Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31/07/2018

J.K - "Si vous n’êtes pas en relation ..."

Dernier journal 1983

forêt Bercé 151 B.jpg



...avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité, aux êtres humains.

Près de la rivière,
il y a un arbre que nous avons regardé jour après jour,
pendant plusieurs semaines,
au lever du soleil.

Quand l’astre s’élève lentement au-dessus de l’horizon,
au-dessus des bois,
l’arbre devient brusquement tout doré.

Toutes ses feuilles rayonnent de vie,
et vous voyez,
au fil des heures,
une qualité extraordinaire émaner de lui
(son nom importe peu, ce qui compte, c’est ce bel arbre) ;
elle semble s’étendre par tout le pays,
au-delà de la rivière.

Le soleil monte encore un peu,
et les feuilles se mettent à frissonner,
à danser.

Avant l’aube,
l’arbre est sombre,
silencieux et distant,
empreint de dignité.

Au point du jour,
les feuilles illuminées et dansantes,
il vous donne le sentiment de percevoir une grande beauté.

Vers midi,
son ombre est profonde,
et vous pouvez vous y asseoir à l’abri du soleil.

Alors s’établit un rapport profond,
immuable et sécurisant,
avec une liberté que seuls les arbres connaissent.

Vers le soir,
quand le soleil couchant illumine l’ouest,
l’arbre peu à peu s’assombrit,
se referme sur lui-même.

Le ciel est rouge, jaune, vert,
mais l’arbre reste silencieux,
retranché,
il se repose pour la nuit

à suivre...

29/07/2018

J.K- 3.- Est-il possible de vivre avec la mort ?

Dernier journal 1983

983ff3401f9b5f76d4797022b7a84702.jpg


Si seulement nous pouvions nous rendre compte de ce que signifient,
sur le plan psychologique,
le temps et la division,
la séparation des hommes,
des races,
des cultures, opposés les uns aux autres.

Cette séparation provient aussi de la pensée et du temps,
comme la division entre vie et mort.

Vivre avec la mort dans la vie impliquerait
un profond changement dans notre conception de l’existence.

Mettre fin à l’attachement sans limite,
sans motif,
et sans faire intervenir le temps,
c’est mourir alors qu’on est encore en vie.

28/07/2018

JK - 2.- Est-il possible de vivre avec la mort ?

Dernier journal 1983

a592b4351826965ea9347a800994d7dc.jpg


Se pose aussi la question du temps
- le temps qu’il faut pour vivre,
pour apprendre,
pour amasser,
pour agir,
pour faire quelque chose,
et puis la fin du temps connu
- le temps qui sépare le vivre du finir.

Dès qu’il y a séparation,
division,
entre « ici » et « là »,
entre ce qui est« et »ce qui devrait être",
cela implique le temps.

il me semble significatif que nous maintenions la division
entre cette prétendue mort
et ce que nous appelons la vie.

C’est à mes yeux un facteur décisif.

La peur surgit lorsqu’il y a une telle séparation.

On fait alors un effort pour surmonter cette peur,
en recherchant le confort,
la satisfaction,
un sentiment de continuité.

(Il s’agit ici bien sûr du domaine psychologique et non pas de la réalité physique ou technique.)

Le moi s’est constitué dans le temps,
et il est maintenu par la pensée.

suite... demain

27/07/2018

JK - 1.- Est-il possible de vivre avec la mort ?

Dernier journal 1983

DSCF4294.jpgA.jpg


Non pas avec morbidité,
ni de façon auto destructrice.

Pourquoi avons-nous séparé la vie de la mort ?

La mort fait partie de notre existence.

Le vivant et le mourant sont inséparables
et se suivent inexorablement.

Pourquoi séparer l’envie,
la colère,
la tristesse,
la solitude
et le plaisir que nous éprouvons,

de ce qu’on appelle la mort ?


Pourquoi les gardons-nous à des miles de distance,
des années-lumière les uns des autres ?

Nous acceptons la mort d’un vieil homme,
qui est naturelle.

Mais si quelqu’un de jeune meurt dans un accident,
ou atteint d’une maladie,
nous nous révoltons contre la mort.

Nous disons que c’est injuste,
que cela ne devrait pas être.

Voilà ce qu’il nous faut examiner,
non pas comme un problème,
mais en en cherchant
et en observant les implications,
et sans se faire d’illusions.

suite... demain

26/07/2018

J.K - est-il possible de vivre avec la mort ?

22c9d8e361f880ae6c2eb80fa20590d5.jpg

23/07/2018

JK - L'immortalité...

Dernier journal 1983



Ce qui n’est pas mortel ne connaît pas la mort.

L’immortel demeure,
au-delà du temps,
complètement inconscient d’une telle fin.

Le moi est-il immortel,
ou connaît-il une fin ?

Le moi ne peut devenir immortel.

Le je et tous ses attributs se constituent dans le temps,
qui est la pensée ;
jamais il ne sera immortel.

On peut bien inventer une idée de l’immortalité,
une image,
un dieu,
une représentation,
et y tenir pour y trouver du réconfort,
mais là n’est pas l’immortalité.

JK - L’immortalité existe-t-elle ?

1f0e4d73b4321bd3bbbdb77c81ad2c30.jpg

10/07/2018

J.K - mourir à...

1E238753D345D6D04AADA1FA80E0.jpg

Avez-vous déjà essayé de mourir à un plaisir ?, délibérément et pas sous la contrainte. 

extrait "le livre de la méditation et de la vie" - page 118/7 avril.

09/07/2018

J.K - (3) L'essence de l'enseignement

12744c94187b88d3ed2d012e38f85673.jpg



Quand l’homme percevra le mouvement de sa propre conscience
il verra la division entre le penseur et la pensée,
l’observateur et l’observé,
l’expérimentateur et l’expérience.

Il découvrira que cette division est une illusion.

Alors seulement apparaît la pure observation
qui est vision directe,
sans aucune ombre provenant du passé.

Cette vision pénétrante, hors du temps,
produit dans l’esprit un changement profond et radical.

La négation totale est l’essence de l’affirmation.

Quand il y a négation de tout ce qui n’est pas amour
- le désir, le plaisir -
alors l’amour est,
avec sa compassion et son intelligence.

07/07/2018

J.K - (2) L'essence de l'enseignement

d7443637ea11ae3571ac72251ac16e67.jpg



La liberté n’est pas une réaction ;
la liberté n’est pas le choix.

C’est la vanité de l’homme qui le pousse à se croire libre
par le choix dont il dispose.

La liberté est pure observation,
sans orientation,
sans crainte ni menace de punition,
sans récompense.

La liberté n’a pas de motif ;
la liberté ne se trouve pas au terme de l’évolution de l’homme
mais réside dans le premier pas de son existence.

C’est dans l’observation
que l’on commence à découvrir le manque de liberté.

La liberté se trouve dans une attention vigilante
et sans choix au cours de notre existence quotidienne.

La pensée est temps.

La pensée est née de l’expérience,
du savoir,
inséparables du temps.

Le temps est l’ennemi psychologique de l’homme.

Notre action est basée sur le savoir et donc sur le temps,
ainsi l’homme se trouve toujours esclave du passé.

.../...

05/07/2018

J.K - (1) L’essence de l’enseignement. (déjà publié en 2008)

8db9b45b581b59a276abdde57c9aa00f.jpg


Extrait de textes publiés par l'ACK.

Cette déclaration a été rédigée, à l’origine par Krishnamurti lui-même le 21 octobre 1980,
pour figurer dans le second volume - « Les années d’accomplissement » -
de la biographie de Krishnamurti par Mary Lutyens (Editions Arista (1984)
(épuisée, pour la traduction française).



En la relisant,
Krishnamurti a ajouté quelques phrases au texte.


L’essence de l’enseignement de Krishnamurti est contenu dans sa déclaration de 1929
où il dit « la Vérité est un pays sans chemin ».

Aucune organisation,
aucune foi,
nul dogme,
prêtre ou rituel,
nulle connaissance philosophique
ou technique de psychologie ne peuvent y conduire l’homme.

Il lui faut la trouver dans le miroir de la relation,
par la compréhension du contenu de son propre esprit,
par l’observation et non par l’analyse intellectuelle
ou la dissection introspective.

L’homme s’est construit des images religieuses,
politiques ou personnelles, lui procurant un sentiment de sécurité.

Celles-ci se manifestent en symboles, idées et croyances.

Le fardeau qu’elles constituent domine la pensée de l’homme,
ses relations et sa vie quotidienne.

Ce sont là les causes de nos difficultés,
car,
dans chaque relation, elles séparent l’homme de l’homme.

Sa perception de la vie est façonnée par les concepts préétablis dans son esprit.

Le contenu de sa conscience est cette conscience.

Ce contenu est commun à toute l’humanité.

L’individualité est le nom,
la forme et la culture superficielle
que l’homme acquiert au contact de son environnement.

La nature unique de l’individu ne réside pas dans cet aspect superficiel,
mais dans une liberté totale à l’égard du contenu de la conscience.

.../...