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31/01/2008

J.K - "Si vous n’êtes pas en relation ..."

Dernier journal 1983

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...avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité, aux êtres humains.

Près de la rivière,
il y a un arbre que nous avons regardé jour après jour,
pendant plusieurs semaines,
au lever du soleil.

Quand l’astre s’élève lentement au-dessus de l’horizon,
au-dessus des bois,
l’arbre devient brusquement tout doré.

Toutes ses feuilles rayonnent de vie,
et vous voyez,
au fil des heures,
une qualité extraordinaire émaner de lui
(son nom importe peu, ce qui compte, c’est ce bel arbre) ;
elle semble s’étendre par tout le pays,
au-delà de la rivière.

Le soleil monte encore un peu,
et les feuilles se mettent à frissonner,
à danser.

Avant l’aube,
l’arbre est sombre,
silencieux et distant,
empreint de dignité.

Au point du jour,
les feuilles illuminées et dansantes,
il vous donne le sentiment de percevoir une grande beauté.

Vers midi,
son ombre est profonde,
et vous pouvez vous y asseoir à l’abri du soleil.

Alors s’établit un rapport profond,
immuable et sécurisant,
avec une liberté que seuls les arbres connaissent.

Vers le soir,
quand le soleil couchant illumine l’ouest,
l’arbre peu à peu s’assombrit,
se referme sur lui-même.

Le ciel est rouge, jaune, vert,
mais l’arbre reste silencieux,
retranché,
il se repose pour la nuit

à suivre...

30/01/2008

J.K - "Les visions qu’une personne peut avoir..."

« Se libérer du connu », J. Krishnamurti, Chapitre 15 - Stock, 1977.

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"photo alain bordeau pour midiblogs"


... sont déterminées par son conditionnement

La plupart d’entre nous aspirent à des expériences durables,
que la pensée ne peut détruire,
susceptibles de nous satisfaire pleinement.

Ainsi, sous-jacent à cette aspiration,
est un désir de satisfaction qui détermine la nature de l’expérience.

Il nous faut donc comprendre à la fois ce désir et les sensations que l’expérience procure.

C’est un grand plaisir que d’éprouver une grande satisfaction.

Plus une expérience est durable,
profonde,
vaste,
plus elle est agréable.

C’est ce plaisir qui dicte la nature de l’expérience à laquelle nous aspirons,
et qui nous donne sa mesure.

Or tout ce qui est mesurable est dans les limites de la pensée
et susceptible de créer des illusions.

On peut vivre des expériences merveilleuses
et être dupé.

Les visions qu’une personne peut avoir sont déterminées par son conditionnement.

Vous pouvez voir le Christ ou le Bouddha
ou tout autre personnage
objet de votre culte,
et plus vous serez croyant,
plus intenses seront vos visions : ces projections de vos désirs.

29/01/2008

J.K - "La méditation est un des arts majeurs dans la vie,"

« Se libérer du connu », J. Krishnamurti, Chapitre 15 - Stock, 1977.

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"photo alain bordeau pour midiblogs"


...peut-être « l’art suprême », et on ne peut l’apprendre de personne : c’est sa beauté.

Il n’a pas de technique,
donc pas d’autorité.

Lorsque vous apprenez à vous connaître,
observez-vous,
observez la façon dont vous marchez,
dont vous mangez,
ce que vous dites,
les commérages,
la haine,
la jalousie

—être conscients de tout cela en vous,
sans option,
fait partie de la méditation.

Ainsi la méditation peut avoir lieu alors que vous êtes assis dans un autobus,
ou pendant que vous marchez dans un bois plein de lumière et d’ombres,
ou lorsque vous écoutez le chant des oiseaux,
ou lorsque vous regardez le visage de votre femme ou de votre enfant.

Comprendre ce qu’est la méditation implique l’amour :

l’amour qui n’est pas le produit de systèmes,
d’habitudes,
d’une méthode.

L’amour ne peut pas être cultivé par la pensée ;
mais il peut —peut-être— naître dans un silence complet
en lequel celui qui médite est entièrement absent.

Un esprit ne peut être silencieux
que lorsqu’il comprend son propre mouvement
en tant que penser et sentir,
et,
pour le comprendre,
il ne doit rien condamner au cours de son observation.

Observer de cette façon est une discipline fluide,
libre,
ui n’est pas celle du conformisme.

28/01/2008

J.K - "On ne reconnaît que ce que l’on connaît déjà..."

« Se libérer du connu », J. Krishnamurti, Chapitre 15 - Stock, 1977.

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"photo alain bordeau - midiblogs"

..., donc lorsque nous déclarons avoir eu une expérience nouvelle,
elle n’est pas du tout neuve

Nous voulons vivre l’expérience du réel
—c’est ce que nous voulons tous, n’est-ce pas ?—
mais vivre le réel c’est le connaître et dès que nous le reconnaissons,
nous l’avons déjà projeté
et il n’est plus réel parce qu’il est dans le champ de la pensée et du temps.

Ce que l’on peut penser au sujet de la réalité n’est pas le réel.

Nous ne pouvons pas reconnaître une expérience neuve : c’est impossible.

On ne reconnaît que ce que l’on connaît déjà,
donc lorsque nous déclarons avoir eu une expérience nouvelle,
elle n’est pas du tout neuve.

Chercher des expériences nouvelles au moyen d’une expansion de la conscience
ainsi qu’on le fait avec des drogues psychédéliques,
c’est encore demeurer dans le champ limité de la conscience.

Nous découvrons maintenant une vérité fondamentale,
qui est qu’un esprit à la recherche des expériences vastes et profondes auxquelles il aspire est très creux et obtus,
car il ne vit qu’avec des souvenirs.

27/01/2008

J.K - "Peut-on vivre en ce monde sans le « plus »"

« Se libérer du connu », J. Krishnamurti, Chapitre 15 - Stock, 1977.

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...sans ces sempiternelles comparaisons ?

Ce ne sont que des esprits frustrés,
étroits,
creux,
conditionnés,
qui recherchent le « plus ».

Peut-on vivre en ce monde sans le « plus »,
sans ces sempiternelles comparaisons ?

Assurément, c’est possible.

Mais on doit l’apprendre par soi-même.

Mener une enquête dans toute cette sphère,
c’est méditer.

Ce mot a été employé,
en Orient et en Occident,
d’une façon malheureuse.

Il existe différentes écoles et différents systèmes de méditation.

Certaines écoles disent :
« Observez le mouvement de votre gros orteil,
observez-le,
observez-le,
observez-le »,
d’autres recommandent que l’on s’assoie dans certaines postures,
que l’on respire régulièrement,
ou que l’on s’exerce à être lucide.

Tout cela est purement mécanique.

Une autre méthode consiste à vous donner un certain mot
et à vous dire que si vous le répétez très longtemps,
vous aurez une expérience transcendantale extraordinaire.

C’est une absurdité.

C’est de l’auto-hypnotisme.

Il est certain qu’en répétant indéfiniment Amen,
Om,
ou Coca-Cola,
vous aurez une certaine expérience,
parce qu’au moyen de répétitions on se calme l’esprit.

C’est un phénomène bien connu en Inde depuis des milliers d’années,
que l’on appelle Mantra-Yoga.

Avec des répétitions vous pouvez inciter votre esprit à être aimable et doux,
mais il n’en sera pas moins un petit esprit mesquin,
misérable.

Vous pourriez aussi bien placer sur votre cheminée un morceau de bois ramassé dans le jardin
et lui présenter tous les jours une fleur en offrande.

Au bout d’un mois vous seriez en train de l’adorer,
et ne pas lui offrir une fleur serait un péché.

26/01/2008

J.K -"La méditation ne consiste pas à suivre un système"

« Se libérer du connu », J. Krishnamurti, Chapitre 15 - Stock, 1977.

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La méditation ne consiste pas à suivre un système ;
ce n’est pas une constante répétition ou imitation ;
ce n’est pas une concentration.

Une des méthodes favorites de certaines personnes
qui enseignent la méditation
est d’insister auprès de leurs élèves
sur la nécessité de se concentrer,

c’est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée
et d’expulser toutes les autres.

C’est la chose la plus stupide,
la plus nocive que puisse faire n’importe quel écolier,
lorsqu’on l’y oblige.

Cela veut dire que pendant tout ce temps
on est le lieu d’un combat entre la volonté insistante de se concentrer
et l’esprit qui vagabonde,
tandis qu’il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée,
partout où elle va.

Lorsque votre esprit erre à l’aventure,
c’est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.

La méditation exige un esprit étonnamment agile ;
c’est une compréhension de la totalité de la vie,
où toute fragmentation a cessé,
et non une volonté dirigeant la pensée.

Lorsque celle-ci est dirigée,
elle provoque un conflit dans l’esprit
mais lorsqu’on comprend sa structure et son origine
—que nous avons déjà examinées—
elle cesse d’intervenir.

Cette compréhension de la structure de la pensée est sa propre discipline,
qui est méditation.

25/01/2008

J.K -"Personne ne peut vous apprendre à être attentif"

« Se libérer du connu », J. Krishnamurti, Chapitre 15 - Stock, 1977.

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La méditation consiste à être conscient de chaque pensée,
de chaque sentiment ;
à ne jamais les juger en bien ou en mal,
mais à les observer et à se mouvoir avec eux.

En cet état d’observation,
on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir.

De cette lucidité naît le silence.

Un silence composé par la pensée est stagnation,
une chose morte,
mais le silence qui vient lorsque la pensée a compris sa propre origine,
sa propre nature et qu’aucune pensée n’est jamais libre mais toujours vieille,
ce silence est une méditation où celui qui médite est totalement absent,
du fait que l’esprit s’est vidé du passé.

Si vous avez lu ce livre attentivement pendant une heure,
c’est cela,
la méditation.

Si vous n’avez fait qu’en extraire quelques mots
et que rassembler quelques idées afin d’y penser plus tard,

ce n’est pas de la méditation.

La méditation est un état d’esprit
qui considère avec une attention complète chaque chose en sa totalité,
non en quelques-unes seulement de ses parties.

Et personne ne peut vous apprendre à être attentif.

Si un quelconque système vous enseigne la façon d’être attentifs,
c’est au système que vous êtes attentif,
et ce n’est pas cela,
l’attention.

24/01/2008

J.K - "Existe-t-il une perception ..."

La voie de l’intelligence, p.59 - chapitre 2 - partie 3 - 3° séminaire. Madra 16 janvier 1981 - « C’est dans l’écoute qu’est la transformation. » J. Krishnamurti

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...qui n’est pas né du savoir, le savoir étant l’expérience, la mémoire, la pensée, l’action ?


K
: Tout d’abord,
nous connaissons la perception ordinaire de la pensée :
la discrimination,
l’aptitude à équilibrer,
la construction et la destruction,
le mouvement dans toutes les activités humaines de choix,
la liberté,
l’obéissance,
l’autorité,
et tout cela.

C’est le mouvement de la pensée qui perçoit.
Nous demandons
– nous n’affirmons pas -
y a-t-il une perception qui n’est pas la pensée ?

PJ : je me demande souvent quelle est la valeur d’une question comme cela.
Vous voyez, vous posez une question,
vous dites qu’aucune réponse n’est possible.

K : Non

PJ
: Est-ce qu’une réponse est possible ?

K : Oui.
Nous connaissons la nature de la pensée.
La pensée discerne,
distingue,
choisit ;
la pensée crée la structure.

Il y a un mouvement de pensée dans la perception pour faire la distinction entre le bien et le mal,
le vrai et le faux,
la haine et la bonté.
Et nous savons, comme nous l’avons dit,
celui-ci a une continuité dans le temps.

Maintenant, est-ce que nous en restons là,
ce qui veut dire, est-ce que nous restons en perpétuel conflit ?

Donc, vous demandez,
y a-t-il une enquête qui nous conduira à un état de non-conflit ?
Qui est quoi ?
Existe-t-il une perception qui n’est pas né du savoir,
le savoir étant l’expérience,
la mémoire,
la pensée,
l’action ?

Je demande, y a-t-il une action qui n’est pas fondée sur la remémoration,
la remémoration étant le passé ?

Existe-t-il une perception qui est totalement dénuée du passé ?

Est-ce que vous investiguez avec moi de cette façon ?

Je sais cela,
et je me rends compte que ceci implique un conflit éternel.

23/01/2008

J.K - "Pour comprendre..."

Entretien 4, Madras, 26 Décembre 1973

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... c’est-à-dire pour pouvoir avoir un « insight », l’esprit doit être libre et avoir de l’espace

L’espace est nécessaire
et l’espace ne peut se produire naturellement que lorsque vous utilisez l’esprit de façon logique,
rationnelle,
saine,
et que vous voyez les limites de la raison.

Après tout,
la rationalité veut dire la capacité de penser objectivement,
non de façon personnelle,
non pour un profit personnel,
non selon un certain modèle de croyance,
d’idées ou de conclusions,
mais penser avec clarté,
objectivité,
sainement,
ce qui veut dire avec santé et force,
une telle capacité donne beaucoup de sécurité,
non seulement extérieurement
mais intérieurement.

Puis vous n’avez plus rien dont vous puissiez avoir peur,
vous pouvez penser logiquement.

Et quand nous sommes...
quand nous pénétrons dans cette question de la méditation,
qui est très complexe,
qui nécessite une grande sensibilité pour comprendre,
comprendre c’est-à-dire pouvoir avoir un « insight »,
l’esprit doit être libre
et avoir de l’espace pour observer et ne pas être envahi.

Est-ce juste ?

22/01/2008

J.K - "Pouvons-nous faire cela, ce matin..."

J. Krishnamurti Last talk in Saanen 21 juillet 1985, 5th public talk (audio et video) Event ID/Serial No BKID60090/EP86SA85-05

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... – faire face aux choses telles qu’elles sont ?

Pourquoi abordons-nous toujours les choses en termes d’accord ou de désaccord.

Pouvons-nous écarter complètement de notre vocabulaire,
de notre cerveau,
« je suis d’accord »
ou « je ne suis pas d’accord »
et simplement faire face aux faits tels qu’ils sont,
non seulement dans le monde,
mais aussi en nous-même  ?

Cela demande une grande honnêteté,
l’urgence de l’honnêteté.

Pouvons-nous faire cela,
ce matin - faire face aux choses telles quelles sont ?

21/01/2008

J.K - "L’esprit doit être capable d’une honnêteté complète..."

J. Krishnamurti Second Entretien Public à Madras, 10 Decembre 1972, Entretien 2 (audio ) Event ID/Serial No 3208/AV721210

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...pour voir ce qui est avec exactitude.

Pouvons-nous continuer avec ce dont nous parlions hier après midi  ?

Nous disions combien il est très important d’être très honnête,
non par rapport à telle idée
ou par rapport à un certain modèle de comportement,
mais d’être dans l’honnêteté
et l’intégrité
qui viennent lorsque vous faites face complètement aux faits tels qu’ils sont.

Cette honnêteté et cette intégrité sont tellement nécessaires
lorsque nous entrons de plus en plus profondément
dans la nature de notre comportement,
de notre conduite morale,
de l’amour,
la mort
et de cette extraordinaire chose
que nous avons appelée méditation.

Pour pénétrer dans tout ceci sans aucune forme d’illusion,
aucune sorte de tromperie,

l’esprit doit être capable d’une honnêteté complète pour voir exactement ce qui est.

20/01/2008

J.K - "Sans la raison au départ, vous ne pouvez pas aller très loin"

Oeuvres collectées Vol. 14 - Talk 6, 26 February 1964 Bombay


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Nous utilisons le mot « raison » non pas dans un sens philosophique avec toutes ses implications  ;
nous donnons à ce mot le simple sens d’une grande honnêteté dans la pensée,
d’un équilibre mental sain,
le sens d’un « insight » clair,
d’une perception où il n’y a pas de tromperie ou d’auto-illusion.

Sans la raison au départ,
vous ne pouvez pas aller très loin.


Parce ce que sans la raison vous êtes inévitablement conduits vers toutes les formes d’illusions,
d’idées fausses,
de peurs et tout le reste.

Pour comprendre la nature et le sens de la méditation,

il est absolument nécessaire de raisonner pas à pas,
afin que votre esprit soit affûté,
que votre cerveau soit clair,
sans la moindre distorsion,
sans la moindre pression.

Cela ne demande aucune croyance,
aucun système  ;

mais cela nécessite un cerveau qui soit sensible,
affûté,
clair,
qui puisse procéder pas à pas,
non de manière illogique,
non en sautant des étapes,
mais avec rationalité,
avec équilibre.

19/01/2008

J.K - "Vous devez interroger tout ce ..."

Se Libérer du Connu (21)

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...que l’homme a accepté comme valable, comme nécessaire."

Je ne demande pas votre foi ;

je ne suis pas moi-même placé en position d’autorité.

Je n’ai rien à vous apprendre -

pas de nouvelle philosophie,
aucun nouveau système,
aucun nouveau chemin d’accès à la réalité ;

il n’existe pas de chemin vers la réalité,

pas plus que vers la vérité.


Toute autorité de n’importe quelle nature,
notamment dans le domaine de la pensée
et de la compréhension,
est la chose la plus mauvaise,
la plus destructrice.

Les meneurs détruisent les suiveurs
et les suiveurs détruisent les meneurs.


Vous devez être votre propre maître
et votre propre disciple.

Vous devez interroger tout ce que l’homme a accepté comme valable,
comme nécessaire.

Vous devez tout mettre en question -

18/01/2008

"Quand j'observe mes pensées..."

Entretiens en Europe 1967 - Cinq entretiens à Amsterdam (5) p.144 - Servire / Wassenaar. The Netherlands

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Interlocuteur
: Quand J’observe mes pensées il y a une grande tension

Krishnamurti
: Quand on observe ses pensées,
dit cette personne, il y a un plus grand stress,
un plus grand conflit.

Pourquoi ceci a-t-il lieu ?

Lorsque vous observez votre pensée pourquoi devrait-il y avoir du stress ?

Il y a stress,
tension,
conflit,
parce que vous regardez votre pensée avec les yeux de la condamnation,
de la comparaison,
du jugement,
vous ne l’observez pas.

Lorsque je regarde ce microphone,
je peux le regarder et ne pas en faire un stress.

Mais si je dis : "je ne l’aime pas’,
il devient immédiatement un stress.

Nous comparons et jugeons
parce que nous sommes conditionnés à tout regarder dans notre vie,
avec condamnation,
comparaison
ou justification ;
jamais à regarder les choses telles qu’elles sont,
sans rien de tout ceci.

Alors, vous constaterez, Messieurs,
que la vie devient très simple : il suffit d’observer.

17/01/2008

J.K - "La méditation n’est pas seulement..."

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...une constante prise de conscience de soi, mais un constant abandon du soi

C’est depuis la pensée juste qu’il y a la méditation,
à partir de laquelle naît la tranquillité de la sagesse ;
et c’est dans celle-ci que se réalise la sérénité la plus haute.

Écrire ce que l’on pense et ressent,
ses désirs et ses réactions,
provoque une conscience intérieure,
la coopération de l’inconscient avec le conscient,
et donc,
conduit à son tour vers l’intégration et la compréhension.


Le livre de la vie – J.Krishnamurti – Citation pour le 21 novembre.

16/01/2008

J.K - "Pourquoi avez-vous peur d’être seul ?"

Se Libérer du Connu (21)

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Si vous ne suivez pas quelqu’un,
vous vous sentez très solitaire.

Alors soyez solitaire.

Pourquoi avez-vous peur d’être seul ?

Parce que vous êtes face à vous-même
tel que vous êtes
et que vous constatez que vous êtes
vide,
terne,
stupide,
déplaisant,
coupable et anxieux

- une entité de seconde main,
insignifiante et de mauvaise qualité.

Faites face au fait ;
regardez-le,
ne le fuyez pas.

Dès que vous fuyez,
la peur commence.

Pourquoi avez-vous peur d’être seul ? –

15/01/2008

J.K - "Etre libre de toute autorité..."

Se Libérer du Connu (19)

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Etre libre de toute autorité,
de la vôtre
et de celle d’un autre,


c’est mourir à toutes les choses d’hier,

de sorte que votre esprit est toujours frais,
toujours jeune,
innocent,
plein de vigueur
et de passion.

C’est seulement dans cet état que l’on apprend et observe.

Et pour cela,
une grande conscience est nécessaire,

la conscience réelle de ce qui se poursuit à l’intérieur de vous-même,

sans la corriger ou dire d’elle ce qu’elle devrait ou ne devrait pas être,

parce que dès le moment où vous la corrigez vous avez mis en place une autre autorité,
un censeur.

Mourir à toutes les choses d’hier -

14/01/2008

J.K - 4/4 - "La compétition entre les nations est en train de détruire le monde."

Ojai, Californie le 14 mai 1982

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.../...

S’il vous plaît,
répondez à ces questions.

Quand je me sens responsable de ceci,
naturellement je cesse d’être en compétition.

13/01/2008

J.K - 3/4 - "La compétition entre les nations est en train de détruire le monde."

Ojai, Californie le 14 mai 1982

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.../...

Dois-je joindre un groupe de terroristes ?

Non évidemment.

C’est évidemment la compétition entre les nations qui détruit le monde
– le plus puissant,
le moins puissant,
et le moins puissant cherchant à devenir le plus puissant,
ce qui est de la compétition.

Dois-je, en réalisant que je suis le restant de l’humanité et
que je suis totalement responsable,

dois-je être en compétition ?

S’il vous plaît,
répondez à ces questions.

Quand je me sens responsable de ceci
naturellement je cesse d’être en compétition.

.../...

12/01/2008

J.K - 2/4 - "La compétition entre les nations est en train de détruire le monde."

Ojai, Californie le 14 mai 1982

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.../...

Comment allez-vous traduire cela si vous avez ce sentiment ?

Non comme une conclusion intellectuelle,
comme un idéal et ainsi de suite,
car cela n’a pas de réalité.

Mais si la vérité est que vous tenez debout sur la terre qui est commune à toute l’humanité,
et que vous vous sentez totalement responsable,
alors quelle est votre action envers la société,
envers le monde dans lequel vous vivez réellement ?

Le monde tel qu’il est maintenant est plein de violence.

Très très peu de gens seulement y échappent parce qu’ils sont soigneusement gardés et protégés.

Supposez que je réalise que je suis totalement responsable,

quelle est alors mon action ?

.../...

11/01/2008

J.K - ... de votre intérêt et assiduité pour la pensée de J. KRISNAMURTI...

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Jeudi 10 janvier, 294 pages ont été vues par 42 internautes !

J.K - 1/4 - "La compétition entre les nations est en train de détruire le monde."

Ojai, Californie le 14 mai 1982

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"La compétition entre les nations est en train de détruire le monde."


Quand on a ce sentiment,
cette réalité,
que l’on voit la vérité
que chaque être humain vivant sur cette terre est responsable non seulement pour lui-même,
mais responsable pour tout ce qui arrive,

comment va-t-on traduire cela dans la vie quotidienne ?

.../...

10/01/2008

J.K - 2/2 - "Comment peut-on être honnête, si l’autre est malhonnête ?"

Collected Works - VARANASI - 3ème causerie aux étudiants
- 17 décembre 1967


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.../...

Mais la responsabilité de ce monde brutal et destructeur n’est pas son affaire ;
il est de la responsabilité des personnes plus âgées.

Ce qui relève de notre affaire,
c’est de veiller à ce qu’il soit éduqué de façon juste
- pas simplement à passer quelques examens stupides,
à ajouter quelques lettres après son nom,
qui lui permettent d’obtenir un emploi dans un pays surpeuplé comme celui-ci.

Notre affaire est de veiller à ce qu’il ait vraiment une bonne éducation,
de sorte que intellectuellement et dans ses sentiments,
il devienne mûr.

Il ne deviendra pas mûr en lisant des livres et en recueillant les idées d’autres personnes,
mais en étant intellectuellement libre de penser,
d’observer,
de raisonner,
objectivement,
avec précision,
sainement.

ette éducation est quelque chose de total, de tous azimuts,
pas uniquement la culture de la mémoire.

Cela signifie qu’il sache qu’il est en contact avec la nature,
avec les arbres,
avec les oiseaux,
les fleurs,
avec la rivière
- et parce qu’il est en contact avec la nature,
il est en contact avec les êtres humains.

Alors, peut-être, pourra-t-il créer un monde qui ne soit pas destructeur,

qui ne soit pas brutal.

09/01/2008

J.K - 1/2 - "Comment peut-on être honnête, si l’autre est malhonnête ?"

Collected Works - VARANASI - 3ème causerie aux étudiants
- 17 décembre 1967


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Interlocuteur
: Monsieur,
si un homme est honnête et que les autres sont malhonnêtes comment peut-il continuer dans un pays brutal et destructeur ?

Krishnamurti
: Comment peut-on être honnête, si l’autre est malhonnête ?
- Et comment peut-on être honnête dans un tel pays brutal et destructeur ? Demande un petit garçon.

Est-ce que vous comprenez l’implication de cette question ?

Ce petit garçon est préoccupé par son avenir,
l’avenir que vous, de l’ancienne génération, avez construit.

Vous êtes responsable de ce monde brutal et destructeur,
et ce garçon dit :

« Dois-je grandir dans cela ? »

Donc déjà pour lui il y a le désespoir et la peur de faire face à ce monde monstrueux que l’ancienne génération a construit.

Je crois que vous devriez avoir les larmes aux yeux.

Il demande : si on est honnête et que les autres sont malhonnêtes, que doit-on faire ?

On ne peut pas faire n’importe quoi envers un autre.

Ce que l’on peut faire,
c’est d’être honnête en dépit de la malhonnêteté autour de soi.

Si vous êtes honnête parce que d’autres sont honnêtes,
c’est malhonnête,
car alors votre honnêteté est une chose rentable,
qui conduit à votre progression, et ainsi vous devenez malhonnête.

Messieurs, dans ce pays, comme ailleurs,
il y a beaucoup de corruption,
à la fois intérieurement et extérieurement ;
mais quand on n’est pas corrompu intérieurement,
aucun niveau de corruption extérieure ne peut toucher cette qualité intérieure de l’esprit qui n’est pas corrompu.

Si je vous aime parce que vous me haïssez,
ou si je vous aime parce que vous me donnez de la nourriture,
des vêtements et un abri,
ou parce que vous me donnez du plaisir, psychologique ou sexuel,

y a-t-il amour ?

Alors à la question qu’a posée ce jeune garçon,
savoir si l’on peut être honnête dans ce monde malhonnête

- il découvrira la bonne réponse quand il sera complètement honnête avec lui-même.

Alors, cela n’aura pas d’importance,

qui est honnête ou qui est malhonnête.

.../...

08/01/2008

J.K - 4/4 - "Qu’est-ce qu’être transformé ?"

Madras 1981 - Bulletin 42 de l’ACK - printemps/été 1982

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.../...

Si vous l’êtes,
vous devez vous pencher sur ce qu’est la société.

Est-ce un mot,
une conception abstraite des relations humaines ?

Ce sont les relations humaines qui font la société,
ces relations humaines avec toute leurs complexités,
leurs contradictions,
avec les haines qu’elles comportent,
pouvez-vous changer tous ces rapports ?

Vous le pouvez.

Vous pouvez cesser d’être cruel et tout ce qui s’ensuit.

Ce que sont vos rapports,

votre environnement l’est aussi.

Si vos relations sont possessives,
égocentriques,
vous créerez autour de vous une chose qui sera également,
destructrice.

Ainsi, l’individu, c’est vous et vous êtes le reste de l’humanité.

Je ne sais si vous vous en rendez compte.

07/01/2008

J.K - 3/4 - "Qu’est-ce qu’être transformé ?"


Madras 1981 - Bulletin 42 de l’ACK - printemps/été 1982

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.../...

Krishnamurti : Qu’est-ce que le monde ?
Qu’est-ce que l’individu ?
Qu’ont fait ceux qui ont influencé le monde ?

Hitler,
Mao Tsé Toung,
Staline ont influencé le monde,
de même que Lénine et tous les bellicistes,
les généraux.

C’est évident.

L’histoire est remplie de guerres : au cours des cinq derniers millénaires,
l’histoire a connu des guerres dans toutes les régions du monde, d’année en année.

Cela a affecté des millions de personnes.

Et le bien lui aussi a influencé le monde.

Le Bouddha a lui-même affecté l’esprit,
le cerveau humain dans tout l’Orient.

Donc,

quand nous parlons du changement individuel et demandons si celui-ci amènera une quelconque transformation dans la société,
je ne pense pas que ce soit là une bonne question.

Sommes-nous réellement,
effectivement intéressés à la transformation de la société,
de cette société corrompue,
immorale,
fondée sur la concurrence,
la brutalité ?

C’est la société dans laquelle nous vivons.

Etes-vous profondément intéressés à changer cela,
même en tant que simples êtres humains ?


.../...

06/01/2008

J.K - 2/4 - "Qu’est-ce qu’être transformé ?"


Madras 1981 - Bulletin 42 de l’ACK - printemps/été 1982

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.../...

Donc, quand nous parlons du changement individuel
et demandons si celui-ci amènera une quelconque transformation
dans la société,
je ne pense pas que ce soit là une bonne question.

Sommes-nous réellement,
effectivement intéressés à la transformation de la société,
de cette société corrompue,
immorale,
fondée sur la concurrence,
la brutalité ?

C’est la société dans laquelle nous vivons.

Etes-vous profondément intéressés à changer cela,
même en tant que simples êtres humains ?


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05/01/2008

J.K - 1/4 - "Qu’est-ce qu’être transformé ?"

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Question : Existe-t-il une chose telle que la transformation ?
Qu’es t-ce qu’être transformé ?

Krishnamurti
: Quand vous observez,
quand vous voyez la saleté sur la route,
quand vous voyez comment les politiciens se conduisent,
quand vous voyez votre propre attitude envers votre femme,
vos enfants, etc.,
la transformation est là.

Comprenez-vous ?

La transformation,
c’est amener de l’ordre dans la vie quotidienne ;
ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire,
hors de ce monde.

Quand vous ne pensez pas clairement,
objectivement,
rationnellement,
prenez-en conscience,
Changez-le,
mettez-y un terme :
c’est la transformation.

Si vous êtes jaloux,
observez la chose et ne lui laissez pas le temps de s’épanouir,
changez-la immédiatement. :

C’est la transformation.
Quand vous êtes cupide,
violent,
ambitieux,
essayant de devenir une sorte de saint homme,
voyez comment cela crée un monde de terrible inutilité.

Je ne sais si vous êtes conscients de cela.

La compétition détruit le monde.

Le monde devient de plus en plus concurrentiel,
de plus en plus agressif et si vous le changez immédiatement,

c’est la transformation.


.../...



Madras 1981 - Bulletin 42 de l’ACK - printemps/été 1982

04/01/2008

J.K - "...C’est là qu’est la crise."

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Ce ne sont ni la politique,
ni les religions en place,
ni l’accumulation de connaissances scientifiques
qui vont résoudre nos problèmes
— pas plus que les psychologues,
les prêtres,
les spécialistes.

La crise,
elle est dans notre conscience,
c’est-à-dire dans notre esprit,
dans la manière que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité.

C’est là qu’est la crise.

L’esprit humain a évolué sur des millions et des millions d’années,
il est conditionné par le temps et l’évolution.

Un esprit conditionné de la sorte,
avec la conscience étroite,
limitée,
exclusive qui est la sienne
— considérant la crise qu’il traverse dans le monde actuel —
peut-il jamais être changé ?

Peut-il amener un changement radical au sein de ce conditionnement ?


Krishnamurti à Ojai le 9 mai 1981.

Traduction en français extraite du bulletin de l’ACK n° 69 - Deuxième bulletin 1995 (1996).

03/01/2008

J.K - "... car notre conscience est la conscience de l’humanité."

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Identifier cette conscience comme étant la mienne et la vôtre,
est une erreur totale,
car notre conscience est la conscience de l’humanité.

L’homme, la femme,
où qu’ils se trouvent dans l’univers, sont en perpétuel effort,
en perpétuel conflit,
sans jamais résoudre aucun des problèmes tels que la peur,
la souffrance,
la solitude,
mais toujours en quête de plaisir.

Cette solitude,
ce chagrin,
cette douleur,
cette souffrance,
ponctués d’éclairs occasionnels de joie et d’amour, sont le lot commun de l’humanité.

C’est une réalité psychologique patente,
mais la plupart d’entre nous répugnent à la voir,
tant nous nous identifions à notre conscience spécifique,
à notre chagrin spécifique,
à notre félicité spécifique.

Mais la réalité psychologique
pour peu que l’on observe attentivement, avec toute la finesse d’une conscience aiguisée
le fait,
donc,
c’est que partout dans l’univers,
aux quatre points cardinaux,
les êtres humains passent par des épreuves,
des expériences rigoureusement identiques aux vôtres.


Krishnamurti à Ojai le 9 mai 1981.

Traduction en français extraite du bulletin de l’ACK n° 69 - Deuxième bulletin 1995 (1996).