine tranquillité ;

mais ce n’est qu’un abrutissement qui réduit l’esprit et le coeur à un état de lassitude.

C’est droguer l’esprit ; et l’exclusion, que vous appelez concentration, ne mène pas à la réalité

- aucune exclusion ne peut jamais le faire.

 

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03.02.2010

J.K - (5) méditation

 

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Donc, la méditation est la connaissance de soi, et sans connaissance de soi il n’y a pas de méditation.

Si vous n’êtes pas averti de toutes vos réactions tout le temps, si vous n’êtes pas pleinement conscient,

pleinement informé de vos activités quotidiennes,

vous enfermer dans une chambre et vous asseoir devant le portrait de votre gourou,

de votre maître, faire puja, méditer, est une évasion.

Sans connaissance de soi il n’y a pas de pensée correcte, et ce que vous faites n’a pas de sens,

quelle que soit la noblesse de vos intentions.

La prière n’a aucun sens sans connaissance de soi ;

mais lorsqu’il y a connaissance de soi, on pense juste, donc l’action est correcte.

Et lorsque l’action est correcte, il n’y a pas de confusion, donc pas de supplication pour que l’on vienne vous tirer d’affaire.

Un homme pleinement lucide est en état de méditation ;

il ne prie pas,

parce qu’il ne veut rien.

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02.02.2010

J.K - (4) méditation

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Cet esprit superficiel doit comprendre la vraie signification de ses activités et, ce faisant, introduire une tranquillité en lui-même.

Il ne peut pas provoquer une tranquillité, une immobilité, par un enregistrement, par une contrainte, par une discipline.

Il ne peut engendrer la tranquillité, la paix, le calme, qu’en comprenant ses propres activités,
en les observant, en en étant conscient,
en voyant sa dureté, la façon dont il parle à son domestique, à sa femme, à sa fille, à sa mère, etc.

Lorsque l’esprit conscient superficiel est ainsi éclairé sur toutes ses activités,
par cette compréhension, il devient spontanément calme
(non drogué par des contraintes ou des désirs enrégimentés)
et alors, il est dans une situation où il peut recevoir les émissions,
les suggestions de l’inconscient,
de ces nombreuses couches de l’esprit que sont les instincts raciaux,
les souvenirs enterrés, les poursuites cachées, les blessures profondes et encore ouvertes.

Ce n’est que lorsque la conscience entière est déchargée, débarrassée de toute mémoire,
quelle qu’elle soit,
qu’elle est en état de recevoir l’éternel.

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01.02.2010

J.K - (3) méditation

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Mais pour connaître les activités profondément cachées,

les mobiles secrets,

les réponses, les pensées et les sentiments,

il faut qu’il y ait de la tranquillité dans l’esprit conscient ;

c’est-à-dire que l’esprit conscient doit être immobile afin de recevoir les projections de l’inconscient.

L’esprit superficiel, conscient, est absorbé par ses activités quotidiennes :

gagner de l’argent, tromper les gens, exploiter, s’évader des problèmes -

toutes les activités quotidiennes de notre existence.

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16.01.2010

J.K - (2) méditation

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Le commencement de la méditation est la connaissance de soi,

ce qui veut dire être conscient de chaque mouvement de la pensée et de l’émotion,

connaitre toutes les couches de ma conscience

- non seulement les couches superficielles,

mais les activités cachées, secrètes, profondes.

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15.01.2010

J.K - (1) méditation


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(cliquez sur la photo)

 

Le commencement de la méditation est la connaissance de soi...

 

12.01.2010

A vous qui passez par mon blog, je souhaite une belle année 2010

2009 : vous avez été plus de 20.000 à visiter ce blog

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Jiddu Krishnamurti, sage et penseur inclassable, est né en Inde, dans une famille de brahmanes de dix enfants. Son père faisant partie de la Société Théosophique, Jiddu est remarqué à l'âge de 14 ans par le théosophe Charles W. Leadbeater. La Société Théosophique voit alors en lui une incarnation de "l'Instructeur Mondial", le Seigneur Maitraya, ainsi que l'avait annoncé Helena Petrovna Blavatsky en 1889. Annie Besant, présidente de la section européenne de la Société Théosophique, prend alors en main son éducation, en Inde, à Londres et même à Paris et l'installe à la tête de l'Ordre International de l'Etoile d'Orient à l'âge de 16 ans.

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Jiddu Krishnamurti devient vite un penseur de grande envergure, ne relevant d'aucune religion ou doctrine philosophique. Il ne croit pas à l'existence des "Maîtres", et déteste être l'élu que les théosophes veulent faire de lui. Il récuse donc avec fermeté son rôle messianique et annonce en 1929, devant un auditoire de 3000 personnes, la dissolution de l'Ordre de l'Etoile d'Orient, provoquant une grande confusion dans le mouvement théosophique.

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Pour Krishnamurti, la vérité ne passe par aucune organisation, religion, secte ou philosophie. Toute sa vie durant, il rejette le rôle de gourou qu'on veut lui faire jouer. Il crée plusieurs écoles à travers le monde et attire un nombreux public lors de ses conférences ou "causeries" dans le monde entier. Il refuse cependant toute autorité ou disciples. Son enseignement consiste à vouloir rendre les hommes complètement libres.

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L'une de ses convictions de base est que les transformations de la société ne peuvent s'accomplir sans une transformation de la conscience de chaque individu. "La vérité est en nous", même si, pour la rechercher "une collaboration amicale sans aucune autorité est préconisée". Pour Jiddu Krishnamurti, l'important est donc la connaissance de soi, libérée des contraintes et des limites de la religion et du nationalisme. L'homme a créé les représentations religieuses pour satisfaire un besoin de sécurité. Il prône la mise en doute de toute parole émanant d'une autorité, quelle qu'elle soit.

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"Citoyen du monde", il voyage beaucoup pour enseigner sa pensée, aux Etats-Unis, où il réside et meurt, en Angleterre, en Suisse (rencontres estivales de Saanen), en Inde. Les textes de ses conférences ont été rassemblés dans une soixantaine de volumes.

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08.12.2009

J.K - (3) L'autorité

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Le culte de l’autorité,

pour les petites comme pour les grandes choses, est néfaste,

surtout lorsqu’il s’applique au domaine religieux.

Il n’y a pas d’intermédiaire entre vous et la réalité ;

s’il s’en présente un, il ne peut être que malfaisant,

il ne peut que pervertir la réalité,

qui que ce soit,

qu’il s’agisse du plus grand messie ou du plus récent gourou.

Celui qui sait ne sait pas ;

toute sa science n’est constituée que de ses propres préjugés,

de ses croyances qui ne sont rien de plus que des projections de son moi,

des exigences de ses sens.

Il ne peut pas connaître la vérité,

l’incommensurable.

On peut édifier une position et une autorité et on peut l’exploiter avec art et astuce,

mais pas l’humilité.

La vertu libère ;

mais cultiver l’humilité n’est pas une vertu,

cela appartient au domaine de la sensation,

donc c’est nuisible et destructeur ;

c’est un esclavage qu’il faut briser et rebriser sans cesse.

Ce qu’il est important de découvrir, ce n’est pas de savoir qui est le maître, le saint, le leader, mais pourquoi vous le suivez.

 


J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 1, Chapitre 28 L’autorité

07.12.2009

J. K - (2) L'autorité

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Le savoir particulier, exclusif, offre des satisfactions très agréables.

Savoir quelque chose qu’un autre ignore est une source permanente de satisfaction ;

cela donne le sentiment d’être en contact avec des choses plus profondes,

et cela donne du prestige et de l’autorité.

Vous êtes directement en contact, vous avez quelque chose que les autres n’ont pas,

et cela vous donne de l’importance,

non seulement vis-à-vis de vous-même,

mais devant les autres.

Les autres ont pour vous une sorte de considération craintive

parce qu’ils voudraient partager ce que vous détenez ;

mais vous donnez, et vous en savez toujours plus.

Vous êtes le chef, l’autorité ;

et il n’est pas très difficile d’en arriver là

car les gens veulent qu’on les enseigne et qu’on les mène.

 

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06.12.2009

J. K - (1) L'autorité

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Elle disait, sous les arbres, après la causerie, qu’elle était venue pour entendre le maître des maîtres,

pour le cas où il parlerait.

Elle avait fait preuve d’une grande persévérance,

mais maintenant cette persévérance était devenue de l’obstination.

Cette obstination était voilée par des sourires et une tolérance raisonnable,

une tolérance qu’elle avait soigneusement étudiée et cultivée ;

cela venait de l’esprit et comme tel pouvait dégénérer en une intolérance violente et passionnée.

C’était une personne grasse et elle parlait d’une voix doucereuse ;

mais la condamnation était au bord de ses lèvres,

et ses croyances et ses convictions étaient toujours prêtes à se manifester violemment.

Il y avait en elle quelque chose de rigide et de refoulé,

mais elle s’était vouée à la Fraternité et à sa bonne cause.

Elle ajouta,

après un moment de silence,

qu’elle saurait quand le maître parlerait,

car elle et son groupe sentaient cela d’une façon mystérieuse qui n’était pas donnée aux autres.

Elle avait une façon de dire cela en penchant la tête qui trahissait l’orgueil de la possesion,

d’une connaissance exclusive.

 

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05.12.2009

J. K - L'autorité

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Ce qu'il est important de découvrir,

ce n'est pas de savoir qui est le maître,

le saint,

le leader,

mais pourquoi vous le suivez.


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26.11.2009

J. K - Conscience


Identifier cette conscience comme étant la mienne et la vôtre,

est une erreur totale,

car notre conscience est la conscience de l'humanité.

05.11.2009

J. K - (4) La continuité

 

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Il se trouve certainement, sûrement, un domaine dans lequel le passé ne projette pas son ombre,

où le temps, le passé, le futur ou le présent ne signifient rien.

Nous avons toujours essayé de mesurer par des mots ce que nous ne connaissons pas.

Nous essayons de comprendre ce que nous ignorons en l’affublant de mots,

le transformant ainsi en un bruit continu.

Et ainsi encombrons-nous notre cerveau,

déjà plein d’événements passés,

d’expériences et de savoir.

Nous pensons que le savoir est d’une grande importance psychologique,

mais cela est faux.

Il est impossible de croître par le savoir ;

il faut que le savoir cesse pour que le neuf puisse exister.

Neuf est un mot qui qualifie ce qui n’a jamais été auparavant.

Et ce domaine ne peut être compris ou saisi par des mots ou des symboles :

il est au-delà de tous les souvenirs.

 

Dernier journal 1983

01.11.2009

J. K- (3) La continuité

 

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Les collines et les arbres,

les prairies et les bois

dureront aussi longtemps que la terre,

à moins que l’homme ne les détruise par cruauté et désespoir.

Le ruisseau, la source d’où il vient, ont une continuité,

mais nous ne nous demandons jamais si les collines et l’au-delà des collines ont leur propre continuité.

S’il n’y a pas de continuité,

qu’y a-t-il ?

Il n’y a rien.

Nous avons peur de n’être rien.

Rien signifie qu’aucun objet n’existe.

Aucun objet assemblé par la pensée,

rien qui puisse être reconstitué par la mémoire, les souvenirs,

rien qui puisse se décrire par les mots puis se mesurer.

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31.10.2009

J. K- (2) La continuité

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Et quand on a examiné tout cela avec soin, sainement,

la question inévitable est celle-ci : existe-t-il une zone dans le cerveau,

dans la profondeur de ses replis,

ou dans la nature et la structure intérieure de l’homme

et non dans ses activités extérieures,

qui ne soit pas le résultat de la mémoire et du mouvement de la continuité ?

 

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30.10.2009

J. K- (1) La continuité

 

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Alors que la continuité n’existe nulle part,

sauf dans la mémoire,

existe-t-il dans l’être humain, dans son cerveau,

un endroit, une zone, petite ou grande, d’où la mémoire soit absente,

qu’elle n’ait jamais effleurée ?

Il vaut la peine d’observer tout cela,

d’avancer sainement, rationnellement, de voir la complexité

et les replis de la mémoire ainsi que sa continuité

qui est, somme toute, le savoir.

Le savoir est toujours dans le passé, il est le passé.

Le passé est une immense mémoire accumulée, la tradition.

 

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29.10.2009

J. K - La continuité

 

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la continuité n’existe nulle part, sauf dans la mémoire

 

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28.10.2009

J. K - (4) Lart de vivre

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Question : Qu’entendez-vous par dualité dans ce cas ?

Krishnamurti : Je veux dire qu’il n’y a ni opposition ni contradiction dans ce qui est entrain de se passer.

La dualité n’apparaît que lorsque qu’il y a fuite devant ce qui est.

Cette fuite suscite l’opposé et alors surgit le conflit.

Seul le réel existe,

et rien d’autre.


Lettre aux écoles N° 23 - Le Courrier du Livre - 1989

23.10.2009

J. K - (3) Lart de vivre

 

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Y a-t-il une façon de vivre sans aucune contrainte, sans aucun conflit, sans la discipline du conformisme ?

Comment vais-je le découvrir ?

Je ne pourrai le découvrir que si mon esprit tout entier voit exactement ce qui se passe à l’instant présent.

En d’autres termes,

je ne peux découvrir ce que signifie vivre sans conflit

que si je peux observer ce qui se passe en ce moment.

Cette observation n’a rien d’intellectuel ou d’émotionnel

C’est une perception aigüe,

claire et exacte

dans laquelle il n’y a pas de dualité.

Il n’y a que le réel et rien d’autre.

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22.10.2009

J. K - (2) L'art de vivre

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Comme nous l’avons dit,

une des choses les plus importantes qui soient est l’art de vivre.

Y a-t-il une façon de vivre notre vie quotidienne

qui soit entièrement différente de celle que nous vivons habituellement

et que nous connaissons tous ?

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