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31/10/2008

J.K - (14) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Mourir, c’est aimer.

La beauté de l’amour n’est ni dans les souvenirs passés
ni dans les images projetées dans l’avenir.

L’amour ne possède ni passé ni futur.

Tout ce qui possède est mémoire,
et la pensée,
c’est le plaisir
— qui n’est point l’amour.
L’amour, avec sa passion, est juste au-delà de cette zone où évolue la société —

c’est-à-dire vous.
Mourez —

et il est là.

30/10/2008

J.K - (13) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Celui qui meurt chaque jour,

en revanche,

est au-delà de la mort.

29/10/2008

J.K - (12) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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C’est ce qu’il appelle vivre

— comme vous —

que ce soit une vie d’efforts,
une vie de souffrance,
ou une plaisante comédie.

Mais la mort est toujours présente,
aux aguets,
à l’affût.

28/10/2008

J.K - (11) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Cet homme,
qui est mort, là, tout près de chez vous,
ou à des milliers de kilomètres,

c’est vous ;

depuis des années, il prépare sa mort avec le plus grand soin,

comme vous.

27/10/2008

J.K - (10) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Le havre que s’est créé votre esprit,
en cultivant la vertu,
en se livrant à la superstition des croyances,
en s’exerçant à la maîtrise habile du savoir-faire
ou se lançant dans l’activité,
débouchera inévitablement sur la mort.

Impossible d’échapper à la mort si vous appartenez à ce monde,
à cette Société dont vous faites partie.

26/10/2008

J.K - (9) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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N’ayez ni refuge extérieur,
ni refuge intérieur ;

ayez une chambre,
une maison,
ou une famille,

mais n’en faites pas une cachette,
un moyen de vous fuir vous-même.

25/10/2008

J.K - (8) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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La vie est un mouvement évoluant dans la relation et l’attachement ;

la négation de ce mouvement est la mort.

24/10/2008

J.K - (7) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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La mort ne concerne que ceux qui possèdent,

ceux qui ont une sépulture où reposer.

23/10/2008

J.K - (6) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Soyez loin.

Loin de cet univers de chaos et de malheur,
tout en vivant en son sein, sans pour autant qu’il vous atteigne.

Cela n’est possible qu’à condition d’avoir l’esprit méditatif,
un esprit qui tourne son regard de l’autre côté de la fleur,
vers l’autre versant du nuage.

L’esprit méditatif n’est lié ni au passé ni au futur,
tout en jouissant de la pleine capacité de vivre en toute clarté
et en toute raison dans ce monde.

Le monde n’est que désordre :
il n’a pour seul ordre que le désordre
et pour seule morale que l’immoralité.

Dans un tel univers,
vaine est la quête d’une clarté
et de sa mise en ordre au profit de ce monde.

A peine mise en oeuvre, elle se change en ténèbres.

La nature de cette clarté est sa vacuité même.

C’est parce qu’elle est vide qu’elle est claire ;
c’est parce qu’elle est négative qu’elle est positive.

Sans savoir où vous êtes, soyez loin.

Là où la notion de vous et moi n’a plus cours.

22/10/2008

J.K - (5) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Le temps, c’est la mémoire.

L’extase est hors du temps.

La félicité de la méditation ne s’inscrit pas dans la durée.

La joie devient plaisir dès qu’elle a une continuité.

A l’aune du temps des horloges,
la félicité de la méditation n’est rien qu’une seconde,
mais dans cette seconde s’inscrit le mouvement global de la vie hors le temps,
mouvement qui n’a ni commencement ni fin.

Dans la méditation, une seconde, c’est l’infini.

21/10/2008

J.K - (4) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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La vallée était nappée de fleurs ;
sur ses flancs un tapis de fleurs de toutes les couleurs possibles et imaginables
s’étalait avec la richesse,
la profusion qu’a la terre elle-même
— avec tout son foisonnement de villes, d’usines et de prairies verdoyantes,
de forêts et de verts pâturages —
égalant en richesse et en beauté cette vallée.

Pourtant cette abondance qui,
grâce à la nature et à l’homme,
foisonne à la surface du globe,
est vouée à mourir pour se reconstituer à nouveau.

La richesse de la méditation n’est pas le fait de la pensée
ou du plaisir que suscite la pensée ;
elle est ailleurs,
de l’autre côté,
sur l’autre versant de la fleur et du nuage.

D’où jaillit une richesse,
comme celle de l’amour et de la beauté
— or jamais pareilles choses ne se trouvent de ce côté-ci de la fleur et du nuage.

20/10/2008

J.K - (3) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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La méditation n’est pas la voie d’accès à des expériences uniques, exceptionnelles :

de telles expériences mènent à l’isolement,
aux processus d’enfermement liés aux souvenirs assujettis au temps,
faisant obstacle à la liberté.

19/10/2008

J.K - (2) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Méditer, c’est être vulnérable,
d’une vulnérabilité qui n’a ni passé ni futur,
ni hier ni lendemain.

N’est vulnérable que ce qui est neuf.

18/10/2008

J.K - (1) Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

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Le silence et l’amour sont indissociables.

Pour comprendre, soyez silencieux.

17/10/2008

J.K - (35) Une manière d'agir totalement différente

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En ce regard,
en cette perception coïncident l’action totale et la vision pénétrante absolue.

Pouvez-vous donc regarder de cette manière-là le mouvement de la pensée,
c’est-à-dire le contenu de notre conscience ;
autrement dit notre cupidité,
notre envie,
notre ambition,
notre nationalisme,
nos croyances,
nos expériences,
nos plaisirs,
notre foi en Dieu,
ou notre absence de foi en Dieu
– cette conscience qu’a élaborée la pensée au travers de l’expérience ?

Regarder, observer cette conscience dans sa globalité,
c’est observer une action attentivement, complètement.

C’est saisir dans un éclair de vision pénétrante le mouvement de l’action.


Krishnamurti à Ojai le 9 mai 1981.

Traduction en français extraite du bulletin de l’ACK n° 69 - Deuxième bulletin 1995 (1996).

16/10/2008

J.K - (34) Une manière d'agir totalement différente

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Pouvez-vous donc écouter cette question en mettant en jeu tout votre être,
toutes vos aptitudes,
toute votre attention ?

Lorsque vous accordez cette attention totale,
c’est comme d’éclairer une chose demeurée jusqu’alors obscure,
c’est comme de l’inonder de lumière.

Lorsque vous mettez en jeu cette attention,
la question est alors en pleine lumière.

Et la question révèle alors sa propre réponse.

Lorsque vous voyez clairement quelque chose,
cette clarté est la réponse.

Il existe donc une action
– mais je vous en prie, n’acquiescez pas, ne vous laissez pas mystifier, ne dites pas oui elle existe ou non elle n’existe pas, mais trouvez par vous-même –
il existe une action qui naît d’une vision lucide et immédiate.

Cette vision n’est pas le souvenir du passé,
elle consiste en une perception directe, pure,
que rien ne dirige.

.../...

15/10/2008

J.K - (33) Une manière d'agir totalement différente

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Je répète la question : existe-t-il une action juste,
qui ne soit pas issue du temps, c’est-à-dire de la pensée,
c’est-à-dire du savoir ?

Peut-être qu’une action de ce type existe,
ou peut-être pas.

Notre esprit, notre cerveau a donc toute liberté de regard.

Notre cerveau, étant sensible, attentif, en éveil, est à l’écoute,
il prête une attention extrême à la question, il n’essaie pas de la résoudre.

Donc, lorsque vous agissez ainsi, en accordant votre pleine attention,
en étant pleinement en éveil,
alors, au sein de cette action-là,
il n’est nullement question de temps.

Mais si vous dites : « Il me faut du temps pour être attentif »,
c’est-à-dire pour apprendre à être attentif,
alors vous agissez sur la base du savoir,
qui consiste à apprendre à être attentif.

Alors, vous n’êtes pas attentif. Je vous en prie, voyez-le.

.../...

14/10/2008

J.K - (32) Une manière d'agir totalement différente

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Si vous cherchez à répondre en termes de vrai ou faux,
de possible ou d’impossible,
vous dépendez de la mémoire.

C’est donc la pensée qui vous dicte la réponse.

Et la pensée étant limitée,
votre réponse sera invariablement limitée,
et donc source de conflit.

Si tout cela est bien clair, voulez-vous donc,
s’il vous plaît, être ouverts à la question,
l’écouter,
l’observer sans le moindre mouvement de la pensée ?

.../...

13/10/2008

J.K - (31) Une manière d'agir totalement différente

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Est-ce que vous l’abordez avec un esprit, un cerveau qui dit :

« C’est une question que je ne comprends pas tout à fait.

Je vais d’abord l’observer, l’entendre, sans chercher de réponse.

Voyons quel est le contenu de ces mots ».

C’est-à-dire : y-a-t-il une action qui ne soit pas issue de la mémoire, donc du temps ?

Je sais que le temps est nécessaire, que le savoir est nécessaire,
pour conduire une voiture, ou devenir charpentier, chirurgien ;
quoiqu’on veuille devenir, le savoir est nécessaire.

Mais est-il possible de répondre à cette question à l’aide de la pensée,
qui est le mouvement de la mémoire ?

.../...

12/10/2008

J.K - (30) Une manière d'agir totalement différente

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Comment faut-il donc aborder la question ?

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11/10/2008

J.K - (29) Une manière d'agir totalement différente

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Le mot n’est qu’un moyen de communication : le mot n’est pas la chose,

jamais il n’y a identité entre les deux ;
le symbole n’est pas le réel.

La façon dont vous entendez ce défi est donc capitale
– ce défi dont la solution passe éventuellement par des voies intellectuelles,
rationnelles, raisonnables.

Si vous avez recours pour le résoudre à des méthodes de l’ordre de la raison,
vous arriverez inévitablement à la conclusion que c’est impossible.

Le processus logique est une activité de la pensée,
toujours limitée,
par conséquent votre réponse au défi sera limitée,
et vous ne trouverez pas de réponse à la question.

.../...

10/10/2008

J.K - (28) Une manière d'agir totalement différente

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Donc,
pour savoir si cette action existe,
il est très important de découvrir comment vous entendez,
comment vous écoutez le contenu de la question,
et,
lorsque la question est posée,
de savoir si votre esprit,
votre cerveau s’efforce de trouver une réponse,
ou bien s’il est vraiment à l’écoute,
attentif à la signification des mots.

.../...

09/10/2008

J.K - (27) Une manière d'agir totalement différente

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Soit vous dites qu’une action de ce type n’existe pas,
et vous vous bloquez,
soit vous dites qu’elle est éventuellement possible.

Mais encore une fois, la possibilité, l’éventualité,
ce n’est pas la réalité.

.../...

08/10/2008

J.K - (26) Une manière d'agir totalement différente

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Comment allons-nous le découvrir ensemble ?

Comment aborde-t-on une question comme celle-ci ?

Comment regarder,
ou écouter une question pareille posée en votre présence ?

.../...

07/10/2008

J.K - (25) Une manière d'agir totalement différente

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Ensemble,
nous essayons ici de découvrir s’il existe une action
qui soit entière, holistique.

Ce mot « holistique » signifie sensé,
sain,
rationnel,
et le mot « entier, total » signifie aussi saint.

C’est tout cela qu’implique l’expression « holistique ».

Existe-t-elle, cette action,
qui ne serait source d’aucun conflit,
ne serait pas source perpétuelle de problèmes ?

.../...

06/10/2008

J.K - (24) Une manière d'agir totalement différente

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Existe-t-il donc une action qui soit complète, et non limitée ?

Nous ne disons pas qu’elle existe, ni qu’elle n’existe pas.

Nous posons une question fondamentale ;
il ne s’agit pas d’un questionnement superficiel, éphémère.

Nous posons là une question extrêmement sérieuse,
car voilà des millions et des millions d’années que l’homme vit
dans la confusion, le conflit, le malheur,
sans apporter de solution aux conflits de l’humanité,
aux souffrances de l’humanité.

L’homme a fui dans un foisonnement de religions,
de cultes fantaisistes,
de rites,
de symboles et de prières.

.../...

05/10/2008

J.K - (23) Une manière d'agir totalement différente

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La chose est essentielle à comprendre.

Je vous en prie,
appliquez à cette exploration, à cette découverte,
toute l’attention de votre esprit, de votre cerveau.

Peut-être vous intéressez-vous à la méditation et rien d’autre ;
mais ce genre de méditation n’a aucune valeur
si l’on ne mène pas une vie juste, saine, rationnelle.

Cette forme de méditation n’est qu’une fuite devant la réalité,
une fuite face à « ce qui est », c’est-à-dire notre vie quotidienne.

Notre vie quotidienne est le siège de tant de malheur,
de confusion et de conflit.

Et vouloir méditer pour atteindre quelque espèce d’expérience mystique
n’est qu’une illusion.

Vous aimez peut-être vivre dans l’illusion :
c’est tellement plus flatteur à l’imagination, plus gratifiant.

Mais voir « ce qui est »,
et ensuite voir si « ce qui est » peut être transformé
– voilà qui fait partie de la méditation profonde.

.../...

04/10/2008

J.K - (22) Une manière d'agir totalement différente

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Le temps est donc le facteur-clé de la connaissance et de l’accomplissement personnels,
du progrès individuel.

Le temps est utilisé en termes de :
« Je suis seul, mais je vais échapper à la solitude »,
ou : « Je vais la comprendre »,
ou : « Je vais faire en sorte que les choses changent ».

Tout cela implique le temps.

Et nous disons qu’après avoir accumulé des connaissances,
nous agirons avec compétence.

Je veux être un bon charpentier,
donc je deviens l’apprenti d’un maître charpentier,
et j’apprends, grâce à des années d’apprentissage,
tout comme le chirurgien, l’homme d’affaires, le prêtre, etc.

Le temps, c’est le savoir.

C’est sur la base de ce savoir que nous agissons.

Ou bien nous agissons, puis nous tirons ensuite les leçons de cette action
– ce qui, là encore, se transforme en savoir.
Il y a deux façons d’agir : soit en accumulant le savoir au préalable –
comme le chirurgien qui passe dix ans à étudier,
à apprendre, pour agir ensuite ;
soit en agissant d’abord, puis cette action, une fois les leçons tirées,
devient à son tour un savoir.

Cela revient au même.

.../...

03/10/2008

J.K - (21) Une manière d'agir totalement différente

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Je vous en prie,
pensons et observons ensemble.

Vous n’êtes pas seulement là,
à écouter un orateur exposer toute une série d’idées que vous accueillez,
puis vous remémorez, en disant : « J’ai appris ».

Nous sommes en train d’observer ensemble, en ce moment même, avec attention.

.../...

02/10/2008

J.K - (20) Une manière d'agir totalement différente

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Et nous nous servons du temps comme d’un moyen d’accomplissement personnel,
moyen d’apprendre une langue,
moyen d’accumuler des connaissances en vue d’agir avec compétence – ou sans.

Le temps est donc dans notre vie un facteur de conditionnement fondamental.

Il y a l’espoir, il y a l’avenir – qui est lui-même espoir ;
et le temps sous forme de passé, avec ses souvenirs, ses expériences.

Et le savoir procède du temps.

Qu’il s’agisse de connaissances scientifiques, psychologiques,
ou de la connaissance de soi,
tout ce savoir est inclus dans le cadre du temps.

Lorsqu’on dit : « Je vais devenir meilleur »,
« Je ne vais plus être comme ceci, mais comme cela »,
tout cela implique le temps.

.../...