Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

02/08/2018

J.K - "Si vous n’êtes pas en relation ..."

Dernier journal 1983

30159361136_e628b1bf91_n.jpg


suite...

Si vous établissez un rapport avec lui,
vous êtes en rapport avec l’humanité.

Vous devenez responsable de cet arbre
et de tous les arbres du monde.

Mais si vous n’êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre,
vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité,
aux êtres humains.

Nous n’observons jamais profondément la qualité d’un arbre ;
nous ne le touchons jamais pour sentir sa solidité,
la rugosité de son écorce,
pour écouter le bruit qui lui est propre.

Non pas le bruit du vent dans les feuilles,
ni la brise du matin qui les fait bruisser,
mais un son propre,
le son du tronc,
et le son silencieux des racines.
il faut être extrêmement sensible pour entendre ce son.

Ce n’est pas le bruit du monde,
du bavardage de la pensée,
ni celui des querelles humaines et des guerres,
mais le son propre de l’univers.

Il est curieux que nous ayons si peu de rapports avec la nature,
avec les insectes,
la grenouille bondissante,
et le hibou qui hulule d’une colline à l’autre,
appelant un compagnon.

Il semble que nous n’éprouvions pas de sentiment à l’égard de tous les êtres vivants de la terre.

31/07/2018

J.K - "Si vous n’êtes pas en relation ..."

Dernier journal 1983

forêt Bercé 151 B.jpg



...avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité, aux êtres humains.

Près de la rivière,
il y a un arbre que nous avons regardé jour après jour,
pendant plusieurs semaines,
au lever du soleil.

Quand l’astre s’élève lentement au-dessus de l’horizon,
au-dessus des bois,
l’arbre devient brusquement tout doré.

Toutes ses feuilles rayonnent de vie,
et vous voyez,
au fil des heures,
une qualité extraordinaire émaner de lui
(son nom importe peu, ce qui compte, c’est ce bel arbre) ;
elle semble s’étendre par tout le pays,
au-delà de la rivière.

Le soleil monte encore un peu,
et les feuilles se mettent à frissonner,
à danser.

Avant l’aube,
l’arbre est sombre,
silencieux et distant,
empreint de dignité.

Au point du jour,
les feuilles illuminées et dansantes,
il vous donne le sentiment de percevoir une grande beauté.

Vers midi,
son ombre est profonde,
et vous pouvez vous y asseoir à l’abri du soleil.

Alors s’établit un rapport profond,
immuable et sécurisant,
avec une liberté que seuls les arbres connaissent.

Vers le soir,
quand le soleil couchant illumine l’ouest,
l’arbre peu à peu s’assombrit,
se referme sur lui-même.

Le ciel est rouge, jaune, vert,
mais l’arbre reste silencieux,
retranché,
il se repose pour la nuit

à suivre...

29/07/2018

J.K- 3.- Est-il possible de vivre avec la mort ?

Dernier journal 1983

983ff3401f9b5f76d4797022b7a84702.jpg


Si seulement nous pouvions nous rendre compte de ce que signifient,
sur le plan psychologique,
le temps et la division,
la séparation des hommes,
des races,
des cultures, opposés les uns aux autres.

Cette séparation provient aussi de la pensée et du temps,
comme la division entre vie et mort.

Vivre avec la mort dans la vie impliquerait
un profond changement dans notre conception de l’existence.

Mettre fin à l’attachement sans limite,
sans motif,
et sans faire intervenir le temps,
c’est mourir alors qu’on est encore en vie.

28/07/2018

JK - 2.- Est-il possible de vivre avec la mort ?

Dernier journal 1983

a592b4351826965ea9347a800994d7dc.jpg


Se pose aussi la question du temps
- le temps qu’il faut pour vivre,
pour apprendre,
pour amasser,
pour agir,
pour faire quelque chose,
et puis la fin du temps connu
- le temps qui sépare le vivre du finir.

Dès qu’il y a séparation,
division,
entre « ici » et « là »,
entre ce qui est« et »ce qui devrait être",
cela implique le temps.

il me semble significatif que nous maintenions la division
entre cette prétendue mort
et ce que nous appelons la vie.

C’est à mes yeux un facteur décisif.

La peur surgit lorsqu’il y a une telle séparation.

On fait alors un effort pour surmonter cette peur,
en recherchant le confort,
la satisfaction,
un sentiment de continuité.

(Il s’agit ici bien sûr du domaine psychologique et non pas de la réalité physique ou technique.)

Le moi s’est constitué dans le temps,
et il est maintenu par la pensée.

suite... demain

27/07/2018

JK - 1.- Est-il possible de vivre avec la mort ?

Dernier journal 1983

DSCF4294.jpgA.jpg


Non pas avec morbidité,
ni de façon auto destructrice.

Pourquoi avons-nous séparé la vie de la mort ?

La mort fait partie de notre existence.

Le vivant et le mourant sont inséparables
et se suivent inexorablement.

Pourquoi séparer l’envie,
la colère,
la tristesse,
la solitude
et le plaisir que nous éprouvons,

de ce qu’on appelle la mort ?


Pourquoi les gardons-nous à des miles de distance,
des années-lumière les uns des autres ?

Nous acceptons la mort d’un vieil homme,
qui est naturelle.

Mais si quelqu’un de jeune meurt dans un accident,
ou atteint d’une maladie,
nous nous révoltons contre la mort.

Nous disons que c’est injuste,
que cela ne devrait pas être.

Voilà ce qu’il nous faut examiner,
non pas comme un problème,
mais en en cherchant
et en observant les implications,
et sans se faire d’illusions.

suite... demain

26/07/2018

J.K - est-il possible de vivre avec la mort ?

22c9d8e361f880ae6c2eb80fa20590d5.jpg

23/07/2018

JK - L'immortalité...

Dernier journal 1983



Ce qui n’est pas mortel ne connaît pas la mort.

L’immortel demeure,
au-delà du temps,
complètement inconscient d’une telle fin.

Le moi est-il immortel,
ou connaît-il une fin ?

Le moi ne peut devenir immortel.

Le je et tous ses attributs se constituent dans le temps,
qui est la pensée ;
jamais il ne sera immortel.

On peut bien inventer une idée de l’immortalité,
une image,
un dieu,
une représentation,
et y tenir pour y trouver du réconfort,
mais là n’est pas l’immortalité.

JK - L’immortalité existe-t-elle ?

1f0e4d73b4321bd3bbbdb77c81ad2c30.jpg

09/07/2018

J.K - (3) L'essence de l'enseignement

12744c94187b88d3ed2d012e38f85673.jpg



Quand l’homme percevra le mouvement de sa propre conscience
il verra la division entre le penseur et la pensée,
l’observateur et l’observé,
l’expérimentateur et l’expérience.

Il découvrira que cette division est une illusion.

Alors seulement apparaît la pure observation
qui est vision directe,
sans aucune ombre provenant du passé.

Cette vision pénétrante, hors du temps,
produit dans l’esprit un changement profond et radical.

La négation totale est l’essence de l’affirmation.

Quand il y a négation de tout ce qui n’est pas amour
- le désir, le plaisir -
alors l’amour est,
avec sa compassion et son intelligence.

07/07/2018

J.K - (2) L'essence de l'enseignement

d7443637ea11ae3571ac72251ac16e67.jpg



La liberté n’est pas une réaction ;
la liberté n’est pas le choix.

C’est la vanité de l’homme qui le pousse à se croire libre
par le choix dont il dispose.

La liberté est pure observation,
sans orientation,
sans crainte ni menace de punition,
sans récompense.

La liberté n’a pas de motif ;
la liberté ne se trouve pas au terme de l’évolution de l’homme
mais réside dans le premier pas de son existence.

C’est dans l’observation
que l’on commence à découvrir le manque de liberté.

La liberté se trouve dans une attention vigilante
et sans choix au cours de notre existence quotidienne.

La pensée est temps.

La pensée est née de l’expérience,
du savoir,
inséparables du temps.

Le temps est l’ennemi psychologique de l’homme.

Notre action est basée sur le savoir et donc sur le temps,
ainsi l’homme se trouve toujours esclave du passé.

.../...

05/07/2018

J.K - (1) L’essence de l’enseignement. (déjà publié en 2008)

8db9b45b581b59a276abdde57c9aa00f.jpg


Extrait de textes publiés par l'ACK.

Cette déclaration a été rédigée, à l’origine par Krishnamurti lui-même le 21 octobre 1980,
pour figurer dans le second volume - « Les années d’accomplissement » -
de la biographie de Krishnamurti par Mary Lutyens (Editions Arista (1984)
(épuisée, pour la traduction française).



En la relisant,
Krishnamurti a ajouté quelques phrases au texte.


L’essence de l’enseignement de Krishnamurti est contenu dans sa déclaration de 1929
où il dit « la Vérité est un pays sans chemin ».

Aucune organisation,
aucune foi,
nul dogme,
prêtre ou rituel,
nulle connaissance philosophique
ou technique de psychologie ne peuvent y conduire l’homme.

Il lui faut la trouver dans le miroir de la relation,
par la compréhension du contenu de son propre esprit,
par l’observation et non par l’analyse intellectuelle
ou la dissection introspective.

L’homme s’est construit des images religieuses,
politiques ou personnelles, lui procurant un sentiment de sécurité.

Celles-ci se manifestent en symboles, idées et croyances.

Le fardeau qu’elles constituent domine la pensée de l’homme,
ses relations et sa vie quotidienne.

Ce sont là les causes de nos difficultés,
car,
dans chaque relation, elles séparent l’homme de l’homme.

Sa perception de la vie est façonnée par les concepts préétablis dans son esprit.

Le contenu de sa conscience est cette conscience.

Ce contenu est commun à toute l’humanité.

L’individualité est le nom,
la forme et la culture superficielle
que l’homme acquiert au contact de son environnement.

La nature unique de l’individu ne réside pas dans cet aspect superficiel,
mais dans une liberté totale à l’égard du contenu de la conscience.

.../...

12/05/2017

J.K - (8) méditation

 

DSCF3165.jpgA.jpg

L’on peut alors suivre,

sans condamnation ou justification chaque mouvement de la pensée et de l’émotion ;

et en suivant chaque pensée et chaque sentiment à mesure qu’ils surgissent,

on donne lieu à une tranquillité qui n’est pas imposée,

qui n’est pas enrégimentée,

mais qui provient de ce que l’on n’a pas de problèmes,

pas de contradiction.

C’est comme l’étang qui devient paisible,

tranquille,

un soir où il n’y a pas de vent.

Et lorsque l’esprit est immobile,

ce qui est immesurable entre en être.

 

Ce texte est extrait du livre intitulé « De la connaissance de soi »- Editions Le Courrier du Livre.

05/05/2017

J.K - (7) méditation

1121977775.jpg

Ce qui engendre la compréhension est la connaissance de soi,

et il n’est pas très difficile d’être lucide si l’on en a réellement l’intention.

Si cela vous intéresse de découvrir le processus total de vous-même

- non simplement la partie superficielle,

mais le processus total de votre être entier -

c’est relativement facile.

Si vous voulez réellement vous connaître,

vous sonderez votre coeur et votre esprit afin de connaître tout leur contenu ;

et lorsqu’il y a l’intention de savoir,

on sait.

.../...

28/04/2017

J.K - (6) méditation

RTEmagicC_Asperatus-030609e_jpg.jpg

Par la prière, par l’enrégimentement, par la répétition, par des japam et tout le reste,

vous pouvez amener une certaine tranquillité ;

mais ce n’est qu’un abrutissement qui réduit l’esprit et le coeur à un état de lassitude.

C’est droguer l’esprit ; et l’exclusion, que vous appelez concentration, ne mène pas à la réalité

- aucune exclusion ne peut jamais le faire.

 

.../...

21/04/2017

J.K - (5) méditation

 

IMG_4555_B.jpg

Donc, la méditation est la connaissance de soi, et sans connaissance de soi il n’y a pas de méditation.

Si vous n’êtes pas averti de toutes vos réactions tout le temps, si vous n’êtes pas pleinement conscient,

pleinement informé de vos activités quotidiennes,

vous enfermer dans une chambre et vous asseoir devant le portrait de votre gourou,

de votre maître, faire puja, méditer, est une évasion.

Sans connaissance de soi il n’y a pas de pensée correcte, et ce que vous faites n’a pas de sens,

quelle que soit la noblesse de vos intentions.

La prière n’a aucun sens sans connaissance de soi ;

mais lorsqu’il y a connaissance de soi, on pense juste, donc l’action est correcte.

Et lorsque l’action est correcte, il n’y a pas de confusion, donc pas de supplication pour que l’on vienne vous tirer d’affaire.

Un homme pleinement lucide est en état de méditation ;

il ne prie pas,

parce qu’il ne veut rien.

.../...

 

14/04/2017

J.K - (4) méditation

849440872.jpg
 
Cet esprit superficiel doit comprendre la vraie signification de ses activités et, ce faisant, introduire une tranquillité en lui-même.
 
Il ne peut pas provoquer une tranquillité, une immobilité, par un enregistrement, par une contrainte, par une discipline.
 
Il ne peut engendrer la tranquillité, la paix, le calme, qu’en comprenant ses propres activités,
en les observant, en en étant conscient,
en voyant sa dureté, la façon dont il parle à son domestique, à sa femme, à sa fille, à sa mère, etc.
 
Lorsque l’esprit conscient superficiel est ainsi éclairé sur toutes ses activités,
par cette compréhension, il devient spontanément calme
(non drogué par des contraintes ou des désirs enrégimentés)
et alors, il est dans une situation où il peut recevoir les émissions,
les suggestions de l’inconscient,
de ces nombreuses couches de l’esprit que sont les instincts raciaux,
les souvenirs enterrés, les poursuites cachées, les blessures profondes et encore ouvertes.
 
Ce n’est que lorsque la conscience entière est déchargée, débarrassée de toute mémoire,
quelle qu’elle soit,
qu’elle est en état de recevoir l’éternel.
 
.../...

07/04/2017

J.K - (3) méditation

785503498.jpg

Mais pour connaître les activités profondément cachées,

les mobiles secrets,

les réponses, les pensées et les sentiments,

il faut qu’il y ait de la tranquillité dans l’esprit conscient ;

c’est-à-dire que l’esprit conscient doit être immobile afin de recevoir les projections de l’inconscient.

L’esprit superficiel, conscient, est absorbé par ses activités quotidiennes :

gagner de l’argent, tromper les gens, exploiter, s’évader des problèmes -

toutes les activités quotidiennes de notre existence.

.../...

01/04/2017

J.K - (2) méditation

5633B.jpg

Le commencement de la méditation est la connaissance de soi,

ce qui veut dire être conscient de chaque mouvement de la pensée et de l’émotion,

connaitre toutes les couches de ma conscience

- non seulement les couches superficielles,

mais les activités cachées, secrètes, profondes.

.../...

31/03/2017

J.K - (1) méditation

 

1446982325.jpg

(cliquez sur la photo)

 

Le commencement de la méditation est la connaissance de soi...

 

04/02/2017

J. Krishnamurti - Citations

medium_S_-Monieux..pays_Sault_aquarelle240x320_A.jpg




J.K
: Il n’y a pas de différence essentielle entre les vieux et les jeunes.

Les uns, comme les autres, sont esclaves de leurs désirs et de leurs jouissances.

30/01/2017

J.K - (2) La douleur résulte d’un choc,

6cb3409b3db6ba235abf5a7d07096aa5.jpg



Quelque chose survient
— une mort, la perte d’un travail, la remise en question d’une croyance privilégiée —

et l’esprit est perturbé.

Mais que fait l’esprit perturbé ?

Il essaie de retrouver une tranquillité,
il se réfugie dans une autre croyance, dans un travail plus sûr,
dans une nouvelle relation.

Les vagues de la vie reviennent bientôt briser ses protections
et l’esprit doit alors mettre en place de nouvelles défenses.

Et cela continue de la même façon.

Ce n’est pas une façon de faire très intelligente,
ne trouvez-vous pas ?


J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 3, Chapitre 36 : "Le voyage sur une mer inconnue"

29/01/2017

J.K - (1) La douleur résulte d’un choc,

...c’est l’ébranlement momentané d’un esprit installé,
ayant accepté la routine de la vie.

6a4aa86ca21952a9124c9d9918c2bb9f.jpg

23/11/2016

Se soustraire au désordre - telle est l’idéologie de l’ordre. (1)

0c93b260ddc5599ce6cbbd536991c294.jpg

Auteur de la photo  Ben22


L’engin qui labourait la terre était guidé de main de maître,
traçant des sillons profonds et rectilignes
— sillon après sillon, selon un ordre mathématique.

L’homme aux commandes était au fond de lui-même en proie au désordre ;
mais la machine effectuait la tâche assignée.

Seul l’homme peut fonctionner dans le désordre,
en proie au désordre intérieur et extérieur.

Ses velléités de contrôle amènent un désordre plus grand,
et les réformes suscitent le besoin d’autres réformes ;
c’est, semble-t-il, dans ce cycle sans fin que vit l’homme
se berçant de l’illusion abstraite d’un ordre imaginaire.

Se soustraire au désordre — telle est l’idéologie de l’ordre.

D’où la division entre l’idéal et la réalité ;
le terrain est alors prêt pour le conflit,
la lutte forcenée entre ce qui est et ce qui devrait être.

L’idée implique de voir et non de s’abstraire de ce qui est vu.

Par le concept, par la formule, on se détourne du fait, de ce qui est.

Cette attitude, consistant à fuir les événements réels
pour se réfugier dans l’abstraction,
suscite une division entre le penseur et sa pensée,
entre l’observateur et l’objet observé.

Ce sont là les fondements du désordre.

Le désordre, c’est le conflit — extérieur et intérieur.

L’harmonie totale, c’est l’ordre total.

.../...

11/11/2016

J.K - 2/2 "La peur de blesser"

medium_DSCF3178.JPG




J.K - extrait d'entretiens


Pourquoi voulez-vous respecter les sentiments et opinions des autres ?

Avez-vous peur qu'on veuille heurter vos propres sentiments ou peser sur vos opinions ?

Si certains ont des opinions différentes des vôtres, vous ne pouvez savoir si elles sont justes qu'en les remettant en question, en entrant en contact effectif avec elles.

Et si vous constatez le manque de justesse de ces opinions et de ces sentiments, votre découverte va probablement troubler ceux qui chérissent ces sentiments, ces opinions.

Que faire alors ? Devez-vous y souscrire ou vous en accommoder, afin de ne pas blesser vos amis ?

 

Le Livre de la Méditation et de la Vie

page 219

20/10/2016

J. K - 1/2 "La peur de blesser"

medium_DSCF3120.JPG




J.K - extrait d'entretiens

Comment faire pour agir sans blesser les autres ?

Est-ce que vous voulez savoir ?

La réponse, je le crains, est qu'il ne faut rien faire du tout.

Si vous vivez pleinement votre existence, vos actions sont susceptibles de causer des heurts ;

mais qu'est-ce qui compte le plus :

découvrir ce qui est vrai, ou ne pas perturber les autres ?

La question est si simple qu'elle mérite à peine une réponse.


.../...

19/07/2016

Une manière d’agir totalement différente

Krishnamurti_78.jpg

La crise, elle est dans notre conscience, c’est-à-dire dans notre esprit, dans la manière que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité.

 

 

Comment faut-il donc aborder la question ?

Est-ce que vous l’abordez avec un esprit, un cerveau qui dit : « C’est une question que je ne comprends pas tout à fait. Je vais d’abord l’observer, l’entendre, sans chercher de réponse. Voyons quel est le contenu de ces mots ».

C’est-à-dire : y-a-t-il une action qui ne soit pas issue de la mémoire, donc du temps ?

Je sais que le temps est nécessaire, que le savoir est nécessaire, pour conduire une voiture, ou devenir charpentier, chirurgien ; quoi qu’on veuille devenir, le savoir est nécessaire.

Mais est-il possible de répondre à cette question à l’aide de la pensée, qui est le mouvement de la mémoire ?

Si vous cherchez à répondre en termes de vrai ou faux, de possible ou d’impossible, vous dépendez de la mémoire.

C’est donc la pensée qui vous dicte la réponse.

Et la pensée étant limitée, votre réponse sera invariablement limitée, et donc source de conflit.

 

 

 

 

. 

13/02/2016

J.K - "La vérité est un état" (2)

medium_DSCF0668_edited.2.JPG


J.K - extrait d'entretiens - 2/2



L'esprit qui fait des efforts, qui se discipline afin de toucher au but ne pourra jamais connaître la vérité, parce que la fin recherchée est sa propre projection, et la poursuite de cette projection, si noble soit-elle, est une forme de vénération de soi.

Cet être-là se vénère, c'est pourquoi il lui est impossible de connaître la vérité.

On ne peut connaître la vérité que lorsqu'on a compris l'ensemble des mécanismes de l'esprit, c'est à dire quand cesse tout effort.

12/02/2016

J.K - "Le véritable révolutionnaire" (1)

medium_DSCF2675.JPG




J.K - extraits d'entretiens - 1/2


La vérité n'est pas pour les gens respectables, ni pour ceux qui cherchent à se prolonger, à se réaliser.

La vérité n'est pas pour ceux qui ont soif de sécurité, de permanence ; car la permanence qu'ils recherchent n'est que l'envers de l'impermanence.

Pris comme ils le sont dans les filets du temps, ils se raccrochent à ce qui est permanent, mais la permanence qu'ils recherchent n'est pas le réel, puisque ce qu'ils cherchent est le produit de la pensée.

Donc, tout homme soucieux de découvrir la réalité doit cesser de chercher - ce qui ne veut pas dire qu'il doive se satisfaire de ce qui est.

...

10/02/2016

KRISHNAMURTI - LE DESIR (3)

medium_DSCF1420.2.JPG



Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti

"La qualité du désir" - 3/3


Et si l'on agit de même face au désir,

si on vit avec lui sans le nier et sans dire :

"Que vais-je faire de ce désir ? Il est si laid, si sournois, si violent"

- sans lui donner de nom ni lui associer un symbole, sans le camoufler sous un mot-,

alors le désir est-il encore cause d'agitation ?

Est-il alors une chose à éliminer, à détruire ?

Nous voulons détruire parce que chaque désir s'oppose à un autre et ils s'entre-déchirent,

engendrant conflits, souffrances et contradictions;

et l'on voit comment chacun s'efforce d'échapper à ce perpétuel conflit.

Est-il donc possible d'avoir conscience de la totalité du désir ?

La totalité telle que je l'entends ne désigne pas un désir unique,

ou des désirs multiples, mais l'essence même du désir global.

08/02/2016

KRISHNAMURTI - LE DESIR (2)

04_edited.jpg



Extraits d'entretien avec J. Krishnamurti

"La qualité du désir" - 2/3


...être pleinement conscient lorsqu'on pénètre dans une pièce,

voir tout le mobilier, remarquer le tapis ou en noter l'absence,

et ainsi de suite - ne rien faire d'autre que voir les choses,

en avoir conscience sans aucune notion de jugement -,

c'est très difficile.

Avez-vous déjà essayé de regarder une personne, une fleur, une idée, une émotion,

sans faire intervenir le moindre choix, le moindre jugement ?

 

.../...