Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

11/07/2011

KRISHNAMURTI - "Libérez l'intelligence" (2)

medium_DSCF0282.2.JPG

photo : suna

J.K - extraits d'une causerie - 2/2

Tant que persisteront en vous un "je dois" et un "je ne dois pas", ces contraintes vous empêcheront de découvrir les méandres fugaces de la pensée et de l'émotion.

Et je suis sûr qu'on vous a élevés à l'école des "il faut", "il ne faut pas";

c'est ainsi que vous avez détruit pensée et sentiment.

Vous avez été ligotés et mutilés par des systèmes, par des méthodes, par vos maîtres.

Abandonnez donc ces "il faut" et "il ne faut pas".

Il ne s'agit pas de prôner la licence, mais de prendre conscience de cet esprit qui ne cesse de dire :

"je dois", "je ne dois pas".

Alors, telle une fleur qui s'épanouit par un beau matin, l'intelligence éclôt : elle est là, active, créatrice -

et la compréhension naît.

10/07/2011

KRISHNAMURTI - "Libérez l'intelligence" (1)

medium_DSCF0292.JPG



photo : suna

J.K - extraits de causerie - 1/2

La première chose à faire, si je puis me permettre de la suggérer, est de découvrir pourquoi vous avez certains critères de pensée, et pourquoi vous avez une certaine manière de ressentir les choses.

N'essayez pas d'y changer quoi que ce soit ni d'analyser vos pensées et vos émotions,

mais prenez conscience des tendances spécifiques que suit votre pensée, ainsi que des motivations de vos actes.

Bien que l'analyse permette de découvrir les motivations, de déceler certaines choses, cela ne peut être vrai :

la vérité n'apparaîtra que lorsque vous serez intensément conscients de ce qui se passe à l'instant même où se déclenchent votre pensée, votre émotion;

vous en verrez alors la subtilité extraordinaire, la finesse, la délicatesse.

09/07/2011

J.K - (2) Le désir ardent de l’expérience engendre l’illusion.

1f44923683ac3f0785ea009e1674427c.jpg

Voir le vrai dans le faux libère l’esprit du faux.

La libération de ce qui est faux ne survient pas du seul désir que cela ait lieu,
mais survient lorsque l’esprit n’est plus tourné vers la réussite,
vers la réalisation d’un but.

Toute quête doit cesser,
et ce n’est qu’alors qu’apparaît la possibilité de l’état d’être de l’innommé.


J.Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 3, Chapitre 2 :
" Se connaître soi-même ou s’hypnotiser ?"

08/07/2011

J.K - (1) Le désir ardent de l’expérience engendre l’illusion.

3b3c19f3f13bd45141ea1e56dcc72e27.jpg

Comme vous le comprenez maintenant,
vos visions n’étaient rien d’autre que la projection de l’arrière-plan de votre passé,
de votre conditionnement,
et ce sont ces projections dont vous avez fait l’expérience.

Ce qui de toute évidence n’est pas méditer.

La méditation débute par la compréhension du passé,
du soi ;
et sans cette compréhension,
ce que l’on appelle méditation, si agréable ou douloureuse soit-elle,
n’est jamais qu’une forme d’hypnotisme.

Vous avez pratiqué la maîtrise de vous-même et de vos pensées
et vous vous êtes concentré sur l’aboutissement de l’expérience.

C’est une occupation égocentrique et non de la méditation,
et comprendre que ce n’est pas de la méditation,
c’est le début de la méditation.

.../...

07/07/2011

J. K - (4) Lart de vivre

IMG_0216B.jpg

Question : Qu’entendez-vous par dualité dans ce cas ?

Krishnamurti : Je veux dire qu’il n’y a ni opposition ni contradiction dans ce qui est entrain de se passer.

La dualité n’apparaît que lorsque qu’il y a fuite devant ce qui est.

Cette fuite suscite l’opposé et alors surgit le conflit.

Seul le réel existe,

et rien d’autre.

Lettre aux écoles N° 23 - Le Courrier du Livre - 1989

05/07/2011

J. K - (3) Lart de vivre

 

GetAttachment.jpg

Y a-t-il une façon de vivre sans aucune contrainte, sans aucun conflit, sans la discipline du conformisme ?

Comment vais-je le découvrir ?

Je ne pourrai le découvrir que si mon esprit tout entier voit exactement ce qui se passe à l’instant présent.

En d’autres termes,

je ne peux découvrir ce que signifie vivre sans conflit

que si je peux observer ce qui se passe en ce moment.

Cette observation n’a rien d’intellectuel ou d’émotionnel

C’est une perception aigüe,

claire et exacte

dans laquelle il n’y a pas de dualité.

Il n’y a que le réel et rien d’autre.

.../...

03/07/2011

J. K - (2) L'art de vivre

849440872.jpg

Comme nous l’avons dit,

une des choses les plus importantes qui soient est l’art de vivre.

Y a-t-il une façon de vivre notre vie quotidienne

qui soit entièrement différente de celle que nous vivons habituellement

et que nous connaissons tous ?

.../...

J. K- (1) Lart de vivre

743733875.jpg

Une des choses les plus importantes qui soient

est l’art de vivre

02/07/2011

J. K - (4) La continuité

 

838966677.jpg

Il se trouve certainement, sûrement, un domaine dans lequel le passé ne projette pas son ombre,

où le temps, le passé, le futur ou le présent ne signifient rien.

Nous avons toujours essayé de mesurer par des mots ce que nous ne connaissons pas.

Nous essayons de comprendre ce que nous ignorons en l’affublant de mots,

le transformant ainsi en un bruit continu.

Et ainsi encombrons-nous notre cerveau,

déjà plein d’événements passés,

d’expériences et de savoir.

Nous pensons que le savoir est d’une grande importance psychologique,

mais cela est faux.

Il est impossible de croître par le savoir ;

il faut que le savoir cesse pour que le neuf puisse exister.

Neuf est un mot qui qualifie ce qui n’a jamais été auparavant.

Et ce domaine ne peut être compris ou saisi par des mots ou des symboles :

il est au-delà de tous les souvenirs.

 

Dernier journal 1983

29/06/2011

J. K- (3) La continuité

 814405513.jpg

Les collines et les arbres,

les prairies et les bois

dureront aussi longtemps que la terre,

à moins que l’homme ne les détruise par cruauté et désespoir.

Le ruisseau, la source d’où il vient, ont une continuité,

mais nous ne nous demandons jamais si les collines et l’au-delà des collines ont leur propre continuité.

S’il n’y a pas de continuité,

qu’y a-t-il ?

Il n’y a rien.

Nous avons peur de n’être rien.

Rien signifie qu’aucun objet n’existe.

Aucun objet assemblé par la pensée,

rien qui puisse être reconstitué par la mémoire, les souvenirs,

rien qui puisse se décrire par les mots puis se mesurer.

.../...

28/06/2011

J. K- (2) La continuité

1155594413.jpg

Et quand on a examiné tout cela avec soin, sainement,

la question inévitable est celle-ci : existe-t-il une zone dans le cerveau,

dans la profondeur de ses replis,

ou dans la nature et la structure intérieure de l’homme

et non dans ses activités extérieures,

qui ne soit pas le résultat de la mémoire et du mouvement de la continuité ?

 

.../...

27/06/2011

J. K- (1) La continuité

 

457337777.jpg

Alors que la continuité n’existe nulle part,

sauf dans la mémoire,

existe-t-il dans l’être humain, dans son cerveau,

un endroit, une zone, petite ou grande, d’où la mémoire soit absente,

qu’elle n’ait jamais effleurée ?

Il vaut la peine d’observer tout cela,

d’avancer sainement, rationnellement, de voir la complexité

et les replis de la mémoire ainsi que sa continuité

qui est, somme toute, le savoir.

Le savoir est toujours dans le passé, il est le passé.

Le passé est une immense mémoire accumulée, la tradition.

 

.../...

24/06/2011

J. K - La continuité

DSCF3135.jpgA.jpg

 

la continuité n’existe nulle part, sauf dans la mémoire

 

***

La crise, elle est dans notre conscience, c’est-à-dire dans notre esprit, dans la manière que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité.

jiddu1.jpg

Il ne s’agit pas ici d’une propagande idéologique, ni d’une forme de croyance, ni de conclusions d’ordre philosophique, ni d’une religion dans

l’acception communément admise du terme. Nous observons ce qui se passe dans le monde. Il ne s’agit pas d’un point de vue personnel mis

en avant par l’orateur ; c’est ensemble que nous observons lucidement — sans aucun préjugé, sans nous identifier à une portion spécifique de

l’univers, ni à aucune croyance, à aucun dogme religieux — nous observons donc l’extrême violence à l’oeuvre dans le monde : les guerres, la

menace de la bombe atomique, les dissensions religieuses, les divisions nationalistes avec leur panoplie d’armements. L’univers dans lequel

nous vivons est un univers dangereux, et la plupart des gens ne se rendent pas compte, je le crains, de l’immense dégradation, de l’immense

dégénérescence en marche dans le monde entier. Et nous nous efforçons d’appliquer à ces problèmes des solutions politiques, économiques,

sociales ou évangéliques — ce qui, bien entendu, ne fait qu’accroître encore la confusion, la séparation, la division et donc le confit.

 

Ce ne sont ni la politique, ni les religions en place, ni l’accumulation de connaissances scientifiques qui vont résoudre nos problèmes — pas

plus que les psychologues, les prêtres, les spécialistes. La crise, elle est dans notre conscience, c’est-à-dire dans notre esprit, dans la manière

que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité. C’est là qu’est la crise. L’esprit humain a évolué sur des millions et des

millions d’années, il est conditionné par le temps et l’évolution. Un esprit conditionné de la sorte, avec la conscience étroite, limitée, exclusive

qui est la sienne — considérant la crise qu’il traverse dans le monde actuel — peut-il jamais être changé ? Peut-il amener un changement

radical au sein de ce conditionnement ?

 

Identifier cette conscience comme étant la mienne et la vôtre, est une erreur totale, car notre conscience est la conscience de l’humanité.

L’homme, la femme, où qu’ils se trouvent dans l’univers, sont en perpétuel effort, en perpétuel conflit, sans jamais résoudre aucun des

problèmes tels que la peur, la souffrance, la solitude, mais toujours en quête de plaisir. Cette solitude, ce chagrin, cette douleur,cette

souffrance, ponctués d’éclairs occasionnels de joie et d’amour, sont le lot commun de l’humanité. C’est une réalité psychologique patente, mais

la plupart d’entre nous répugnent à la voir, tant nous nous identifions à notre conscience spécifique, à notre chagrin spécifique, à notre félicité

spécifique. Mais la réalité psychologique — pour peu que l’on observe attentivement, avec toute la finesse d’une conscience aiguisée — le fait,

donc c’est que partout dans l’univers, aux quatre points cardinaux, les êtres humains passent par des épreuves, des expériences

rigoureusement identiques aux vôtres.

 

Cette conscience est donc commune à l’humanité toute entière. Ceci doit être clairement compris. Il n’y a là nulle contradiction ; il ne s’agit

pas d’un point de vue, de quelque invention de l’auteur. Si nous examinons les choses très à fond, d’une manière objective et non personnelle,

nous constatons que, psychologiquement, tel est bien le fond commun de l’humanité toute entière. Cette nouvelle ne nous réjouit pas

forcément, car nous croyons tous êtres des individus, distincts de tous les autres, et nous nous efforçons de nous identifier à quelque chose,

de nous réaliser, de devenir. Nous sommes tous individualistes, étriqués, limités. Mais la réalité, sur le plan psychologique, c’est que nous ne

sommes pas des individus. Vous êtes le collectif. Nous sommes le résultat de ces millions et millions d’années. Notre conscience est la

conscience commune de toute l’humanité. Et si nous ne comprenons pas cela très clairement, nous ne serons pas en mesure de poursuivre

cette investigation de manière lucide.

 

Où que l’on vive dans le monde, ce sentiment d’individualité a toujours été mis en valeur. Les religions l’ont soutenu, l’éducation l’a maintenu.

Et cette liberté, censément individuelle, a suscité dans l’univers un formidable chaos. La constatation est claire. Nous nous croyons libres parce

que nous pouvons choisir ; mais le choix implique l’incertitude, le manque de clarté. La clarté ne peut apparaître qu’en l’absence de conflit, et

cette clarté-là ne relève pas du choix. Seul un esprit obscur, confus, incertain entreprend de choisir.

 

28/08/2010

J.K - 2/2 "La maturité n'est pas question d'âge..."

a4d49195ca588d3dbd3fa7942e9be049.jpg


C’est la sécurité et le succès que la plupart d’entre nous recherchent.

Et un esprit qui aspire à la sécurité, qui est avide de succès, n’étant pas intelligent, ne se prête à aucune action intégrée.

Il ne peut y avoir d’action intégrée que pour l’homme pleinement conscient de son conditionnement, de ses préjugés raciaux, nationaux, politiques et religieux, c’est-à-dire l’homme qui réalise que les voies de l’égo sont toujours séparatives.

La vie est un puits aux eaux profondes.

L’on peut s’y présenter avec des petits seaux et ne tirer que peu, ou avec de grands récipients et extraire des eaux abondantes qui nourriront substantiellement.

C’est le temps de la jeunesse qui est celui des recherches.

C’est celui où l’on veut faire l’expérience de tout.

L’école devrait aider les jeunes à découvrir leurs vocations et leurs responsabilités et non pas simplement leur farcir l’esprit de faits et de connaissances techniques ; elle devrait être le bon sol dans lequel ils pourraient grandir sans peur, heureux, intégralement.

Krishnamurti.

27/08/2010

J.K - 1/2 "La maturité n'est pas question d'âge..."

17e2e454f928c5885ae793d414c57355.jpg


Il n’y a pas de différence essentielle entre les vieux et les jeunes.

Les uns, comme les autres, sont esclaves de leurs désirs et de leurs jouissances.

La maturité n’est pas une question d’âge : elle vient avec la compréhension.

L’ardent esprit de recherche est peut-être plus accessible aux jeunes, car les vieux ont souvent été malmenés par la vie : les conflits les ont usés et la mort, sous différentes formes, les attend.

Cela ne veut pas dire qu’ils soient incapables de mener à fond une recherche, mais que cela leur est plus difficile.

Beaucoup d’adultes manquent de maturité, sont assez enfantins, et c’est là une des causes qui contribuent à la confusion et à la misère du monde.

Ce sont les vieux qui sont responsables de la crise économique et morale actuelle, et l’une de nos malheureuses faiblesses est de vouloir que d’autres viennent agir pour nous et modifier le cours de nos vies.

Nous attendons que des jeunes se révoltent et construisent un monde nouveau, cependant que nous demeurons inactifs, n’étant pas sûrs du résultat.

.../...

15/08/2010

J.K - 3. "l'intervalle entre les pensées"

medium_bois_de_bouleaux...Sarthe._aqurelle360x480_editedA.jpg

aquarelle : alain bordeau


J.K - Extraits d'entretiens


Si vous observez soigneusement votre pensée, vous verrez que, bien que ses réactions soient très rapides, il y a des trous, des arrêts entre une pensée et l'autre.

Entre deux pensées il y a une période de silence, laquelle n'est pas reliée au processus de la pensée.

Si vous l'examinez,

vous verrez que cette pépriode de silence, que cet intervalle, n'appartient pas au temps,

et la découverte de cet intervalle, sa pleine perception, vous libère du conditionnement, ou plutôt il ne "vous" libère pas mais il y a affranchissement du conditionnement.

14/08/2010

J.K - 2. "l'intervalle entre les pensées"

medium_automne_en_cévennes._aquarelle320x410_.jpg

aquarelle : alain bordeau


J.K - Extraits d'entretiens


La compréhension de tout ce processus du conditionnement ne se produit pas par l'analyse et l'introspection;

car dès que vous avez l'observateur,

celui-ci lui-même fait partie de l'arrière-plan et par conséquent son analyse n'a pas de valeur...

Comment l'esprit peut-il donc être libre ?

Pour être libre,

il ne doit pas seulement voir et comprendre son va-et-vient de balancier entre le passé et le futur,

mais aussi percevoir les intervalles entre deux pensées...

13/08/2010

J.K - 1. "l'intervalle entre les pensées"

medium_40.DSCF3960A.jpg

aquarelle : alain bordeau


J.K - Extraits d'entretiens


Je dis qu'il est parfaitement possible à l'esprit d'être libre de tout conditionnement;

mais n'acceptez pas mon autorité à ce sujet :


si vous l'acceptiez, ce ne serait qu'un processus de substitution sans grande valeur, et vous ne pourriez rien découvrir...

Comment l'esprit peut-il être libre ?

L'esprit, pour ce faire, doit non seulement voir et comprendre le mouvement pendulaire qu'il décrit entre passé et futur, mais également avoir conscience de l'intervalle qui sépare les pensées...

J.K - (2) Plus qu'une heure à vivre

BBAFFEBD45FAA88DB06EDFFA4DD9.jpg

Ne prendriez-vous pas les mesures nécessaires pour règler les choses extérieures,
vos affaires, votre testament, et ainsi de suite ?

Ne réuniriez-vous pas votre famille et vos amis pour leur demander pardon du mal
que vous avez pu leur faire et leur pardonner le mal qu'ils auraient pu vous faire ?

Ne mourriez-vous pas totalement aux choses de l'esprit,
aux désirs et à ce monde ?

Et si une telle chose est réalisable l'espace d'une heure, alors elle est également réalisable
au fil des jours et des années qui restent peut-être encore...

Essayez et vous trouverez.

Extraits : "Le livre de la méditation et de la vie"

31/07/2010

J.K - (1) Plus qu'une heure à vivre

k-lecture2.jpg



Si vous n'aviez plus qu'une heure à vivre, que feriez-vous ?

30/07/2010

J.K - Quand l’observateur est là, il n’est que le passé qui observe ou voudrait le faire.

e5482491c72318759d8e693bf860a95d.jpg



Assis sur la plage et regardant les gens qui passent,
deux ou trois couples puis une femme seule,
il semble que toute la nature autour de nous,
depuis la mer bleue et profonde jusqu’aux hautes montagnes pierreuses,
que tout communie dans cette observation.

Nous regardons sans attendre d’événement, observant sans but

Et cette observation inclut l’acte d’apprendre, non par l’accumulation presque mécanique du savoir,
mais par ce regard si proche,
à la fois profond, vif et tendre,
où l’observateur n’existe plus.

Quand l’observateur est là,
il n’est que le passé qui observe ou voudrait le faire,
mais n’est capable que d’un souvenir dévitalisé.

L’observation, elle, est vibrante de vie,
chaque seconde lui est disponible.

Toutes les créatures, les petits crabes, les mouettes et les oiseaux en vol sont aux aguets.

Ils cherchent des proies, du poisson, quelque chose à manger.

Quelqu’un passe tout près et se demande ce que vous regardez.

Vous ne regardez rien et ce rien contient toutes choses.


J. Krishnamurti Dernier Journal Vendredi 6 mai 1983 (p.122-123)

29/07/2010

J.K - Quand l’observateur est là, il n’est que le passé qui observe ou voudrait le faire.

777d26f94dc23803b83c4564953e56c0.jpg

25/07/2010

J. K - (4) Que veut dire honnêteté ?

img5393editedblb7.jpg


Etre honnête veut dire n’avoir pas d’illusions à votre sujet et n’avoir même pas le germe des illusions - qui est le désir et le plaisir.

 

J. Krishnamurti La révolution du silence Europe, Chapitre 19 (p. 215)

10/05/2010

J. K - (3) Que veut dire honnêteté ?

photo128edited1copiercl2.jpg

Lorsque nous disons que nous sommes malhonnêtes,

ce que nous voulons dire essentiellement c’est que nous comparons ce que nous avons dit à ce qui est.

Nous avons dit ce que nous ne pensions pas,

peut-être pour rassurer quelqu’un provisoirement ou parce que nous étions nerveux ou timides,

ou parce que nous avons eu honte de révéler quelque chose qui, en fait, est.

Ainsi, une appréhension nerveuse ou la peur nous rendent malhonnêtes.

Lorsque nous sommes en quête de succès, nous devons être quelque peu malhonnêtes,

entrer dans le jeu de l’autre, ruser, tromper pour parvenir à nos fins.

Ou encore, nous sommes en position d’autorité, nous avons une situation que nous voulons défendre.

Ainsi toute résistance, toute défense sont des formes de malhonnêteté.

 

.../...

 

08/05/2010

J. K - (2) Que veut dire honnêteté ?

245040938.jpg

Notre éducation nous a appris à vivre entre ce qui est actuel et ce qui pourrait être.

Dans leur intervalle - l’intervalle du temps et de l’espace - se situent toute notre éducation, notre moralité, nos luttes.

Nous accordons à l’actuel un regard distrait et nous projetons vers l’hypothétique un regard peureux ou un regard d’espérance.

Et peut-il y avoir de l’honnêteté, de la sincérité dans cet état, que la société appelle éducation ?

 

.../...


07/05/2010

J. K - (1) Que veut dire honnêteté ?

803FB774922EF247E72EFC37A177F.jpg

Que veut dire honnêteté ?

Peut-il y avoir de l’honnêteté

- c’est-à-dire une perception claire des choses, une vision des choses telles qu’elles sont -

lorsqu’on met en jeu un principe, un idéal, une formule exaltée ?

La rigueur est-elle possible dans la confusion ?

La beauté peut-elle se trouver là où l’on s’appuie sur un critère de beauté ou de rectitude ?

Lorsqu’existe cette division entre ce qui est et ce qui devrait être, peut-on être honnête

- ou n’y a-t-il qu’une édifiante et respectable malhonnêteté ?

.../...


30/04/2010

J. Krishnamurti - ... de l'éducation

770564733.jpg

Pour nous, l’objet de l’éducation,

c’est de libérer l’esprit du moi.


L’énergie est hors du temps et ne se mesure pas.

Mais nos actions sont mesurables

et nous ramenons ainsi cette énergie illimitée dans le cercle étroit du moi,

et l’ayant circonscrite nous cherchons alors l’incommensurable.

Cette quête fait partie de l’action positive

et elle est par conséquent un gaspillage d’énergie psychologique.

Il existe ainsi un mouvement sans fin dans les archives du moi.

Pour nous,

l’objet de l’éducation, c’est de libérer l’esprit du moi.

Comme nous l’avons dit à maintes reprises <>,

notre rôle est de faire éclore

une génération nouvelle libérée de cette énergie limitée qu’on appelle le moi.


Lettre aux écoles N°12 - p.41

30/03/2010

J.K - (4) Commentaires sur la vie...

 

56368.jpg

Il n’y avait pas d’observateur qui les écoutait, les prenait en pitié et marchait derrière elles.

Ce n’était pas son amour ou sa pitié qui lui permettait de faire partie d’elles : il était elles ;

il avait cessé d’être et elles existaient.

Elles n’étaient plus ces étrangères qu’il avait rencontrées sur la colline,

elles faisaient partie intégrante de lui.

C’étaient ses mains à lui qui maintenaient les fagots,

et la sueur, la fatique intense et les mauvaises odeurs n’étaient plus leurs caractéristiques propres,

qu’on pouvait partager en s’affligeant.

Le temps et l’espace n’existaient plus.

Nous n’avions plus en tête la moindre idée, trop fatiguées pour penser.

Et si d’aventure nous pensions encore, c’était à la façon dont le bois serait vendu,

c’était à la nourriture, au repos,

et à l’obligation de tout recommencer le lendemain.

Nos pieds ne sentaient pas les cailloux du sentier et le soleil de plomb ne brûlait pas nos têtes.

Nous étions toutes deux seules à descendre ce sentier familier,

à nous arrêter comme d’habitude pour boire un peu d’eau au puits

et à reprendre notre route en traversant le lit desséché d’un cours d’eau presque oublié.

 

J. Krishnamurti Commentaires sur la vie.

15/03/2010

J.K - (3) Commentaires sur la vie...

5635B'.jpg

Nous descendîmes tous par ce sentier.

La petite ville de campagne était à plusieurs kilomètres et c’est là qu’elles allaient vendre leurs fagots pour quelques pièces,

sachant qu’elles devraient recommencer le lendemain.

Leur bavardage était entrecoupé de longs temps de silence.

La plus jeune dit soudain à sa mère qu’elle avait faim,

et celle-ci lui répondit que leur destin était de naître dans la famine et de vivre et de mourir en ayant faim.

Elle constatait simplement un fait,

car sa voix ne contenait nulle trace de reproche, de colère ou d’espoir.

Nous continuâmes à suivre la pente de ce sentier rocailleux.

.../...