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31/03/2008

J.K - Ce que je suis dans mes rapports avec autrui crée la société.

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30/03/2008

JK - Tant que l’animal est choyé il réagit agréablement...

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On ne peut se rendre compte de la façon dont on est conditionné
que lorsque survient un conflit dans une continuité de plaisir
ou dans une protection contre la douleur.

Si tout est harmonieux autour de nous ;
notre femme nous aime, nous l’aimons,
nous avons une maison agréable, de bons enfants,
beaucoup d’argent :
dans ce cas nous ne sommes en aucune façon conscients de notre conditionnement.

Mais lorsque survient l’accident, la femme infidèle,
la perte d’une fortune,
une menace de guerre ou toute autre cause de douleur et d’angoisse,
alors nous savons que nous sommes conditionnés.

Lorsque nous luttons contre une chose, quelle qu’elle soit,
qui nous dérange,
ou lorsque nous nous défendons contre une quelconque menace,
extérieure ou intérieure,
alors nous savons que nous sommes conditionnés.

Et comme la plupart entre nous, la plupart du temps, sont perturbés,
soit en surface soit en profondeur,
ce trouble,
ce désordre indique que nous sommes conditionnés.

Tant que l’animal est choyé il réagit agréablement,
mais dès qu’il rencontre un antagonisme,
la violence de sa nature éclate.


J. Krishnamurti Se libérer du connu Chapitre 2 (p. 24-25)

29/03/2008

J.K - Tant que l’animal est choyé il réagit agréablement...

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Tant que l’animal est choyé il réagit agréablement, mais dès qu’il rencontre un antagonisme...

28/03/2008

J.K - (4) Pouvons-nous provoquer dans l’essence même de notre être une révolution totale ?

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Pouvons-nous donc,
vous et moi,
provoquer en nous-mêmes
— sans aucune influence extérieure, sans nous laisser persuader, sans crainte de punition —
pouvons-nous provoquer dans l’essence même de notre être une révolution totale,
une mutation psychologique,
telles que la brutalité,
la violence,
l’esprit de compétition,
l’angoisse,
la peur,
l’avidité,
et toutes les manifestations de notre nature
qui ont construit cette société pourrie où nous vivons quotidiennement,

cessent d’exister ?


Se libérer du connu - Ch 1 - Stock

27/03/2008

J.K - (3) Pouvons-nous provoquer dans l’essence même de notre être une révolution totale ?

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Nous voyons donc que nous ne pouvons dépendre de personne.

Il n’existe pas de guide,
pas d’instructeur,
pas d’autorité.

Il n’y a que nous et nos rapports avec les autres et avec le monde.

Il n’y a pas autre chose.

Lorsque l’on s’en rend compte,
on peut tomber dans un désespoir qui engendre du cynisme ou de l’amertume,

ou, nous trouvant en présence du fait que nous
et nul autre sommes responsables de nos pensées, de nos sentiments, et de nos actes,

nous cessons de nous prendre en pitié.

En général, nous prospérons en blâmant les autres,
ce qui est une façon de se prendre en pitié.

26/03/2008

J.K - (2) Pouvons-nous provoquer dans l’essence même de notre être une révolution totale ?

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La vérité est en la compréhension de tout cela,
vous ne pouvez le comprendre qu’en sachant le voir dans votre vie.

Il est impossible de le voir à travers une idéologie,
à travers un écran de mots,
à travers l’espoir et la peur.

25/03/2008

J.K - (1) Pouvons-nous provoquer dans l’essence même de notre être une révolution totale ?

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La Vérité n’a pas de sentier, et c’est cela sa beauté : elle est vivante.

Une chose morte peut avoir un sentier menant à elle,
car elle est statique.

Mais lorsque vous voyez que la vérité est vivante, mouvante,
qu’elle n’a pas de lieu où se reposer,
qu’aucun temple,
aucune mosquée
ou église,
qu’aucune religion,
qu’aucun maître ou philosophe,
bref que rien ne peut vous y conduire

— alors vous verrez aussi que cette chose vivante est ce que vous êtes en toute réalité : elle est votre colère, votre brutalité, votre violence, votre désespoir.

Elle est l’agonie et la douleur que vous vivez.

24/03/2008

J.K - Pouvons-nous provoquer dans l’essence même de notre être une révolution totale ?

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Pouvons-nous donc, vous et moi, provoquer en nous-mêmes
— sans aucune influence extérieure, sans nous laisser persuader, sans crainte de punition —

pouvons-nous provoquer dans l’essence même de notre être une révolution totale ?

23/03/2008

J.K - (3) Quelle est l’action juste vis-à-vis de la violence et lorsqu’on y est confronté ?

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Confronté à la violence, l’esprit subit une rapide altération chimique :
il réagit beaucoup plus vite que le coup.

Le corps entier réagit et la riposte est immédiate ;
on peut ne pas rendre le coup,
mais la présence même de la colère ou de la haine provoque la réaction et l’acte.

Voyez ce qui se passe en présence d’une personne en colère si on en est conscient sans réagir.

A partir du moment où on prend conscience de la colère de l’autre sans réagir,
il y a une réaction très différente.

L’instinct est de répondre à la haine par la haine, à la colère par la colère :
la poussée chimique dans le système crée les réactions nerveuses ;
mais calmez tout cela en présence de la colère, et l’action qui en découlera sera différente".

De la connaissance de soi, Courrier du Livre.

22/03/2008

J.K - (2) Quelle est l’action juste vis-à-vis de la violence et lorsqu’on y est confronté ?

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Un esprit qui compare, qui juge sans cesse, est agressif.

Si l’esprit se dégage de l’imitation, du conformisme et de la comparaison,
alors, à partir de là, il pourra poursuivre une action juste.

L’esprit peut-il s’affranchir absolument de toute violence ?

Si oui, comment réagit-il en rencontrant la violence ?

Si on se retrouve face à face avec elle, dans quel sens agit-on ?

Peut-on être juge de ce que l’on va faire en l’abordant ?

21/03/2008

J.K - (1) Quelle est l’action juste vis-à-vis de la violence et lorsqu’on y est confronté ?

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La violence, c’est la colère, la haine, le conformisme, l’imitation, l’obéissance.

Le refus de tout cela est son contraire.

Est-il possible de se libérer de la violence qui fait partie de la vie de chacun,
probablement héritée de l’animal -de s’en affranchir, non relativement, mais complètement ?

Cela signifie se libérer de la colère ; non seulement de s’en libérer,
mais de ne pas la ressentir dans son esprit.

Ou bien, est-il possible de s’affranchir du conformisme
-non du conformisme extérieur, mais du conformisme par comparaison ?

On compare tout le temps, psychologiquement -

j’étais, je serai ou je suis quelque chose.

20/03/2008

J.K - Quelle est l’action juste vis-à-vis de la violence et lorsqu’on y est confronté ?

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19/03/2008

J.K - La responsabilité de chacun...

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Nous n’avons pas fondamentalement changé et nous continuons à ravager le monde.

Le fait est que nous sommes le monde, non en tant qu’idée, mais en tant que réalité.

Voyez-vous la différence entre l’idée et la réalité ?

Nous avons entendu dire que nous sommes le monde et nous en avons fait une idée, une abstraction.

Puis nous nous mettons à discuter cette idée pour savoir si elle est vraie ou fausse,
et nous la perdons de vue.

Mais le fait est que nous sommes le monde ; c’est ainsi.

Donc, nous portons la responsabilité de changer le monde.

Cela veut dire que nous portons la pleine responsabilité de notre façon de vivre tous les jours.

II ne s’agit pas d’essayer de modifier le chaos existant, de l’embellir,
de faire partie d’un groupe ou d’un autre, ou de quelque institution ;
en tant qu’être humain qui est le monde,
il s’agit de subir soi-même une transformation radicale ;
sans cela, il ne peut y avoir de bonne société.

La plupart d’entre nous trouvons le changement difficile,
par exemple : ne plus fumer.

Il y a des institutions qui vous aident à ne plus fumer !
Voyez comme on en dépend.

Peut-on découvrir pourquoi on ne change pas, pourquoi, si on voit le mal - le « mal » entre guillemets -
on n’y met pas fin immédiatement ?

Est-ce parce qu’on espère qu’il se trouvera quelqu’un d’autre pour mettre de l’ordre dans le monde
et qu’on n’aura plus qu’à s’y glisser ?

Est-ce parce que nous sommes indolents, psychologiquement paresseux, inefficaces ?

Que d’années on passe à acquérir certaines techniques,
à terminer ses études secondaires, supérieures, l’université,
à devenir docteur,
cependant, on ne veut pas consacrer une journée à effectuer un changement en soi-même.

Donc, la responsabilité de chacun est d’opérer un changement radical en soi,
parce qu’on est le reste de l’humanité.


De la connaissance de soi, Courrier du Livre.

18/03/2008

J.K - La responsabilité de chacun...

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Y a-t-il une différence entre ce qui arrive dans le monde extérieur et ce qui se passe à l’intérieur de nous ?

Il y a, dans le monde, de la violence, une effervescence extraordinaire, une crise après l’autre.

Il y a des guerres, des divisions entre nationalités, des différences religieuses, raciales et communautaires,
un ensemble de concepts systématisés se dressant contre un autre.

Est-ce différent de ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes ?

Nous aussi sommes violents, nous aussi sommes pleins de vanité, terriblement malhonnêtes,
portant des masques différents selon l’occasion.

Il s’agit donc d’un mouvement analogue à la marée montante et descendante.

C’est nous, êtres humains, qui avons créé ce qui se passe au dehors,
et changer cela est impossible si nous ne changeons pas nous-mêmes en tant qu’êtres humains.

C’est là qu’est la racine du mal.

Nous voulons faire quelque chose dans le monde, avoir de meilleures institutions,
de meilleurs gouvernements, etc.,
mais jamais nous n’admettons que nous avons créé ce monde tel qu’il est.

Si nous ne changeons pas, il ne pourra changer.

Après avoir vécu des millions d’années, nous sommes exactement les mêmes.

17/03/2008

J.K - La responsabilité de chacun...

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"Question :
Comment pouvons-nous prendre la responsabilité de ce qui se passe dans le monde tout en continuant de fonctionner dans notre vie quotidienne ?
Comment agir correctement en ce qui concerne la violence et quand on y est confronté ?

16/03/2008

J.K - La responsabilité de chacun...

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... est d’opérer un changement radical en soi.

15/03/2008

J.K - (4) La méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent...

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C’est cela, la conscience dénuée de tout choix,
de toute condamnation, comparaison ou interprétation,
et qui n’est qu’observation.

Voilà qui rend l’esprit hautement sensitif.

Dans cet état de vigilance, il y a attention - mais point de contrôle ni de concentration.

Rien que l’attention.

Autrement dit, vous êtes dans un même temps en train d’écouter les oiseaux,
de voir le soleil se lever, d’entendre passer les voitures,
d’être attentifs à vos pensées et à vos sentiments,
et au mouvement dont est animée cette attention.

Votre attention est globale, sans limites, et couvre non seulement le conscient, mais aussi l’inconscient.

Lorsque l’esprit est ainsi attentif,
le processus d’association de la pensée prend fin naturellement
et l’esprit devient tranquille.

Alors de cette tranquillité surgit un tout autre mouvement...

Cette méditation-là part de l’éternel et rejoint l’éternel,
car le fondement sur lequel on s’appuie n’est plus le temps,
mais la réalité.

Krishnamurti, La fenêtre ouverte - Edition

14/03/2008

J.K - (3) La méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent...

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Avoir pleinement conscience des choses est un état d’esprit extraordinaire
- avoir conscience de son environnement, des arbres, de l’oiseau qui chante,
du soleil levant, là derrière vous ;
être attentif aux visages, aux sourires, à la boue qui couvre la route ;
percevoir la beauté de ce pays, d’un arbre se détachant sur la rougeur du ciel, du friselis de l’eau -,
avoir de toute chose une conscience sans choix.

C’est ce que je vous invite à faire en chemin.

Écoutez ces oiseaux, ne cherchez pas à les nommer,
à en identifier l’espèce, écoutez simplement leurs bruits.

Écoutez le mouvement de vos pensées ;
ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : « Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise. »

Mais accompagnez-en le mouvement.

13/03/2008

J.K - (2) La méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent...

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Nous allons méditer ensemble...
comme lorsqu’on laisse la fenêtre ouverte et que l’air entre à sa guise.

La méditation c’est tout ce que l’air apporte,
c’est tout ce qu’est le vent...

Il faut qu’elle soit ouverte par amour, par affection, en toute liberté,
et pas dans l’attente de quelque chose.

Voilà ce qu’est cet état de beauté, cet état de l’esprit qui voit mais ne demande rien.

12/03/2008

J.K - (1) La méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent...

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Il faut qu’elle soit ouverte par amour,
par affection, en toute liberté,
et pas dans l’attente de quelque chose.

11/03/2008

J.K - La vérité est l’observation silencieuse ...

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Le seul désir de s’abriter sous ses propres conditionnements engendre d’autres souffrances,
d’autres problèmes ;
car le conditionnement sépare, isole,
et ce qui est isolé ne peut pas vivre.

Et ce qui est isolé aura beau tenter de s’unir à ce qui est isolé,
cela ne formera jamais un tout.

Ce qui est séparé est toujours isolé, quoi qu’il fasse pour accumuler et unir,
se développer, s’inclure et s’identifier.

Ce qui conditionne est destructeur ;
mais l’esprit superficiel ne peut pas voir la vérité de cela,
car il est prisonnier de sa recherche de la vérité.

La vérité est action, et non l’activité du superficiel, du chercheur, de l’ambitieux.

La vérité est le bon, le beau, et non l’activité de la danseuse,
du faiseur de systèmes, du moulin à paroles.

C’est la vérité qui libère le superficiel, et non ses efforts pour se libérer.

Le superficiel, l’esprit, ne peut jamais se libérer lui-même ;
il ne peut qu’aller d’un conditionnement à un autre,
en s’imaginant que l’autre est plus libre.

Le plus n’est jamais libre, il conditionne,
il est une expansion du moins.

Le mouvement de devenir,
de l’homme qui veut devenir le Bouddha comme celui qui veut devenir directeur,
est l’activité du superficiel.

L’homme superficiel a toujours peur de ce qu’il est ;
mais ce qu’il est est la vérité.


Commentaires sur la vie Tome 1, Chapitre 76 - Exploitation et activité

10/03/2008

J.K - La vérité est l’observation silencieuse ...

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La vérité est l’observation silencieuse de ce qui est, et c’est la vérité qui transforme ce qui est.

09/03/2008

J.K - Seul l’esprit qui s’est dégagé du connu est créateur.

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Si c’est la première fois que vous entendez déclarer qu’il vous faut être libérés de la pensée,
vous allez peut-être dire : « Pauvre type, il est fou ! ».

Mais si vous avez vraiment écouté,
que vous l’avez fait,
non seulement cette fois-ci,
mais depuis de nombreuses années au cours desquelles certains d’entre vous ont peut-être lu tout ce qui a été écrit à ce sujet,
vous saurez alors que ces propos sont animés d’une vitalité extraordinaire et d’une vérité profonde.

Seul l’esprit qui s’est dégagé du connu est créateur.

C’est cela, la création.

Ce qu’il crée n’a rien à voir avec lui.

Être libéré du connu,
c’est la condition d’un esprit en pleine création.

Comment un tel esprit peut-il se soucier de lui-même ?

Pour comprendre cet état d’esprit, vous devez donc vous connaître,
observer le processus de votre propre pensée
- l’observer sans le modifier,
mais simplement l’observer comme lorsque vous vous regardez dans une glace.

Lorsque la liberté est présente,
vous pouvez alors vous servir du savoir sans qu’il détruise l’humanité.

Mais quand la liberté est absente,
lorsque vous vous servez du savoir,
vous faites le malheur de tous,
que vous soyez en Russie, en Amérique, en Chine ou n’importe où.

Je qualifie de sérieux l’esprit qui est conscient du conflit du connu sans en être prisonnier et sans faire d’efforts pour modifier ou améliorer le connu.

Car sur ce chemin,
il n’y a pas de fin à la souffrance et au malheur.


De la liberté - Saanen, le 11 juillet 1963

08/03/2008

J.K - Seul l’esprit qui s’est dégagé du connu est créateur.

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07/03/2008

J.K - de l'éducation...

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<> nous voudrions aider
- non, ce n’est pas le mot juste -
nous aimerions, dans l’éducation,
donner à la mort une certaine réalité factuelle,
non pas la mort d’un autre, mais la nôtre.
Jeunes ou vieux, nous devrons inévitablement lui faire face.

Ce n’est pas une chose triste, faite de larmes, de solitude, de séparation.

Nous tuons si facilement,
non seulement les animaux destinés à notre alimentation,
mais encore ceux que nous massacrons inutilement,
par divertissement - on appelle cela un sport.

Tuer un cerf, parce que c’est la saison, équivaut à tuer son voisin.

On tue les animaux parce que l’on a perdu contact avec la nature,
avec les créatures qui vivent sur cette terre.

On tue à la guerre au nom de tant d’idéologies romantiques,
nationalistes ou politiques.

Nous avons tué des hommes au nom de Dieu.

La violence et la tuerie vont de pair.

Et devant cette feuille morte dans toute sa beauté,
sa couleur,
peut-être pourrions-nous être conscients au plus profond de nous-mêmes,
saisir ce que doit être notre propre mort,
non pas à la fin ultime,
mais au tout début de notre vie.

La mort n’est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer,
mais plutôt une compagne de chaque jour.

De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l’immensité.

Dernier journal - Vendredi 30 mars 1984

06/03/2008

J.K - de l'éducation...

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Nous aimerions, dans l’éducation, donner à la mort une certaine réalité factuelle...

à suivre...

05/03/2008

J.K - L’enfant, avec sa curiosité, peut être amené à comprendre que la mort ...

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L’enfant,
avec sa curiosité,
peut être amené à comprendre
que la mort n’est pas seulement l’usure du corps par l’âge,
la maladie,
ou quelque accident inattendu,
mais que la fin de chaque jour est aussi la fin de soi-même.

Il n’y a pas de résurrection,
c’est là une superstition,
une croyance dogmatique.

Tout ce qui existe sur terre,
sur cette merveilleuse terre,
vit,
meurt,
prend forme,
puis se fane et disparaît.

Il faut de l’intelligence pour saisir tout ce mouvement de la vie,
et ce n’est pas l’intelligence de la pensée,
des livres ou du savoir,
mais l’intelligence de l’amour,
de la compassion avec sa sensibilité.
Nous sommes tout à fait certains
que si l’éducateur comprend la signification de la mort et sa dignité,
l’extraordinaire simplicité de mourir -
s’il la comprend,
non pas intellectuellement mais en profondeur -
il parviendra alors à faire saisir à l’étudiant
ou à l’enfant que mourir,
finir,
n’a pas à être évité car cela fait partie de notre vie entière.

Ainsi,
quand l’étudiant ou l’enfant grandira,
il n’aura jamais peur de sa fin.

Si tous les humains qui nous ont précédés,
de génération en génération,
vivaient encore sur cette terre,
ce serait terrible.

Dernier journal - Vendredi 30 mars 1984

04/03/2008

J.K - L’enfant, avec sa curiosité, peut être amené à comprendre que la mort ...

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Si vous comprenez la nature de la mort,
vous n’aurez pas à indiquer que tout meurt,
que la poussière retourne à la poussière,
mais, sans aucune peur,
vous leur expliquerez doucement la mort.

Vous leur ferez sentir que vivre et mourir ne font qu’un,
ne sont qu’un seul mouvement
qui ne commence pas à la fin de la vie après cinquante,
soixante ou quatre-vingt-dix ans,
mais que la mort est comme cette feuille.

Voyez les hommes et les femmes âgés,
comme ils sont décrépits,
perdus,
malheureux,
comme ils sont laids.

Serait-ce qu’ils n’ont pas compris ce que signifie vivre ou mourir ?

Ils ont utilisé la vie,
s’en sont servis,
l’ont gaspillée dans le conflit sans fin
qui ne fait qu’exercer et fortifier la personne,
le moi,
l’ego.

Nous passons nos jours en conflits et malheurs de toutes sortes,
parsemés d’un peu de joie et de plaisir,
mangeant, buvant, fumant,
dans les veilles et le travail incessant.

Et, à la fin de notre vie,
nous nous trouvons face à cette chose
qu’on appelle la mort
et dont on a peur.

Et l’on pense qu’elle pourra toujours être comprise et ressentie en profondeur.

à suivre ...

03/03/2008

J.K - L’enfant, avec sa curiosité, peut être amené à comprendre que la mort ...

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... n’est pas seulement l’usure du corps par l’âge,
la maladie,
ou quelque accident inattendu,
mais que la fin de chaque jour est aussi la fin de soi-même.

à suivre ...

02/03/2008

J.K - se rencontrer autour de la pensée de J.Krishnamurti

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Tous les blogs et sites énumérés ci-dessous sont dans "mes liens favoris" ci-contre sur cette page.

Week-end groupe de dialogue 8/9 mars 2008
site-web: groupe-de-dialogue.blogspot.com

week-end Krishnamurti (en francais)28 au 30 mars 2008
site-web: krishnamurti-fr.blogspot.com

rencontre internationale Krishnamurti 4 au 14 juin 2008
site-web: krishnamurti-gathering.blogspot.com




Residential Retreat and Workshop House

Lieu d'acceuil pour séjours ressourcement, stages, seminaires
web-page program info:
http://opendoor.midiblogs.com

web-site: www.opendoorinfo.com

Ces rencontres auront lieu chez :

Jackie Mc Inley OPEN DOOR - Pyrenees, France.
(adresse ci-dessous)
Jackie Me Inley - Open Door
"Bediau"
31260 Montgaillard de Salies
FRANCE

05 61 90 69 07
06 64 66 48 50