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31/01/2014

J.K - (4/6) Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Mais l’esprit, malgré ses capacités extraordinaires dans le domaine des sciences et de leurs applications, est toujours mesquin, étroit et bigot, et il continuera à l’être, n’est-ce pas ?

Vous pouvez avoir une expérience sensationnelle, explosive, au moyen d’une de ces drogues, mais l’agressivité, la brutalité et la douleur, si profondément enracinées dans l’homme disparaîtront-elles ?

Si les drogues étaient capables de résoudre les problèmes complexes et enchevêtrés des relations humaines, il n’y aurait plus rien à dire, car ces relations, la soif de vérité, la fin de la douleur, seraient bien superficielles, pour avoir été résolues par une pincée de drogue dorée.

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30/01/2014

J.K - (3/6) Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Il y a, dans l’homme, une telle anarchie, et de telles capacités scientifiques.

Ce déséquilibre produit un chaos dans le monde.

Le fossé infranchissable entre une technologie avancée et la cruauté de l’homme produit de grands bouleversements et de grandes détresses.

Tout cela est évident.

Alors l’intellectuel qui a jonglé avec différentes théories - Vedanta, Zen, idéal communiste, etc. - n’ayant rien trouvé pour échapper à l’impasse de la condition humaine, se tourne maintenant vers une drogue dorée qui apporterait aux esprits une harmonie et une santé dynamiques.

On compte sur les savants pour découvrir cette drogue dorée qui apporterait la réponse complète à tout, et ils la découvriront probablement.

Les écrivains et les intellectuels la prôneront comme ayant le pouvoir de mettre fin à toutes les guerres, ainsi qu’ils l’ont fait pour le communisme ou le fascisme.

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29/01/2014

J.K - (2/6) Doit-on s'enivrer pour savoir ce qu'est la sobriété ?

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J.K : Non, je n’ai pas pris de drogues.

Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

Doit-on se rendre malade pour savoir ce qu’est la santé ?

Comme plusieurs aspects sont inclus dans la question des drogues, abordons-la avec soin.

Quelle est la nécessité de prendre des drogues - des drogues qui promettent une expansion psychédélique de l’esprit, de grandes visions, de l’intensité ?

On les prend, apparemment, parce que la clarté intérieure est faible, parce que l’existence est creuse, médiocre, privée de sens ; on se drogue pour dépasser cette médiocrité.

Les intellectuels ont fait de la drogue un nouveau mode de vie.

On voit de la discorde partout dans le monde, des névroses contraignantes, des conflits, la misère douloureuse de la vie.

On est conscient de l’agressivité de l’homme, de sa brutalité, de son total égoïsme, que nulle religion, nulle loi, nulle morale sociale n’ont pu dompter.

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28/01/2014

J.K - (1/6) - Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Interlocuteur : « Pourquoi ne devrait-on pas prendre des drogues ?

Apparemment, vous êtes contre.

Vos amis les plus éminents en ont pris, ont écrit des livres à ce propos, ont encouragé les autres à en prendre, et ont ressenti avec une grande intensité la beauté d’une simple fleur.

Nous aussi en avons pris et nous voudrions savoir pourquoi vous semblez être si opposé aux expériences provoquées par des produits chimiques.

Après tout, notre organisme est un processus biochimique et y ajouter un surplus de produits chimiques pourrait nous faire faire une expérience s’approchant du réel.

Vous n’avez, vous-même, pas pris de drogues, n’est-ce pas ?

Alors comment, sans les avoir essayées, pouvez-vous les connaître ? »

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27/01/2014

Citation extraite du site - J.K et son enseignement.

Identifier cette conscience comme étant la mienne et la vôtre, est une erreur totale, car notre conscience est la conscience de l'humanité.

 

 

23/01/2014

Citation extraite du site - J.K et son enseignement.

 On ne reconnaît que ce que l'on connaît déjà, donc lorsque nous déclarons avoir eu une expérience nouvelle, elle n'est pas du tout neuve.

 

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04/01/2014

"BRILLER DE SA PROPRE LUMIERE" (3)

Extrait du livre.

"S'affranchir de la douleur."

page 206

Un auditeur :

Nos idées préconçues sont des barrières ; il nous faut les examiner pour nous en défaire et cela peut prendre du temps.

KRISHNAMURTI :

Monsieur, voir qu'on souffre de la solitude et se rendre compte qu'on veut s'en échapper sont des actes instantanés. Le fait de ma  solitude et celui de mon refus de l'affronter, je peux les percevoir immédiatement. Et je peux aussi voir instantanément que les barrières que je découvre en moi ne sont, en vérité, que des moyens de fuir ma solitude, dans laquelle je dois pourtant entrer, que je ne peux pas éloigner de moi.

Notre difficulté, voyez-vous, est que nous sommes attachés aux objets vers lesquels nous fuyons. Ils sont devenus si importants, si extraordinairement respectables ! Et nous nous imaginons que si nous cessions de participer à cette respectabilité, Dieu seul sait ce qui arriverait ! Donc notre attachement à la respectabilité devient suprêmement important, et non le fait qu'il faut comprendre la solitude, ou toute autre chose, complètement.

02/01/2014

"BRILLER DE SA PROPRE LUMIERE" (2)

Extrait du livre.

S'affranchir de la douleur.

page 201

Un Auditeur :

Lorsqu'on souffre, il est inévitable que l'on veuille trouver un remède.

KRISHNAMURTI :

Monsieur, ainsi que nous le disions l'autre jour, nous voulons mener une vie agréable. Nous ne cherchons pas à modifier ce qui est agréable, nous voulons que notre plaisir dure jour et nuit, indéfiniment, et craignons tellement de le voir disparaître ou s'altérer, que nous n'osons pas y toucher, ni même l'effleurer d'un souffle. Nous nous y accrochons, nous nous cramponnons à ce qui nous délecte, nous donne de la joie, du plaisir, des sensations, comme aller à l'église, à la messe. Cela nous stimule, nous donne l'impression de nous rapprocher de l'essence des choses, et nous voulons demeurer dans ce sentiment.

Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre aussi intensément avec la douleur sans chercher à y porter remède ? L'avez-vous jamais essayé ? Avez-vous jamais essayé de vivre en compagnie d'une douleur physique ? Ou dans du bruit ?

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01/01/2014

"BRILLER DE SA PROPRE LUMIERE" - (1)

Extraits du livre.

Comment rompre une habitude.

page 296.

Il n'y a pas de pensée sans passé : la pensée n'est qu'une réaction de la mémoire.

En marge des guerres et de la bombe atomique, il y a, en ce monde, des soi-disant pacifistes qui  ne veulent pas de guerres et parlent d'abolir la bombe atomique - c'est leur idéal.

Mais la bombe n'est qu'un résultat, la conséquence d'un processus historique, déterminé, par nos nationalismes, nos ambitions, nos préjugés, nos distinctions de classe, nos religions.

C'est tout cela qui a produit la bombe, et il est inutile de se quereller autour de cette bombe : il nous faut changer totalement notre mode de vie, notre mode de pensée.

Mais cela personne ne le veut.

Et c'est de cela dont je parle : une révolution totale qui ne soit pas une réaction.

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