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31.10.2007
J.K - 2/2 "La maturité n'est pas question d'âge..."
C’est la sécurité et le succès que la plupart d’entre nous recherchent.
Et un esprit qui aspire à la sécurité, qui est avide de succès, n’étant pas intelligent, ne se prête à aucune action intégrée.
Il ne peut y avoir d’action intégrée que pour l’homme pleinement conscient de son conditionnement, de ses préjugés raciaux, nationaux, politiques et religieux, c’est-à-dire l’homme qui réalise que les voies de l’égo sont toujours séparatives.
La vie est un puits aux eaux profondes.
L’on peut s’y présenter avec des petits seaux et ne tirer que peu, ou avec de grands récipients et extraire des eaux abondantes qui nourriront substantiellement.
C’est le temps de la jeunesse qui est celui des recherches.
C’est celui où l’on veut faire l’expérience de tout.
L’école devrait aider les jeunes à découvrir leurs vocations et leurs responsabilités et non pas simplement leur farcir l’esprit de faits et de connaissances techniques ; elle devrait être le bon sol dans lequel ils pourraient grandir sans peur, heureux, intégralement.
Krishnamurti.
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30.10.2007
J.K - 1/2 "La maturité n'est pas question d'âge..."
Il n’y a pas de différence essentielle entre les vieux et les jeunes.
Les uns, comme les autres, sont esclaves de leurs désirs et de leurs jouissances.
La maturité n’est pas une question d’âge : elle vient avec la compréhension.
L’ardent esprit de recherche est peut-être plus accessible aux jeunes, car les vieux ont souvent été malmenés par la vie : les conflits les ont usés et la mort, sous différentes formes, les attend.
Cela ne veut pas dire qu’ils soient incapables de mener à fond une recherche, mais que cela leur est plus difficile.
Beaucoup d’adultes manquent de maturité, sont assez enfantins, et c’est là une des causes qui contribuent à la confusion et à la misère du monde.
Ce sont les vieux qui sont responsables de la crise économique et morale actuelle, et l’une de nos malheureuses faiblesses est de vouloir que d’autres viennent agir pour nous et modifier le cours de nos vies.
Nous attendons que des jeunes se révoltent et construisent un monde nouveau, cependant que nous demeurons inactifs, n’étant pas sûrs du résultat.
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29.10.2007
J.K - "... aux enseignants"
La vraie éducation est ainsi une tâche mutuelle qui exige de la patience, de la considération et de la bienveillance.
Si l’éducateur s’intéresse réellement à l’enfant en tant qu’individu, les parents auront confiance en lui.
Ce contact permettra au maître d’instruire les parents tout en s’instruisant lui-même et en se faisant instruire.
La vraie éducation est ainsi une tâche mutuelle qui exige de la patience, de la considération et de la bienveillance.
Dans une communauté éclairée, le corps enseignant devrait étudier de ce point de vue le problème de l’éducation ; des expériences à petite échelle devraient être entreprises à cet effet par les éducateurs et les parents.
Krishnamurti.
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28.10.2007
J.K - (2) "L'amour ne compare pas"
Comment peut-on provoquer cet état d’attention ?
On ne peut pas le cultiver par la persuasion, la comparaison, les récompenses ou les punitions, qui sont toutes des formes de contrainte.
L’élimination de la peur est le commencement de l’attention.
La peur existe tant qu’existe le désir d’être ou de devenir, qui est une poursuite du succès avec toutes ses frustrations et ses contradictions tortueuses.
On peut enseigner la concentration, mais l’attention ne peut pas être enseignée, tout comme il est absolument impossible d’enseigner la liberté par la peur ; mais on peut commencer à découvrir les causes qui produisent la peur, et celle-ci s’élimine par la compréhension de ces causes.
L’attention surgit donc spontanément lorsqu’autour de l’élève est créée une atmosphère de bien-être, lorsqu’il a l’impression d’être en sécurité, d’être à son aise et lorsqu’il est conscient d’une action désintéressée inspirée par amour.
L’amour ne compare pas, de sorte que la jalousie et la torture de « devenir » cessent.
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26.10.2007
J.K - (1) - "L'amour ne compare pas"
L’amour ne compare pas, de sorte que la jalousie et la torture de « devenir » cessent.
Apprendre, dans le vrai sens de ce mot, n’est possible qu’en un état d’attention, dans lequel il n’y a aucune contrainte, extérieure ou intérieure. On ne peut penser correctement que lorsque l’esprit n’est pas assujetti par une tradition ou par la mémoire.
C’est l’attention qui permet au silence de se produire dans l’esprit et d’ouvrir la porte vers la création. Voilà pourquoi l’attention est de la plus haute importance.
Les connaissances sont nécessaires au niveau fonctionnel comme moyen de cultiver l’esprit, mais non en tant que fin en elles-mêmes.
Ce qui nous importe, ce n’est pas le développement d’une seule capacité telle que celle du mathématicien, de l’homme de sciences ou du musicien, mais le développement total de l’enfant en tant qu’être humain.
.../...
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25.10.2007
J.K - "Se libérer du connu"
L’amour ne comporte ni devoir ni responsabilité
L’amour a-t-il des responsabilités et des devoirs, et se sert-il de ces mots ?
Lorsqu’on agit par devoir, y a-t-il de l’amour ? La notion de devoir ne l’exclut-elle pas ?
La structure du devoir emprisonne l’homme et le détruit. Tant qu’on s’oblige à agir par devoir, on n’aime pas ce que l’on fait. L’amour ne comporte ni devoir ni responsabilité.
La plupart des parents se sentent, malheureusement, responsables de leurs enfants, et ce sens de responsabilité les pousse à leur dire ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils ne doivent pas faire, ce qu’ils doivent devenir.
Les parents veulent que leurs enfants aient une situation sûre dans la société.
Ce qu’ils appellent responsabilité fait partie de cette respectabilité pour laquelle ils ont un culte, et il me semble que là où est cette respectabilité il n’y a pas d’amour. Ils n’aspirent, en fait, qu’à devenir de parfaits bourgeois.
Lorsqu’ils éduquent leurs enfants en vue de les adapter à la société, ils perpétuent les conflits, les guerres, la brutalité.
Est-ce cela que vous appelez protection et amour ?
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24.10.2007
J.K (3) - "Au contact de la peur"
Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti
Au contact de la peur - 3/3
L'important n'est donc pas de connaître la "recette qui libère de la peur".
Si vous cherchez une voie, un moyen, un système pour vous débarrasser de la peur, vous serez à jamais prisonnier ce celle-ci.
Mais si vous comprenez la peur - ce qui ne peut se produire que lorsque vous entrez en contact direct avec elle,
comme vous êtes en contact avec la faim,
comme vous êtes directement en contact avec la peur du licenciement qui menace -,
alors vous agissez efficacement ;
ce n'est qu'alors que vous vous apercevrez que cesse toute peur - et nous disons bien toute peur, et non telle ou telle forme de peur.
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23.10.2007
J.K (2) - "Au contact de la peur"
Extraits d'entrentien avec J. Krishnamurti
Au contact de la peur - 2/3
Lorsqu'on est en contact direct avec la peur, il y a une réponse du système nerveux, et ainsi de suite.
Alors, lorsque l'esprit cesse de fuir dans les mots et dans des activités de tous ordres, il n'y a plus de division entre l'observateur et l'objet de son observation, qui est la peur.
Seul l'esprit qui cherche à s'échapper se dissocie de la peur.
Mais quand il y a réellement contact avec la peur, il n'y a pas d'observateur, d'identité qui dit :"j'ai peur".
Donc, dès l'instant où vous entrez en contact direct avec la vie, ou avec quoi que ce soit, il n'y a plus de division - c'est cette division qui engendre la compétition, l'ambition, la peur.
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22.10.2007
J.K (1) - "Au contact de la peur"
Au contact de la peur - 1/3
Il y a la peur physique. Par exemple, quand vous voyez un serpent, un animal sauvage, la peur naît instinctivement : cette peur est normale, saine, naturelle.
Ce n'est pas de la peur, c'est le désir de se protéger - qui est normal.
Mais l'autoprotection d'ordre psychologique - c'est à dire le désir de certitude permanente - engendre la peur.
Un esprit qui veut toujours être sûr de tout est un esprit qui est mort, car il n'y a dans la vie aucune certitude, aucune permanence...
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