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19/11/2014

KRISHNAMURTI - La sexualité (5/5)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "Nous avons fait de la sexualité un problème"

La raison essentielle n'est-elle pas que nous pensons toujours à partir d'un point de vue particulier, un point de vue fixé ?

Notre pensée part toujours de notre centre pour aller vers la périphérie, mais pour la plupart d'entre nous, c'est la périphérie qui constitue notre centre, donc tout ce que nous touchons est superficiel.

Or la vie n'est pas superficielle; elle exige d'être vécue complètement, mais parce que nous ne vivons que d'une manière superficielle, nous ne connaissons que des réactions superficielles.

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23/02/2014

KRISHNAMURTI - La sexualité (4/5)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "Nous avons fait de la sexualité un problème"

Chacune de nos actions périphériques, quelle qu'elle soit, engendre inévitablement un problème; ainsi va notre vie - nous vivons dans le superficiel, et nous sommes satisfaits de vivre à ce niveau, avec tous les problèmes que cela suppose.

Les problèmes existent donc tant que nous vivons dans le superficiel, à la périphérie - la périphérie étant le "moi" et ses sensations, qui peuvent s'extérioriser ou se subjectiviser, ou s'identifier à l'univers, à la nation, ou à toute autre élaboration de l'esprit.

Donc, tant que nous vivons dans le champ étroit de l'esprit, il ne peut y avoir que complications et problèmes; et c'est tout ce que nous connaissons.

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22/02/2014

KRISHNAMURTI - La sexualité (3/5)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "Nous avons fait de la sexualité un problème"

Pourquoi faisons-nous un problème de tout ce que nous touchons ?...

Pourquoi la sexualité est-elle devenue un problème ?

Pourquoi acceptons-nous de vivre avec des problèmes ?

Pourquoi n'y mettons-nous pas fin ?

Pourquoi ne mourons-nous pas à nos problèmes, au lieu de les porter, jour après jour, année après année ?

Assurément, la sexualité est une question pertinente, à laquelle je vais répondre dans quelques instants, mais il y a d'abord la question fondamentale : pourquoi faisons-nous de la vie un problème ?

Le travail, le sexe, l'argent qu'il faut gagner, la pensée, le sentiment, l'expérience, bref, tout ce qui fait la vie -

pourquoi tout est-il problème ?

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21/02/2014

KRISHNAMURTI - La sexualité (2/5)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "L'ultime évasion"

... tout cela donne de l'importance et de la force au "moi"...

Lorsqu'il n'existe dans votre vie qu'une seule chose qui soit la voie ouverte vers l'ultime évasion, vers l'oubli total de soi-même, ne serait-ce que pour quelques secondes, vous vous y accrochez parce que c'est l'unique moment où vous soyez heureux.

La sexualité devient donc un problème extraordinairement épineux et complexe, tant que l'on ne comprend pas l'esprit qui réfléchit au problème.

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19/02/2014

KRISHNAMURTI - La sexualité (1/5)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "L'ultime évasion"

... pourquoi votre esprit s'en préoccupe-t-il tant ?

Parce que c'est l'ultime voie d'évasion, n'est-ce pas ?

C'est la voie de l'oubli total de soi-même.

Pendant quelques moments, au moins l'espace d'un instant, vous pouvez vous oublier vous-même - et il n'y a pas d'autre moyen de s'oublier soi-même.

Toutes les autres activités de votre vie ne font que renforcer le "moi".

Votre travail, votre religion, vos dieux, vos leaders, votre action sur le plan politique et économique, vos échappatoires, vos activités sociales, votre rejet d'un parti et votre adhésion à un autre -

Tout cela donne de l'importance et de la force au "moi"

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18/02/2014

J.K - La sexualité (3/3)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "L'ultime évasion" -

Qu'entendons-nous par le "problème de la sexualité" ?

Le problème concerne-t-il l'acte sexuel ou le fait d'y penser ?

Assurément, ce n'est pas l'acte qui est en cause.

L'acte sexuel ne nous pose pas plus de problème que l'acte de manger, mais si vous pensez à longueur de journée à la nourriture, ou à quoi que ce soit d'autre, parce que vous n'avez rien d'autre à quoi penser, alors cela devient pour vous un problème...

Pourquoi créer ce problème, ainsi que vous le faites ?

Les cinémas, les magazines, les plaisanteries, la mode féminine, tout vous pousse à vous forger des quantités d'idées sur le sexe. Pourquoi l'esprit échafaude-t-il tout cela, et d'ailleurs pourquoi au juste l'esprit pense-t-il au sexe ?

Pourquoi ? messieurs, mesdames ?

C'est votre problème.

Pourquoi ?

Pourquoi est-ce devenu un problème si crucial dans votre vie ?

Alors que tant de choses requièrent, réclament votre attention, c'est l'idée du sexe qui l'occupe tout entière.

Que se passe-t-il, pourquoi votre esprit s'en préoccupe-t-il tant ?

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15/02/2014

J.K - La sexualité (2/3)

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... l'acte sexuel prend une importance extrême. N'est-ce-pas exact ?

Parce que c'est quelque chose qui me procure une joie sans mélange, l'oubli total de moi, j'en redemande encore et encore.

Pourquoi j'en redemande ?

Parce que partout ailleurs je suis en conflit, à tous les niveaux divers de l'existence, l'égo ne cesse de se renforcer.

Sur le plan économique, social, religieux, tout concourt à cet épaississement constant de la conscience de soi qu'est le conflit.

En définitive, on n'a conscience de soi-même que lorsqu'il y a conflit.

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14/02/2014

J.K - La sexualité (1/3)

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La sexualité pose un problème car c'est, selon toute vraisemblance dans l'acte sexuel que le moi est le plus totalement absent.

Dans ces moments-là on est heureux, parce que la conscience de soi, la conscience du "moi" cesse d'exister; et le désir de renouveler cette expérience de renonciation au moi qui apporte le bonheur parfait, sans passé ni futur, l'exigence de ce bonheur complet qu'apporte la fusion, l'intégration totale, font que naturellement l'acte sexuel prend une importance extrême.

N'est-ce pas exact ?

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13/02/2014

J.K - mourir à toutes ces petites choses (3/3)

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 S'il ne meurt à tout ce qu'il connaît.

Donc, pour voir la pleine vérité de tout cela, il faut absolument avoir un esprit jeune - un esprit qui ne fonctionne pas simplement dans le champ du temps.

L'esprit qui est jeune meurt à toute chose.

Etes-vous capables de voir cette vérité, de la percevoir, instantanément ?

Peut-être ne saisirez-vous pas entièrement la portée extraordinaire de tout cela, son immense subtilité, la beauté de cette mort, sa richesse,

...mais par le simple fait d'écouter, ces paroles seront comme une semence qui va prendre racine, et ce, non seulement au niveau superficiel de la conscience claire, mais jusque dans les couches profondes de l'inconscient.

12/02/2014

J.K - mourir à toutes ces petites choses (2/3)

"

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 Ce n'est qu'un jeu intellectuel.

Si vous faites l'expérience de la mort aux petites choses de la vie - c'est déjà bien.

Essayez simplement de mourir aux petits plaisirs - avec facilité, avec aisance, avec le sourire -, cela suffit déjà, car vous verrez alors que votre esprit est capable de mourir à des quantités de choses, de mourir à tous les souvenirs.

Des machines - les ordinateurs - remplissent actuellement les fonctions de la mémoire, mais l'esprit humain est bien plus qu'un simple mécanisme routinier d'association et de mémoire.

L'esprit ne peut pourtant pas devenir cet "autre chose", s'il ne meurt à tout ce qu'il connaît.

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11/02/2014

J.K - mourir à toutes ces petites choses (1/3)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti 

Avez-vous déjà essayé de mourir à un plaisir, délibérément et pas sous la contrainte ?

En général, on ne choisit pas de mourir : la mort vient et vous emporte; ce n'est pas un acte volontaire, sauf en cas de suicide.

Mais avez-vous déjà essayé de mourir volontairement, sans effort, avez-vous éprouvé ce sentiment d'abandon du plaisir ?

Evidemment pas !

A l'heure actuelle vos idéaux, vos plaisirs, vos ambitions sont les seules choses à avoir une prétendue signification.

La vie, c'est l'existence vécue, l'abondance, la plénitude, l'abandon - pas la perception de la signification du "je". Ce n'est qu'un jeu intellectuel.

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09/02/2014

J.K- LE DESIR (4/4)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "il n'y a que le désir" 

Le mot est souvenir, et lorsque le mot n'a plus d'importance, la relation entre le sujet et l'objet de l'expérience est radicalement différente; alors cette relation est directe et ne passe plus par le mot, par le souvenir; alors celui qui fait l'expérience est l'expérience, qui seule libère de la peur.

08/02/2014

J.K - LE DESIR (3/4)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "il n'y a que le désir"

La peur n'existe que par rapport à une idée, et l'idée est la réponse de la mémoire en tant que pensée.

La pensée est le résultat de l'expérience; et bien qu'elle puisse méditer sur le vide, avoir des sensations à son propos, elle ne peut avoir la connaissance directe de ce vide.

Le mot "solitude", lourd de ses souvenirs de souffrance et de peur, empêche qu'on ait de la solitude une expérience fraîche et neuve.

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07/02/2014

J.K - LE DESIR (2/4)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti "il n'y a que le désir" 

...elle est ce vide, cette incomplétude, cette solitude.

Elle ne peut pas se fuir elle-même ; tout ce qu'elle peut faire, c'est se comprendre elle-même.

Elle est sa solitude, sa vacuité, et tant qu'elle les considère comme étant séparées d'elle-même,

elle sera dans l'illusion et les conflits sans fin.

Lorsque cette entité fera l'expérience directe du fait qu'elle et sa solitude ne font qu'un, alors seulement pourra disparaître la peur.

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06/02/2014

J.K - LE DESIR (1/4)

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Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti

"Il n'y a que le désir"

Il n'y a pas d'identité distincte du désir : il n'y a que le désir, il n'y a pas de sujet qui désire.

Le désir prend des masques différents à différentes époques, selon ses intérêts.

Le souvenir de ces intérêts changeants affronte l'inédit, ce qui provoque le conflit, et c'est ainsi que naît celui qui choisit, qui se fonde en entité séparée et distincte du désir;

Mais l'entité n'est pas différente de ses qualités.

L'entité qui essaie de combler ou de fuir le vide, l'incomplétude, la solitude, n'est pas différente de ce à quoi elle cherche à échapper : elle est ce vide, cette incomplétude, cette solitude.

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05/02/2014

J.K - (3/3) "L'intervalle entre les pensées"

 

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J.K - Extraits d'entretiens

Si vous observez soigneusement votre pensée, vous verrez que, bien que ses réactions soient très rapides, il y a des trous, des arrêts entre une pensée et l'autre.

Entre deux pensées il y a une période de silence, laquelle n'est pas reliée au processus de la pensée.

Si vous l'examinez, vous verrez que cette période de silence, que cet intervalle, n'appartient pas au temps, et la découverte de cet intervalle, sa pleine perception, vous libère du conditionnement, ou plutôt il ne "vous" libère pas mais il y a affranchissement du conditionnement.

04/02/2014

J.K - (2/3) "L'intervalle entre les pensées"

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 J.K - Extraits d'entretiens

La compréhension de tout ce processus du conditionnement ne se produit pas par l'analyse et l'introspection; car dès que vous avez l'observateur, celui-ci lui-même fait partie de l'arrière-plan et par conséquent son analyse n'a pas de valeur...

Comment l'esprit peut-il donc être libre ?

Pour être libre, il ne doit pas seulement voir et comprendre son va-et-vient de balancier entre le passé et le futur, mais aussi percevoir les intervalles entre deux pensées...

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03/02/2014

J.K - (1/3) "L'intervalle entre les pensées"

 

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J.K - Extraits d'entretiens

Je dis qu'il est parfaitement possible à l'esprit d'être libre de tout conditionnement; mais n'acceptez pas mon autorité à ce sujet : si vous l'acceptiez, ce ne serait qu'un processus de substitution sans grande valeur, et vous ne pourriez rien découvrir...

Comment l'esprit peut-il être libre ?

L'esprit, pour ce faire, doit non seulement voir et comprendre le mouvement pendulaire qu'il décrit entre passé et futur, mais également avoir conscience de l'intervalle qui sépare les pensées...

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02/02/2014

J.K - (6/6) Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Aucune pilule dorée et dynamique ne résoudra nos problèmes humains.

Ils ne pourront être résolus que par une révolution radicale de l’esprit et du coeur de l’homme.

Elle exige un dur et constant travail, que l’on sache voir et écouter et que l’on acquière ainsi une très grande sensibilité.

La plus haute forme de sensibilité est un summum d’intelligence, qu’aucune drogue que l’homme invente ne lui accordera jamais.

Sans cette intelligence il n’y a pas d’amour et l’amour est relation.

Sans amour il ne peut y avoir dans l’homme aucun équilibre dynamique.

Cet amour ne peut pas être conféré par des prêtres, par leurs dieux, par des philosophes, ou par la drogue dorée.

J. Krishnamurti - La révolution du silence Europe, Chapitre 20 (p. 219-221)

01/02/2014

J.K - (5/6) Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Cette approche est certainement erronée, n’est-ce pas ?

On dit que ces drogues donnent des expériences proches de la réalité, et que, par conséquent, elles éveillent l’espoir, qu’elles sont un encouragement.

Mais l’ombre n’est pas la réalité, le symbole n’est pas le fait.

Ainsi qu’on le constate dans le monde entier, c’est le symbole qu’on adore, non la vérité.

Dire que le résultat de ces drogues est voisin de la vérité, n’est-ce donc pas vanter une contrefaçon ?

Aucune pilule dorée et dynamique ne résoudra nos problèmes humains.

Ils ne pourront être résolus que par une révolution radicale de l’esprit et du coeur de l’homme.

Elle exige un dur et constant travail, que l’on sache voir et écouter et que l’on acquière ainsi une très grande sensibilité.

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31/01/2014

J.K - (4/6) Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Mais l’esprit, malgré ses capacités extraordinaires dans le domaine des sciences et de leurs applications, est toujours mesquin, étroit et bigot, et il continuera à l’être, n’est-ce pas ?

Vous pouvez avoir une expérience sensationnelle, explosive, au moyen d’une de ces drogues, mais l’agressivité, la brutalité et la douleur, si profondément enracinées dans l’homme disparaîtront-elles ?

Si les drogues étaient capables de résoudre les problèmes complexes et enchevêtrés des relations humaines, il n’y aurait plus rien à dire, car ces relations, la soif de vérité, la fin de la douleur, seraient bien superficielles, pour avoir été résolues par une pincée de drogue dorée.

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30/01/2014

J.K - (3/6) Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Il y a, dans l’homme, une telle anarchie, et de telles capacités scientifiques.

Ce déséquilibre produit un chaos dans le monde.

Le fossé infranchissable entre une technologie avancée et la cruauté de l’homme produit de grands bouleversements et de grandes détresses.

Tout cela est évident.

Alors l’intellectuel qui a jonglé avec différentes théories - Vedanta, Zen, idéal communiste, etc. - n’ayant rien trouvé pour échapper à l’impasse de la condition humaine, se tourne maintenant vers une drogue dorée qui apporterait aux esprits une harmonie et une santé dynamiques.

On compte sur les savants pour découvrir cette drogue dorée qui apporterait la réponse complète à tout, et ils la découvriront probablement.

Les écrivains et les intellectuels la prôneront comme ayant le pouvoir de mettre fin à toutes les guerres, ainsi qu’ils l’ont fait pour le communisme ou le fascisme.

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29/01/2014

J.K - (2/6) Doit-on s'enivrer pour savoir ce qu'est la sobriété ?

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J.K : Non, je n’ai pas pris de drogues.

Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

Doit-on se rendre malade pour savoir ce qu’est la santé ?

Comme plusieurs aspects sont inclus dans la question des drogues, abordons-la avec soin.

Quelle est la nécessité de prendre des drogues - des drogues qui promettent une expansion psychédélique de l’esprit, de grandes visions, de l’intensité ?

On les prend, apparemment, parce que la clarté intérieure est faible, parce que l’existence est creuse, médiocre, privée de sens ; on se drogue pour dépasser cette médiocrité.

Les intellectuels ont fait de la drogue un nouveau mode de vie.

On voit de la discorde partout dans le monde, des névroses contraignantes, des conflits, la misère douloureuse de la vie.

On est conscient de l’agressivité de l’homme, de sa brutalité, de son total égoïsme, que nulle religion, nulle loi, nulle morale sociale n’ont pu dompter.

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28/01/2014

J.K - (1/6) - Doit-on s’enivrer pour savoir ce qu’est la sobriété ?

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Interlocuteur : « Pourquoi ne devrait-on pas prendre des drogues ?

Apparemment, vous êtes contre.

Vos amis les plus éminents en ont pris, ont écrit des livres à ce propos, ont encouragé les autres à en prendre, et ont ressenti avec une grande intensité la beauté d’une simple fleur.

Nous aussi en avons pris et nous voudrions savoir pourquoi vous semblez être si opposé aux expériences provoquées par des produits chimiques.

Après tout, notre organisme est un processus biochimique et y ajouter un surplus de produits chimiques pourrait nous faire faire une expérience s’approchant du réel.

Vous n’avez, vous-même, pas pris de drogues, n’est-ce pas ?

Alors comment, sans les avoir essayées, pouvez-vous les connaître ? »

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27/01/2014

Citation extraite du site - J.K et son enseignement.

Identifier cette conscience comme étant la mienne et la vôtre, est une erreur totale, car notre conscience est la conscience de l'humanité.

 

 

23/01/2014

Citation extraite du site - J.K et son enseignement.

 On ne reconnaît que ce que l'on connaît déjà, donc lorsque nous déclarons avoir eu une expérience nouvelle, elle n'est pas du tout neuve.

 

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04/01/2014

"BRILLER DE SA PROPRE LUMIERE" (3)

Extrait du livre.

"S'affranchir de la douleur."

page 206

Un auditeur :

Nos idées préconçues sont des barrières ; il nous faut les examiner pour nous en défaire et cela peut prendre du temps.

KRISHNAMURTI :

Monsieur, voir qu'on souffre de la solitude et se rendre compte qu'on veut s'en échapper sont des actes instantanés. Le fait de ma  solitude et celui de mon refus de l'affronter, je peux les percevoir immédiatement. Et je peux aussi voir instantanément que les barrières que je découvre en moi ne sont, en vérité, que des moyens de fuir ma solitude, dans laquelle je dois pourtant entrer, que je ne peux pas éloigner de moi.

Notre difficulté, voyez-vous, est que nous sommes attachés aux objets vers lesquels nous fuyons. Ils sont devenus si importants, si extraordinairement respectables ! Et nous nous imaginons que si nous cessions de participer à cette respectabilité, Dieu seul sait ce qui arriverait ! Donc notre attachement à la respectabilité devient suprêmement important, et non le fait qu'il faut comprendre la solitude, ou toute autre chose, complètement.

02/01/2014

"BRILLER DE SA PROPRE LUMIERE" (2)

Extrait du livre.

S'affranchir de la douleur.

page 201

Un Auditeur :

Lorsqu'on souffre, il est inévitable que l'on veuille trouver un remède.

KRISHNAMURTI :

Monsieur, ainsi que nous le disions l'autre jour, nous voulons mener une vie agréable. Nous ne cherchons pas à modifier ce qui est agréable, nous voulons que notre plaisir dure jour et nuit, indéfiniment, et craignons tellement de le voir disparaître ou s'altérer, que nous n'osons pas y toucher, ni même l'effleurer d'un souffle. Nous nous y accrochons, nous nous cramponnons à ce qui nous délecte, nous donne de la joie, du plaisir, des sensations, comme aller à l'église, à la messe. Cela nous stimule, nous donne l'impression de nous rapprocher de l'essence des choses, et nous voulons demeurer dans ce sentiment.

Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre aussi intensément avec la douleur sans chercher à y porter remède ? L'avez-vous jamais essayé ? Avez-vous jamais essayé de vivre en compagnie d'une douleur physique ? Ou dans du bruit ?

...

01/01/2014

"BRILLER DE SA PROPRE LUMIERE" - (1)

Extraits du livre.

Comment rompre une habitude.

page 296.

Il n'y a pas de pensée sans passé : la pensée n'est qu'une réaction de la mémoire.

En marge des guerres et de la bombe atomique, il y a, en ce monde, des soi-disant pacifistes qui  ne veulent pas de guerres et parlent d'abolir la bombe atomique - c'est leur idéal.

Mais la bombe n'est qu'un résultat, la conséquence d'un processus historique, déterminé, par nos nationalismes, nos ambitions, nos préjugés, nos distinctions de classe, nos religions.

C'est tout cela qui a produit la bombe, et il est inutile de se quereller autour de cette bombe : il nous faut changer totalement notre mode de vie, notre mode de pensée.

Mais cela personne ne le veut.

Et c'est de cela dont je parle : une révolution totale qui ne soit pas une réaction.

...

29/09/2013

J.K - "... aux enseignants" (11/11)

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...

Cette personne était censée entrer en contact avec eux sur un autre plan que le plan ordinaire, pour leur transmettre des messages, et ainsi de suite.

Une personne ?

C’est hors de question, voyons !

La personne humaine devient bien trop petite lorsqu’il est question de telles dimensions célestes !

Si vous êtes élevé dans un tel contexte, ou bien vous êtes conditionné, ou bien vous êtes détruit.
Comprenez-vous ce que je veux dire ?

Est-ce que vous m’écoutez tous ?

Et pouvez-vous à présent, vous tous, être cela ?

Comprenez-vous ce je veux dire ?

De telle sorte que vous soyez responsables de la chose la plus sacrée qui soit.

Je ne vois pas d’autre façon de le dire.

Comprenez-vous à quoi je fais allusion ?

Tout cela est diablement nouveau, tellement inédit pour vous !
Comprenez-vous ce que je veux dire ?

Je veux que mon fils puise aux eaux de la vie.
Des eaux profondes, pas des fleuves humains ni des eaux humaines, mais des eaux n’ayant ni commencement ni fin, des eaux incommensurablement profondes.

Je veux qu’il s’abreuve à ces eaux, et cette responsabilité vous incombe.

Et je vous dis :
« Ne jouez pas sans fin sur le terrain traditionnel. »

A vous de trouver une autre voie. C’est cela la créativité, ne croyez-vous pas ?


Fin de la causerie